samedi 8 mars 2014

Les lisières

Titre : Les lisières
Auteur : Olivier Adam
Édition : Flammarion
Parution : 2012
Nombres de Pages : 453
Synopsis : Entre son ex femme dont il est toujours amoureux, ses enfants qui lui manquent, son frère qui le somme de s'occuper de ses parents "pour une fois", son père ouvrier qui s'apprête à voter FN et le tsunami qui voyage le Japon où il a vécu les meilleurs moments de sa vie, tout semble pousser Paul Steiner aux lisières de sa propre existence. De retour dans la banlieue de son enfance, il va se confronter au monde qui l'a fondé et qu'il a fui. En quelques semaines et autant de rencontres, c'est un véritable état des lieux personnel, social et culturel qu'il se livre, porté par l'espoir de trouver, enfin, sa place.



Avis :
    Livre que j'avais dans ma Wish-List depuis quelques mois, je l'emprunte à la bibliothèque sur un coup de tête. Je l'ai lu sur un coup de tête également.

    D'emblée, on perçoit très vite le style de l'auteur : douce nostalgie, surtout teintée de regrets et d'amertume, c'est ça tout le long du livre. J'avais l'impression de lire, en quelque sorte, la biographie du personnage principal : pas que je n'aime pas ça, mais pendant la première moitié, du livre, il n'y a pas grand chose qui bouge dans son existence et il se contente de faire un bilan de sa vie passée et présente (et parfois future). Bien que j'ai trouvé ces bilans et ces rencontres un peu déprimantes et répétitives, au milieu du roman, ça m'a frappé : c'est la vie. Ma vie, votre vie, la vie de vos parents, celles de vos enfants... Ici Olivier Adam parle de toutes les classes socio-professionnelles (même la sienne !) et malgré le nombre élevé de critiques, il n'a pas tout à fait tort, et il faut faire preuve d'un bon retour sur soi pour se dire "Oui, je fais partie de cette catégorie-là !".

    C'est à travers les yeux de ce personnage - un tantinet autobiographique - qu'on observe un peu tristement, l'évolution de chaque classe, de chaque personne, et qui nous permet de dire "Tout n'est pas acquis dès la naissance, tout peut changer du jour au lendemain". Le personnage m'agaçait parfois avec son pessimisme, son fatalisme et ses lamentations, mais parfois j'avais vraiment de la peine pour lui, parce que ça peut nous arriver à tous - peut-être est-ce déjà le cas pour certains d'entre vous ?

    Une bonne lecture contemporaine que je recommande de lire mais seulement si vous êtes dans la si vous êtes dans la tranche d'âge de l'auteur. Ce livre n'était sûrement pas fait pour moi, étudiante. Malgré les longueurs, j'ai eu du mal à lâcher prise. On attend beaucoup du personnage principal - qui se décide enfin à la moitié du livre de se bouger et de se remettre en question - et au final on accroche à l'histoire pour ce suspense léger et pour la réalité des faits.


"Personne ne sait quand exactement les fissures deviennent des failles, puis se muent en gouffre infranchissable."

Vous aimerez peut-être :
Tu pourrais rater intégralement ta vie de Toni Jordan
La lettre oubliée de Nina George
Je l'aimais d'Anna Gavalda
Quand j'avais cinq ans je m'ai tué de Howard Buten

D'autres blogueurs en parlent :

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire