samedi 8 mars 2014

Je ne veux pas être Anastasia

Titre : Je ne veux pas être Anastasia
Auteur : Eugénie Massalsky-Romanovsky
Édition : L’œil d'or
Parution : 2005
Nombres de Pages : 361
Synopsis : Ces mémoires décrivent 20 années d'une vie chaotique, toute une traversée tant géographique qu'historique de la Révolution soviétique, et, surtout, des goulags. Mais le plus étrange de ce récit tient en un inévitable et hallucinante affirmation : cette femme, qui porta les noms de Tatiana Mershiakova, Anna Ivanovna, Eugénie Massalsky ou encore le surnom de Loup, ne serait autre que la fille du tsar Nicolas II, née il y a exactement 100 ans et répondant au nom d'Anastasia Romanov.


Article de 2014
Modifié en 2017
Avis :
    Ceux qui me connaissent savent qu'Anastasia est un de mes dessins animés favoris. Loin de moi l'idée de vous bassiner avec ce film durant toute la chronique, mais je tiens juste à vous préciser que depuis quelques années, j'aime bien farfouiller un peu partout pour trouver des informations sur la vraie histoire - oui parce qu'en fait, en réalité Anastasia ne finit pas sur un bateau dans les bras de Dimitri. Oui, vous êtes tristes. Cela dit, j'ai trouvé ce livre à la bibliothèque et le titre m'a interpellé, le synopsis encore plus...

    En 2014, c'était mon livre coup de cœur de l'année - même si on n'était qu'en Mars. Le livre est en fait un journal qu'aurait tenu la véritable Anastasia Romanov. Eugénie Massalsky-Romanovsky ne dit jamais qu'elle est Anastasia, mais ses manières, son accent, ses relations passées avec la haute cour impériale, tout laisse à penser qu'elle ait été proche de la famille, ou qu'elle en ait fait partie. L'histoire commence en prison, où elle a été enfermé pour des délits mineurs - vols ou agressivité sur la voie publique - et plus le temps passe, plus les soupçons se font nombreux : auraient-ils attrapé la survivante ?

    Qu'elle soit ou non la vraie Anastasia, finalement, ce n'est pas le plus important à retenir de ce livre. Cette femme, quel que soit son nom, a vécu l'horreur, a subit le sexisme, la violence, la maltraitance, aussi bien physique que morale. À l'époque, je pensais qu'elle aurait pu être Anastasia. Maintenant je suis sûre que ce n'était pas elle : les historiens se seraient davantage penchés sur ce livre et vous aussi, vous en auriez entendu parler. Il doit y avoir quelques éléments historiques qui ne coïncident pas avec ce qui est dit dans cette histoire.
    Mais peu importe : j'ai suivi l'histoire d'Eugénie avec intérêt et j'ai pu découvrir la face cachée de la Russie post-révolution. Elle rencontre des femmes fortes, des hommes violents, des personnes volontaires. Pour fuir les soupçons qui pèse sur sa véritable identité, elle s'invente des pseudo et elle en arrive à se dépersonnaliser complètement - la conséquence des années d'enfermement.

    À la fin du livre, Eugénie Massalsky-Romanovsky nous confie sa propre version du meurtre d'Ekaterinbourg. Comment elle aurait été sauvée, comment elle aurait survécu, et comment elle aurait recommencé sa vie.
    J'ai trouvé ça dommage que cette version n'ait pas été confirmée par les historiens mais ce n'est qu'un récit de plus à ajouter à la longue liste des personnes ayant pris la personnalité et l'histoire de la vraie Anastasia. C'est encore le récit le plus réaliste que j'ai pu lire : dans une telle époque, et avec une telle histoire, ça aurait pu être elle.


 "Ce livre n'a rien à voir avec qui je suis ni d'où je viens. Je ne veux ni titre ni honneur, car mon vrai nom n'est que douleur et danger, je les laisse à d'autres."


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