vendredi 3 janvier 2020

BILAN OCTOBRE-NOVEMBRE-DECEMBRE

 
 

Bonjour à toutes et tous, et surtout, une bonne année 2020 ! Je vous demanderai bien vos résolutions mais j'ai peur que ça me culpabilise de ne pas en avoir prises. Allez, quelles sont vos résolutions ?

Ce dernier trimestre, je l'ai passé en stage, ou à rédiger des dossiers. C'est pas mal. Point positif : je ne regrette pas d'avoir repris mes études. Sérieusement, c'est très cool. J'ai hâte d'entrer dans ma deuxième période de stage.

Côté lecture ce trimestre : je ne pensais pas avoir tant lu - merci les BD et les manga de relever le niveau hein parce que si on s'en tenait qu'aux roman merci bien. J'ai réussi mon Challenge Goodreads tout pile. J'ai eu beaucoup de pauses dans mes lectures, beaucoup de fatigue et beaucoup de flemme aussi, soyons honnêtes. Je vais tenter de faire 50 lectures cette année. Mais surtout, passons au bilan !



Je viens de Damas de Marieke Aucante : une lecture Masse Critique qui m'a beaucoup déçue. Trop peu réaliste, un langage trop soutenu, ce n'est pas ce que j'attendais du livre, d'autant plus que l'émotion n'était pas trop là...
L'invitation de Jim et Mermoux : une belle BD sur l'amitié et ce qu'elle représente pour nous. Qui sont vraiment nos amis ? Qu'est-ce qu'un ami ? Une BD qui amène à réfléchir.
Le goût du chlore de Bastien Vivès : une BD au thème intéressant mais à la fin décevante... Pas tout compris.
Otaku Otaku, tome 6 de Fujita : la relation entre les deux protagonistes évolue mais elle est entrecoupée de flash-back, ce qui casse le rythme de lecture.
Ma vie de Geisha de Mineko Iwasaki : une fabuleuse autobiographie d'une geisha, très renseignée, on en apprend beaucoup et sans longueurs. Je recommande !
Daytime Shooting Star, tomes 1 à 5 de Mika Yamamori : un début de saga intéressant même si je redoute la relation prof-élève qui se profile. J'aime beaucoup le personnage de Mamura assez absent...
Dernière heure, tome 1 de Yû : un manga entre fantasy et historique à l'histoire intéressante. Un tantinet déprimant mais vraiment accrocheur. A suivre...

Meilleure lecture du mois

 La passe-miroir, tome 4 : La tempête des échos de Christelle Dabos
Au vu de toutes les personnes ayant été déçues par cette fin, je redoutais vraiment cette lecture. Et oui, la fin n'est pas celle que je voulais, mais finalement, c'est une fin qui correspond à l'univers. L'intrigue est encore plus mystérieuse qu'avant et c'est dans une ambiance angoissante qu'évoluent Thorn et Ophélie, plus soudés que jamais. J'ai vraiment savouré cette lecture, sachant en plus que c'était la dernière. Je n'ai pas été déçue comme je m'y attendais et finalement c'est encore une très bonne lecture. Cette saga est vraiment une de mes favorites. 
 

Chez les autres blogueurs :
Thalie nous parle d'Extincta, le dernier roman de Victor Dixen, et sa chronique est convaincante
La Parenthèse Imaginaire sur lequel on trouve une des première chroniques du quatrième tome de La passe-miroir, enjoy !
Gribouille nous parle des Chroniques Saxonnes : une saga que j'espère commencer ! 


 Et encore une très bonne année 2020 à vous tous !

jeudi 2 janvier 2020

Je viens de Damas [Masse Critique]

Titre : Je viens de Damas
Auteur : Marieke Aucante
Édition : Ramsay
Parution : 2019
Nombre de pages : 200
Synopsis : A Damas, un soir de printemps, à l'heure où les roses exhalent leur parfum, une famille d'artisans de la soie est égorgée parce que chrétienne. Pour répondre à l'ultime demande de leur maman, les deux survivants une adolescente de quinze ans et son petit frère qui n'a jamais parlé partent dans l'espoir de rejoindre l'Angleterre. Une marche longue et semée d'embûches les conduit à faire face à des drames et à des instants de lumière. Grâce aux mystères de la rencontre, ils partagent plusieurs jours de leur vie avec les combattants kurdes, une bénévole de Lampedusa, une Arménienne à Nice, des migrants dans la Jungle de Calais, une Asiatique à Paris...
Yasmine et Elias avancent sur les chemin du monde à la recherche d'une seconde "maman"? Rien ne leur sera impossible parce qu'ils sont habités par le courage.


Avis :
    Il s'agit du second livre que je reçois en Masse Critique Babelio. Je suis assez étonnée d'être sélectionnée et j'étais ravie de recevoir ce livre. J'ai choisi ce livre pour son thème et le voyage contraint de ces deux enfants. Au final, je suis assez déçue de ce livre...

    C'est l'histoire de Yasmine et Elias, mais surtout de Yasmine, une jeune chrétienne syrienne qui voit sa famille se faire assassiner sous ses yeux parce qu'ils sont chrétiens. Elle est contrainte de fuir avec son frère, d'abord dans une église, dans laquelle elle rencontrera le prêtre qui lui permettra de quitter la Syrie.

    Je vais d'abord commencer par les points positifs. Il y en a 2 : d'abord la plume de l'auteure, et le personnage d'Elias que j'ai particulièrement aimé.
L'auteure a une plume douce et pleine de métaphore et de poésie. Ça donne un côté apaisant à cette lecture à la fois rapide et oppressante. J'ai aussi aimé le personnage d'Elias, un jeune muet qui fait passer ses émotions par ses gestes et son visage. C'est à travers lui qu'on peut comprendre aussi la gravité d'une scène puisqu'il est souvent mis en avant par l'intermédiaire de sa sœur qui veille sur lui comme s'il était son propre enfant. 

    Passons maintenant aux points négatifs : d'abord et surtout, l'histoire me paraît assez peu réaliste. En réalité, tous les gens que Yasmine rencontre lui veulent du bien. Elle tombe systématiquement sur LA personne qui va l'aider à aller plus loin dans son périple. La souffrance est presque inexistante, si l'on exclu la tristesse liée à la mort de ses parents et le fait de quitter son pays. Alors attention, je demande pas qu'elle soit mise au pilori, qu'elle tombe sur malintentionné systématiquement ou qu'elle perde un œil hein... mais bon, on parle quand même d'un trajet effectué par des milliers de personnes chaque année et qui semble être un vrai parcours du combattant. Je n'ai pas trouvé de pénibilité dans son récit, si ce n'est UNE mauvaise rencontre, vite expédiée, vite oubliée. Yasmine ne connaît aucun ralentissement, presque pas la faim, ni la soif, ni le froid, ni la chaleur, elle n'est jamais refoulée nulle part. Là où certains mettent des mois à s'en sacrifier la vie, elle passe tranquillement. Je ne m'attendais pas à ça. C'est trop peu réaliste. 

    Ensuite, et cela, c'est totalement subjectif : c'est trop axé sur la religion chrétienne. Yasmine est une chrétienne d'Orient et en Syrie, ils sont aussi persécutés que les autres. Son appel à la foi est normal, il nous rappelle ses origines et le parcours effectué. J'aurai davantage toléré cette évocation de la chrétienneté si l’État Islamique n'était pas si souvent mélangé avec l'Islam. C'est vraiment dommage.
De plus, Yasmine utilise un langage trop soutenu pour une jeune fille d'à peine 15 ans. Tout le monde a la même façon de parler, ce qui rend le discours un peu fade... Tout est très soutenu, tout le monde est très poli, tout le monde raccorde tout à la religion... un peu monotone ! 
Le livre est de manière générale très court et avec une succession rapide d'évènements, C'est dommage parce à des moments où j'aurai voulu un approfondissement, ce n'était pas possible, comme lorsqu'elle se retrouve avec des combattantes kurdes. 


    En conclusion : un roman qui abordait de façon singulière la guerre en Syrie et l'immigration provenant de ce pays, puisqu'il met en avant des enfants chrétiens, dont un handicapé. Il aurait pu avoir un gros potentiel mais le langage soutenu et le manque de réalisme de l'histoire m'ont refroidie.


Chapitre 23, page 109 :
"J'aimerais savoir comment on nous appelle au juste nous les Syriens, chrétiens d'Orient, en déplacement vers l'Angleterre. Sommes-nous des migrants, des réfugiés, des demandeurs d'asile, des exilés, des déplacés, des clandestins, des persécutés, des opprimés ?"


 Lu dans le cadre du Défi Lecture 2019
16/100

Vous pourriez aussi aimer : 
Mille soleils splendides de Khaled Hosseini
Les folies bergère de Zidrou
L'été avant la guerre de Helen Simonson
D'autres blogueurs en parlent :
Un bouquin sinon rien
Critiques Babelio

lundi 30 décembre 2019

Et soudain tout change

Titre : Et soudain tout change
Auteur : Gilles Legardinier
Édition : Fleuve Noir
Parution : 2013
Nombre de pages : 375
Synopsis : Pour sa dernière année de lycée, Camille a enfin la chance d'avoir ses meilleurs amis dans sa classe. Avec sa complice de toujours, Léa, avec Axel, Léo, Marie et leur joyeuse bande, la jeune fille découvre ce qui fait la vie. 
A quelques mois du bac, tous se demandent encore quel chemin ils vont prendre. Ils ignorent qu'avant l'été, le destin va leur en faire vivre plus que dans toute une vie... Du meilleur au pire, avec l'énergie délirante et l'intensité de leur âge, entre espoirs démesurés, convictions et doutes, ils vont expérimenter, partager et se battre. Il faut souvent traverser le pire pour vivre le meilleur.




Avis :
   J'avais un bon souvenir de Demain j'arrête, du même auteur. Pourquoi ne pas continuer sur les livres pleins de bons sentiments avec des couvertures remplies de chats ? J'ai saisi l'occasion en achetant ce livre lors d'une brocante, mais qu'en est-il réellement ? 

    Camille est une adolescente banale, qui mène une vie banale, avec des amis banals. C'est sa dernière année au lycée et quelle chance : tous ses amis sont dans sa classe. Voilà. L'histoire comme on nous la présente, c'est ça : une vie basique de lycéens. Ils sortent, ils vont en cours, ils parlent... nous avons droit au début à énormément de petites anecdotes, à tel point que je croyais que l'intrigue se résumait uniquement à ça. Puis, l'élément déclencheur, cet élément qui va faire tomber notre petit groupe de son piédestal. Ainsi, ils vont devoir cohabiter avec la maladie, l'absence, la solidarité, le désespoir mais aussi heureusement,  avec l'espoir.  

    J'ai eu énormément de mal à rentrer dans l'histoire et à accrocher aux personnages. L'élément déclencheur met énormément de temps à arriver, il m'a semblé. Avant cela, on assiste à des scènes entre adolescents qui n'ont aucun lien entre elles, et qui, il faut le dire, sont ennuyeuses et sans grand intérêt. Surtout quand on revient dessus après avoir terminé l'histoire. Bref. L'élément déclencheur est surprenant et bouleversant - ok petit spoil qui va faciliter la rédaction de cette chronique : un des personnages est gravement malade voilà ouf c'est dit. Nos amis lycéens sont tous très choqués et les émotions sont bien retranscrites. Ils font preuve de solidarité et bien que parfois ils en fassent des caisses, c'est gentillet et on reprend foi en l'humanité, merci monsieur l'auteur de faire des romans qui font un peu sourire quand même. L'intrigue devient un peu plus intéressante à partir de là, et cela permet à Camille, protagoniste principal, de gagner en caractère.

    Parlons personnages : ils ne m'ont pas spécialement touchés. Surtout au début, parce qu'ils me semblaient bien immatures. Alors vous allez me dire "Non, mais Amélie t'as plus de 25 ans heureusement que tu les trouves immatures !". Mais immatures dans le sens où, même pour des lycéens, j'ai trouvé qu'ils avaient des réactions de collégiens. Vraiment. 
     Heureusement, Camille, Léa et Axel remontent globalement bien le niveau. Camille est une jeune fille effacée, sensible et gentille. Un peu perdue dans cette année décisive, son monde s'écroule lorsque la maladie pénètre dans leur vie. Léa est la sagesse même : la plus mature de tous, sans contestation possible. Big up à toi.

    J'ai apprécié le roman dès lors que ce grand élan de solidarité se met en place. Je le répète : ils sont immatures, c'est plein de bons sentiments, c'est de la philosophie de comptoir mais ça fait un peu de bien, de lire sans se prendre la tête, et de voir une bande de jeunes tout faire pour que les choses changent, pour que leur quotidien soit meilleur. On a une vision de la jeunesse, mais pour une fois attention sans clichés ! Merci monsieur l'auteur.
    Je note cependant une vision quelque peu utopique du monde dans lequel on se trouve, ça manque un peu de réalisme. Par exemple : un des jeunes abîme détruit la voiture d'un vieux monsieur intolérant raciste. Alors déjà, c'est pas bien d'être raciste. Mais c'est pas bien non plus de péter une voiture. Et ben qu'est-ce qu'ils font les ados : ils se cotisent pour payer la dette de cet adolescent. Alors oui c'est formidable, mais... vraiment ? 
    Plus choquant encore, et là, c'est vraiment quelque chose qui m'a choqué et qui est loin d'être utopique. Alors en fait, comme à semi-spoilé, un de leur camarade de classe est malade, cette personne va à l'hôpital et certains de la classe en profitent pour dire du mal d'elle à chaque fois. Quelle réponse des adolescents ? Prendre le vilain, l'attacher à une chaise au milieu d'un passage à l'heure de pointe et lui retirer ses vêtements, PUIS son slip. Ah et son se moque de la taille de son sexe aussi, c'est rigolo ça. C'est légèrement excessif. Et c'est du harcèlement. Et aucun professeur/directeur/surveillant ne dit quelque chose hein. Bah non, quelque part c'est mérité il a dit du mal de la personne malade vous comprenez. Bref. Ça va de paire avec l'immaturité des personnages évoquée plus haut. 

    Je me rends compte que je ne dis pas grand chose de positif sur ce roman alors qu'il ne m'a pas tant déplu - la scène du harcèlement a descendu toute mon estime. C'est cependant un roman qui se lit facilement, avec de beaux messages et de belles valeurs. Tout compte fait, le livre n'est pas si superficiel que ça, sous son intrigue adolescente. J'ai presque versé une larmichette. 

Conclusion : un roman sympathique qui aurait pu l'être davantage pour moi si j'avais réussi à accrocher aux personnages, qui manquent bien de profondeur. Le roman se lit finalement assez facilement et malgré tous les bons sentiments à outrance, on passe un bon moment, le message reste assez profond. Je regrette sincèrement l'immaturité des personnages qui s'apparente plus à des collégiens qu'à des lycéens de terminale... le prochain roman lu de l'auteur sera le bon ! 


Chapitre 25, page 150 : 
"Qu'est-ce que ça fait, un analyste en posture ? Et un agent de développement local ? Il est vrai qu'aujourd'hui on ne dit plus un balayeur mais un technicien de surface. On ne parle plus d'un chômeur mais d'un sans-emploi. Les clochards ont disparu, mais il y a de plus en plus de sans-abri. On ne dit plus non plus un aveugle, on dit un non-voyant. On ne devrait donc plus dire un gros connard, mais un non-pensant en surpoids. L'art d'enrober, de détourner. On nous saoule de mots, de "concepts", d'idées "neuves" et personne ne parle de l'essentiel, de ce qui nous touche tous."


Lu dans le cadre du Défi Lecture 2019
15/100


Vous pourriez aussi aimer :
Demain j'arrête de Gilles Legardinier
A la place du cœur, saison 1 d'Arnaud Cathrine
Le liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent


D'autres blogueurs en parlent :

mardi 10 décembre 2019

Les bulles en vrac #7


Bonjour ! Ça fait longtemps qu'on s'est pas croisé ! Je me fais discrète - non en fait je suis carrément absente des réseaux par manque de temps - motivation - lectures - rayez la mention inutile.
Encore 4 bulles en vrac. J'espère que vous en trouverez à votre goût.

Bulles en vrac
12 - 3 - 4 - 5 - 6


Bulle en vrac n°1


Blue flag, tome 2 et 3 de Kaito [/!\ Spoil T1]
Édition Kurokawa (2019)
C'est le manga coup de cœur de 2019. Taichi a toujours la mission d'aider Futaba à se rapprocher de Tôma. Tôma prend conscience de ses sentiments envers Taichi... et toutes les relations sont floues. Taichi est un personnage plein de culpabilité avec un syndrome de l'imposteur évident. Il est le plus touchant des trois selon moi. Les trois ont un cœur énorme mais lui->  fait le bien sans s'en rendre compte. J'apprécie l'évolution de ce personnage et ses différentes prises de conscience au cours de ces 2 tomes. Le tome 3 est le plus triste, pour l'instant. Des remises en questions, des disputes, des pleurs, des souvenirs... on comprend mieux la culpabilité incessante de Taichi. Futaba est encore trop mignonne. Son affection balance entre Tôma et Taichi, et le tome 3 sera tourné en partie sur ses interrogations à elle. Elle est toujours en train d'apprendre l'amour et comment il se manifeste. C'est la naïveté même. Tôma est le plus loyal, le meneur. Sa loyauté - son amour même - va le pousser à prendre beaucoup de risques.
C'est un manga "shojo" qui sort vraiment de l'ordinaire. D'abord parce qu'il aborde beaucoup de types d'orientations sexuelles - gay, lesbienne, voire bi ou polyamour - et ça change parce que les personnage ne sont pas rangés dans des histoires dont on devine facilement l'issue. Ensuite, le "shojo" n'aborde pas les codes des shojo et ça fait du bien de ne pas être dans le cliché. Rien ne peut nous faire deviner la suite de l'histoire. Tome 4 le 9 janvier 2020.


→ Vu aussi chez L'apprenti Otaku





Bulle en vrac n°2


Zombillénium, tomes 1 et 2 d'Arthur de Pins
Édition Dupuis (2010/2011)
Ça tombe bien que je vous parle de cette BD maintenant, c'est bientôt Halloween. Aurélien, homme trompé par sa femme va mourir et se retrouver embauché par le directeur de Zombillénium, un parc d'attraction sur le thème des montres et de l'horreur. Dans le second tome - qui peut être lu indépendamment du premier -  on suit l'histoire d'une famille qui découvre le parc à contrecœur, allant de surprises en surprises, secrets révélés à la clef.
Les histoires sont originales, parfois à la limite de l'effrayant - je parle du T2. J'adore l'idée d'un parc géré uniquement par des monstres, quelques soit leurs particularités. Les vivants n'y voient que du feu. Arthur de Pins joue beaucoup avec ses personnages et possède un humour qui me plaît beaucoup. Du cynique, de l'absurde, des références à la pop culture... J'ajoute en petit + les dessins dont j'adore le graphisme. Deux vrais petits coups de cœur.





→ Vu aussi chez ElooBooks




Bulle en vrac n°3


The promised Neverland, tomes 1 et 2 de Kaiu Shirai et Posuka Demisu
Édition Kazé (2018)
Emma, Ray et Norman vivent heureux dans un orphelinat situé au milieu de nulle part. Leurs journées sont ordonnées et se composent des repas, des sorties dans le parc... et de tests d'intelligence. Tous les enfants attendent d'être adoptés. Le jour où une enfant "adoptée" oublie son doudou à l'orphelinat, les trois tentent de le lui rendre. Ils font alors une macabre découverte. Le rêve s'écroule. Le trio découvre qu'ils sont élevés pour aller à l'abattoir. Il faut alors un plan pour s'échapper sans attirer l'attention de "maman".
Très surprise de ce manga, parce que, même si j'ai lu beaucoup de chroniques, je ne m'attendais pas du tout à cela. Je pensais à un truc de magie, ou d'enfants perdus. Je ne me suis pas beaucoup trompée, hormis le fait que je ne pensais pas du tout au côté macabre de la chose. Ça donne une dose d'adrénaline : les enfants doivent absolument tous s'enfuir. Le trio met en place stratagèmes et diversions et on accroche vraiment. Ça nous tient en haleine, c'est sombre... Emma est une jeune fille vive et motivée, la grande sœur de tous les autres enfants. Ray est le ténébreux et Norman l'aimable, l'optimiste. On découvre avec eux les différentes faces cachées de cet orphelinat de malheur et la peur peut vous étreindre au fil des découvertes et des rebondissements. Comme beaucoup donc, je vous recommande chaudement ce manga !





Bulle en vrac n°4

Les cahiers d'Esther : Histoires de mes 10 ans de Riad Sattouf
Édition Allary (2016)
Une BD que j'ai découvert par l'intermédiaire du dessins animé que regarde ma sœur. Les histoires sont racontées par Esther, une vraie petite fille de 10 ans. Riad Sattouf les illustre. J'aime le franc-parler d'Esther, qui peut parfois ressembler à de l'insolence. Elle pose un regard mi-naïf mi-réaliste sur les choses d'adultes. Son plus grand rêve ? Avoir un I-phone et être souple pour être une star - le lien est logique, quand c'est elle qui l'explique. Ça m'a rappelé un peu Titeuf, à la différence que les histoires ici sont vraies et qu'on est dans une autre décennie. Ne plaira pas à tout le monde mais j'ai adoré !

→ Vu aussi chez L'heure de lire



Bulles en vrac en +


Your letter de Hyeon A Cho : ici
/!\ En anglais 
Gentille et empathique, Sori est victime de harcèlement après avoir défendu un élève en difficulté. Elle est transférée dans une nouvelle et école et découvre à son bureau une lettre, qui mènera à une autre lettre puis à des indices... jusqu'à une autre personne. 
J'ai bien aimé cette histoire toute douce et tout de même intrigante : on se demande tout du long qui est l'auteur des lettres, ce vil manipulateur. Qui est ce garçon qu'elle rencontre et qui semble rester tout autour d'elle ? Une histoire sur l'amitié qui fait du bien.



The kiss bet d'Ingrid Ochoa : ici
/!\ En anglais
Sara Lin vient d'avoir 18 ans mais... problème : elle n'a jamais embrassé de garçon. Son ami Patrick lui lance ce pari : est-elle cap d'aller embrasser le jeune garçon blond du métro ? Oui... mais non. Quelle n'est pas sa surprise, quand le "subway boy" se trouve être... son nouveau tuteur de mathématiques :
Je vous le vends assez mal, puisqu'en lisant, cette histoire a l'air hyper clichée - elle l'est - mais c'est vraiment drôle. Sara Lin est décontenancée d'un rien, et "subway boy" impassible. C'est vraiment drôle. 
 
 
 
Voilà ! Mes (presque) dernières lectures en BD. Laquelle vous tente ?
Je vais beaucoup poster d'articles d'ici la fin de l'année parce que je veux publier toutes les chroniques des livres de 2019. 
A bientôt !
 

La saison 3 de The Crown est là. 
Quelle est votre série de fin d'année ?

samedi 5 octobre 2019

BILAN JUILLET AOUT SEPTEMBRE


Bonjour ! Est-ce que vous allez bien !? Votre rentrée s'est bien passée ? Que faites-vous cette année ? Sur le marché du travail ? En étude ? Au chômage ? En vacances ? Sur le point de faire un tour du monde ? 
Cet été, je suis partie (de nouveau) en vacances à Chamonix - c'est une super ville et j'ai une super copine là-bas aussi. Et j'ai aussi travaillé pendant 2 semaines... mais quelles semaines. Si vous me suivez sur mon compte perso de Twitter, vous l'avez vu.
J'ai aussi repris le chemin des études. La formation est sympa, les gens aussi. Ca me soulage, parce que c'est une réorientation et qu'aurais-je fais si ça ne m'avait pas plu ? Je serais déjà en stage dès le mois prochain et ça c'est assez cool aussi. 
Je voudrais bien faire tout un article sur ma vie privée juste pour que vous ne remarquiez pas que j'ai très peu lu sur... 3 mois. Heureusement, pas de déceptions. Et je prévois de belles lectures pour les mois qui suivent. Quel est votre bilan à vous ?



Livres lus :
Pourquoi pas nous d'Adam Silvera et Beacky Albertalli : une très jolie romance, douce, drôle et actuelle. Les deux protagonistes sont assez différents et ont des histoires propres travaillées, de telle sorte qu'on accroche et que cette romance se distingue des autres.
Les cahiers d'Esther, tome 1 - Histoire de mes 10 ans de Riad Sattouf : une BD jeunesse qui va beaucoup parler aux jeunes de 10-12 ans car Esther utilise un langage... très actuel. Lire cette BD avec un regard d'adulte permet d'avoir le recul et de percevoir la drôlerie du personnage d'Esther.
Et soudain tout change de Gilles Legardinier : une lecture contemporaine, tranquille mais qui soulève des sujets complexes. On s'attache au groupe d'amis de Camille, c'est un roman plein d'émotions. Il n'a pas la place sur le podium des coups de cœur pour une raison que l'on abordera en chronique...
Mia & Co de Vanyda : encore des oeuvres de Vanyda, en duo avec Nicola De Hitori. Des histoires d'ados, pour les ados. On suit le développement du personnage de Mia, qui évolue avec son groupe d'amis fan de jeux vidéos. Une lecture sympa.


Les coups de ♥ du mois


Quelle belle surprise, ce premier tome de Lady Helen ! Je ne m'attendais vraiment pas à aimer autant. Il lie très bien fantasy et histoire. Mêlant les conflits anglais avec Napoléon puis les combats avec les monstres. Les personnages de Lady Helen et de Lord Carlston accentue l'addiction que l'on a pour le récit. Que ce soit leurs personnalités ou leur relation, on accroche avec eux pour une raison.

Si vous cherchez un livre doux, avec des petites péripéties, du féminisme et des sœurs attachantes et attachées, c'est avec Diabolo Fraise que ça se passe. Un récit conté par les 4 sœurs, chacune avec leurs soucis d'adolescentes, c'est 4 périodes de notre vie et de la leur qui se mélange. En plus de tout ça, c'est drôle.



Chez les autres blogueurs :
- Reines de sang chez Lea Touch Book : je me suis déjà procurée un livre de Philippa Gregory, mais alors celui-ci il me tente beaucoup ! Merci à elle pour la découverte !
- Fake chez Les lectures d'Alice : une lecture "cocooning" présentée chez Alice. On a peut-être déjà vu ce genre d'intrigue, mais ça nous fait jamais de mal.
- Descendants of the sun chez Livre sans fin : un drama qu'elle conseille FORTEMENT. Et par conséquent, moi aussi. Il est génial, foncez le voir !


Chroniques publiées :
Diabolo Fraise
Pourquoi pas nous ?
Lady Helen, tome 1
La couleur pourpre
À la place du cœur, saison 1
Gardiens des Cités perdues, tome 7


À dans 3 mois pour le bilan trimestriel ET le bilan annuel (déjà !!)

mardi 1 octobre 2019

Diabolo Fraise

Titre : Diabolo fraise
Auteur : Sabrina Bensalah
Édition : Sarbacane
Parution : 2019
Nombre de pages : 275
Synopsis : Elles sont quatre sœurs âgées de 11 à 18 ans. Antonia, l'aînée, découvre qu'elle est enceinte. Marieke, elle, découvre le plaisir, le flirt... et le beau Basile. Jolène est un cas à part. Son rêve : avoir enfin ses premières règles, celles qui la feront devenir une femme ! Judy, la benjamine, découvre le collège, où, comme à la maison, elle cherche sa place...








Avis :
    C'est d'abord avec sa couverture simpliste que ce livre m'a interpellé. Ça donne un peu faim aussi. Et ça ne parle même pas de glace. Ni de diabolos. Ni de fraises. Pourtant, j'avais très envie de découvrir la vie de ces quatre sœurs, égarées dans 4 stades de la vie adolescente.


    Ces 4 sœurs vivent une vie (presque) tranquille auprès de leurs parents. C'est une famille aimante, soudée et qui s'accroche un peu quelques fois, mais n'est-ce pas normal quand on doit cohabiter avec une sœur qui s'improvise chanteuse et une autre qui squatte les W.C. en attente de ses règles pendant près de 30 minutes ?  Leurs valeurs sont différentes, leurs façons de penser également. Certaines ont vécu ce que d'autres attendent, les autres regrettent ce que les unes vivent encore. C'est avec ça qu'on a un récit linéaire mais loin d'être ennuyeux.

    Les quatre héroïnes de ce livre sont tellement singulières que pour une fois, je vais passer une majorité de la chronique à vous parler d'elles. Choisissez votre préférée.
    Antonia est l'aînée, donc. Elle découvre qu'elle est tombée accidentellement enceinte. Gardera, gardera pas ? Farès, son compagnon, peut-il accepter le bébé ? Sa vie si tranquille de fille responsable vole en éclat dès cet instant. Elle est forcément la plus mature de toutes. Celle vers qui chacune se tourne quand les parents ne sont pas là. Celle vers qui les sœurs se tournent quand il y a un problème. J'ai aimé sa force et sa volonté, son aptitude à ne pas flancher.

    Marieke cherche l'amour. Pas forcément un prince charmant, puisque, vu que ses hormones la titillent, elle se tourne vers Basile, un adolescent qui en fait des caisses sur son scooter. Peut-être sera-t-il sa première fois ? C'est la sœur que j'ai le moins apprécié. Au delà du fait qu'elle veuille à tout prix perdre sa virginité, je l'ai trouvé superficielle dans sa façon de réfléchir et d'agir vis-à-vis de ses sœurs. Elle a cependant l'avantage de montrer qu'aucune fille n'est parfaite, et que les idées reçues sont faites pour être démontées.

    Jolène est la sœur la plus excentrique, sans pour autant qu'elle perde pied. Son rêve : avoir enfin ses premières règles pour fouler la même terre que ces milliards de femmes. Je l'ai beaucoup aimé parce qu'elle me semblait être comme la plus exclue du quatuor. On la prend pour une cinglée parce qu'elle s’intéresse à des sujets peu communs et que son absence de menstruations est un bémol soulevé assez souvent par ses sœurs.

    Judy est la dernière, et par conséquent, la plus mignonne. Oui, j'ai le droit de penser ça. Elle meurt d'envie de rentrer au collège, terre d'espoir et de maturité. Elle tombera de haut lorsque le mécanisme du harcèlement commencera à prendre place. Elle est la plus favorisée par les parents, mais aussi celle qu'on protège.

    Quelle est votre favorite ? Quelque part, peu importe puisque leurs histoires vont s’entremêler. La narration est divisé en 4 : Antonia, Marieke, Jolène et Judy mais on retrouve bien évidemment les histoires des unes dans les histoires des autres. Cette narration ainsi découpée permet d'éviter la lassitude au sein du récit. Je pense sincèrement que si cela n'avait pas été découpé comme cela, j'aurai été lassée, peut-être aurais-je trouvé des longueurs.
     Le second point fort du livre, outre ses personnages hautes en couleur, c'est les nombreux messages qu'il fait passer tout au long du livre. Les filles se questionnent sur l'avortement, le harcèlement de rue, moral, les violences gynécologiques. J'ai trouvé que l'autrice faisait passer un message sain à ses lecteurs via ses personnages. On sent qu'elle a voulu se positionner sur ces sujets et elle l'a fait de manière très saine. Je pense par conséquent que mettre ce livre dans les mains des jeunes filles et des jeunes garçons serait bénéfique. En plus du fait qu'il soit très sympa à lire.


En bref, j'ai adoré ce livre. C'est comme un livre doudou. La plume est légère et parfois drôle. Les 4 filles sont vraiment attachantes, quelque soit le degré d'empathie que l'on éprouve. Les messages diffusés sont clairs, sains et modérés. C'est le genre de lecture qui vous remonte le moral même si vous étiez au top de votre forme. Je ne cesserai pas de le recommander.



Chapitre 40, page 268 :
"- Venez on va danser ! s'agite Marieke.
- Oh ouaiiiiiis ! s'enthousiasment les trois autres.
Elles investissent la piste. Marieke et Jolène, aspirées par la musique, se trémoussent à s'en déchirer les vêtements. Judy et Antonia tentent de suivre la cadence.
Un, deux, trois, quatre sœurs. Qui se rejoignent pour onduler en duo. Se séparent pour les solos. Dont les corps rient.
Un, deux, trois, quatre sœurs. Qui se plient, se tordent, en mouvements rythmés. Dont les corps sautent, volent presque.
Un, deux, trois, quatre sœurs ne font plus qu'une."


Lu dans le cadre du Défi Lecture 2019
14/100

Vous pourriez aimer : 
Boys don't cry de Malorie Blackman
Miss Amérique ne pleure jamais de Julianna Baggot

D'autres blogueurs en parlent :



Prochaine chronique : 
Bulles en vrac #7 → Blue Flag / Zombillénium / The Promised Neverland

dimanche 15 septembre 2019

Lady Helen, tome 1 - Le club des mauvais jours

Titre : Lady Helen, tome 1 - Le club des mauvais jours
Titre original : Lady Helen, book 1, The dark days club
Auteur : Alison Goodman
Traduction : Philippe Giraudon
Édition : Gallimard (Jeunesse)
Parution : 2016
Nombre de pages : 568
Synopsis : Londres, avril 1812. Lady Helen Wrexhall s'apprête à faire son entrée dans le monde. Bientôt, elle sera prise dans le tourbillon des bals avec l'espoir de faire un beau mariage. Mais d'étranges faits surviennent qui la plongent soudain dans les ombres de la Régence : une bonne de la maison disparaît, des meurtres sanglants sont commis et Helen fait la connaissance de Lord Carlston, un homme à la réputation sulfureuse. Il appartient au Club des mauvais jours, une police secrète chargée de combattre des démons qui ont infiltré toutes les couches de la société. Lady Helen est dotée d'étranges pouvoirs mais acceptera-t-elle de renoncer à une vie faite de privilèges et d'insouciance pour basculer dans un monde terrifiant ?





Avis :
    J'avoue. J'ai une tendance à lire des livres qui ne sont pas dans ma WL. En bibliothèque, ça se fait aussi au feeling. C'est un sacré pavé que j'ai trainé partout, jusqu'à Chamonix, et pourtant je l'ai lu à 4 jours de la fin de l'emprunt. Pour tout avouer, j'ai regretté de ne pas l'avoir lu dès le départ.

    Lady Helen s'apprête à faire son entrée dans le monde. Chaperonnée par sa tante et surveillée de près par son oncle, elle espère faire un très beau mariage et mettre derrière elle la réputation de sa mère, qui la déshonore presque partout où elle va. Cependant, elle va avoir d'autres chats à fouetter : une des domestiques de la maisonnée a disparue sans laisser de traces, juste au moment où Lord Carston réapparait. Ce même Lord accusé d'avoir tué sa femme. Quelle n'est pas sa surprise lorsque Lady Helen découvre que Lord Carlston s'intéresse à elle, non pas pour un mariage, mais pour les pouvoirs qu'elle semble posséder, bénéfiques au Club des mauvais jours. Semble-t-il aussi que ce Lord mystérieux puisse la renseigner sur la disparition de sa domestique.

  
    J'ai adoré ce livre. Je crois qu'il sera le coup de cœur du trimestre. Restez connectés, le bilan du trimestre arrive fin Septembre. J'ai adoré l'ambiance qui se dégageait de ce livre : on est à la fois en plein milieu des sorties mondaines du début du 19e, tous ces froufrous, ces courbettes, ces formules de politesse, et à la fois, on est plongés dans un monde fantasy à la limite du gore où se côtoient des gens aux pouvoirs puissants et des monstres se nourrissant de l'énergie humaine. Voyez Elizabeth Bennet ou Jane Eyre qui capture des monstres assoiffés d'âmes humaines ? Bah c'est à peu près ça. Le récit dose parfaitement les deux genres et cela coïncide étonnamment bien.

    J'aurai envie de dire qu'on ne s'ennuie pas du tout mais je dois relever le fait que le début paraît particulièrement long. Les 80 premières pages se concentrent sur le début d'enquête menée par Lady Helen et sa vie à la cour, et les choses s'accélèrent un peu lorsqu'elle rencontre Lord Carlston. Leur relation est constamment sous tension. L'un avec le regard calculateur et l'autre avec son regard plein de méfiance. Ça pimente un peu l'intrigue, je dois l'avouer.
     Ce qui pimente encore plus l'intrigue, c'est la découverte du Club des Mauvais jours auquel appartient Carlston : les membres de ce Club, les Vigilants, combattent les Abuseurs, des êtres détestables, indétectables par le commun des mortels, mais qui se nourrissent de leur cible jusqu'à provoquer leur mort. Et puis au milieu de ça, Helen qui fait son entrée dans le monde et fait des petites promenades avec des gentlemans. On passe d'une ambiance sophistiquée, calme, à la violence, la perversion et les pouvoirs, et j'ai trouvé ça totalement fascinant.


    Côté personnages, on a bien sûr Lady Helen et Carlston comme duo fort du roman. Helen est d'abord obsédée par les rumeurs le concernant, obnubilée par le sort de sa domestique. Elle reste tout en retenue, tout en féminité pour ensuite découvrir le monde de Carlston, qui lui donne à voir son monde tranquille d'une manière bien différente. Je dois avouer que j'ai bien aimé son courage et sa sauvagerie.
    Carlston est en passe de devenir mon personnage préféré : il est toujours énigmatique, calculateur, sérieux... On l'apprécie ou on le déteste, mais finalement il nous surprendra tous (un peu comme Thorn de La passe-miroir, voyez...).


    En conclusion, c'est un vrai coup de cœur pour ce roman que je regrette de ne pas avoir lu plus tôt. Il dose parfaitement la fantasy et l'historique - on retrouve même des références à la vraie Histoire. Le duo Helen/Carlston marche du tonnerre et j'ai vraiment hâte de les retrouver dans le prochain tome !
   



"Nous sommes un lusus naturae, ce qui signifie...
- Je sais ce que cela signifie, dit-elle d'un ton un rien trop brusque. Un caprice de la nature.
- Vous savez le latin ?
- Un peu, répondit-elle en se gardant d'évoquer les heures passées à étudier en secret les livres de son frère.
La plupart des hommes jugeaient le savoir ridicule chez une femme. Pour une raison ou pour une autre, elle ne voulait pas voir de la dérision dans le regard de Sa Seigneurie. Elle se rendit compte qu'il la fixait encore, mais il avait de nouveau cet air calculateur. Au moins, ce n'était pas du dégoût."


Lu dans le cadre du
Défi Lecture 2019
13/100
(Regardez-moi ça, si c'est pas triste... juste 13 livres lus qui rentrent dans ce challenge...)

Lu dans le cadre du Challenge des pavés

Vous pourriez aussi aimer :
Victoria de Daisy Goodwin

D'autres blogueurs en parlent :
 La page en folie

Prochaine chronique :
Diabolo fraise de Sabrina Bensalah