samedi 8 mars 2014

Je ne veux pas être Anastasia

Titre : Je ne veux pas être Anastasia
Auteur : Eugénie Massalsky-Romanovsky
Édition : L’œil d'or
Parution : 2005
Nombres de Pages : 361
Synopsis : Ces mémoires décrivent 20 années d'une vie chaotique, toute une traversée tant géographique qu'historique de la Révolution soviétique, et, surtout, des goulags. Mais le plus étrange de ce récit tient en un inévitable et hallucinante affirmation : cette femme, qui porta les noms de Tatiana Mershiakova, Anna Ivanovna, Eugénie Massalsky ou encore le surnom de Loup, ne serait autre que la fille du tsar Nicolas II, née il y a exactement 100 ans et répondant au nom d'Anastasia Romanov.




Note : 18/20

Avis personnel :
    C'est mon livre coup de coeur de l'année, que dis-je... du siècle. Un jour, pour ma soeur, j'ai retrouvé le dessin animé Anastasia, et puis au-delà de la nostalgie s'est installée une réelle envie de voir ce que cette pauvre princesse avait réellement endurée. Reportages, articles, livres... tout m'intéressait mais seulement des livres parlant de la vraie histoire d'Anastasia, un peu dur à trouver. Et c'est comme ça qu'en allant à la bibliothèque, j'ai trouvé ce livre. Au départ je me suis juste dit que c'était une femme qu'on avait pris pour Anastasia Romanov et qui en confiant ses mémoires, mais pas du tout. Après lecture complète, je me suis dit que c'était réellement elle (je n'y connais rien en histoire russe ni encore assez sur la famille Romanov pour l'affirmer mais mon esprit naïf y croit).
    Elle livre des détails poignants (surtout le meurtre d'Ekatrinbourg) et une vingtaine d'années complètement chaotique où Anna Ivanova (un de ses pseudos) se bat pour la vie, pour la liberté et pour l'espoir.  Pour la légende d'Anastasia, on se base sur les corps retrouvés, et sur cette Anna Anderson, mais c'est vrai : pourquoi Anastasia se serait montrée ? En pleine Russie ? En pleine révolution ? Et en pleine guerre ?Peut-être est-ce encore le délire d'une de ces pauvres femmes pleine de mégalomanie, mais ça ne m'étonnerai pas : une telle princesse ne peut qu'avoir une telle histoire.
    Ce livre... si possible je le recommanderai à tout le monde. Mais allez, principalement aux intéressés des légendes, des princesses (et des dragons... non je rigole, ici le dragon c'est le goulag !) et de la Russie ! Attention âmes sensibles, même dans un livre on peut y lire des choses dégueulasses. Oubliez le dessin animé de Don Bluth avec ces chants merveilleux : ici les chants sont soviétiques, les dessins pleins de sang et de pourriture et les combats n'opposent pas Dimitri et Raspoutine mais bien les gardes de goulags et notre pauvre Eugénie Massalsky. On ne sort pas de cette lecture hyper joyeux et plein de chansons, mais ce n'est pas une raison pour ne pas le lire n'est-ce pas ? 

Vous aimerez peut-être :
3096 jours de Natascha Kampusch
Bye, bye Vichniovka de Victoria Tchikarnieeva



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire