dimanche 5 avril 2020

BILAN DE JANVIER-FEVRIER-MARS


Bonjour et joyeux mois d'Avril à vous !
Je réitère mes pensées à ceux qui ne peuvent pas être confinés - caissières, routiers, médecins, infirmières, aides soignantes, assistantes sociales, éducateurs spécialisés, facteurs etc...
On est avec vous par la pensée !!

Bon, avant qu'on parle de livres, comment ça se passe en ce moment ?
C'est pas super hein ?
J'espère que les confinés gardent le moral et que vous trouvez des tas de trucs à faire au lieu de... sortir !? 
Personnellement j'ai pas mal de travail, ce qui fait que je ne m'ennuie pas, mais ce qui fait aussi que je lis peu. J'ai fini 3 livres depuis 3 semaines. Peu, comparé à ce que j'avais prévu dans ma tête !

C'est l'heure du bilan !


Meilleurs romans du mois


Tiny Pretty Things de Sonia Charaipotra et Dhonielle Clayton : Un récit vraiment bouleversant qui nous tient en haleine jusqu'à la fin. C'est aussi vicieux que doux. Les trois héroïnes ne sont ni toutes blanches, ni toutes noires, vous aurez très certainement une préférée qui vous décevra. Je salue la diversité des personnages et la plume des auteures qui nous plongent réellement dans le monde impitoyable de la danse.

Les délices de Tokyo de Durian Sukegawa : C'est LA surprise du trimestre. Peut-être même de l'année ? C'est comme un petit conte à déguster tranquillement, au soleil ou sous un plaid. Vous aurez faim et vous vous attacherez aux personnages également. Je trouve que la couverture rend très bien justice à l'univers décrit. C'est doux et coloré.


Et les autres...


Le ruban rouge de Lucy Adlington : Un roman à ne pas lire en début de confinement comme je l'ai fait parce que c'est pas non plus une lecture hyper joyeuse - ça se passe dans les camps, je précise. Mais, pour le comparer aux autres livres sur le même thème, ce n'est pas le plus triste. J'ai adoré - et savouré - les moments de joies de nos deux petites couturières mais il ne finit pas dans les meilleures lectures à cause d'un fin trop rapide, ou en tout cas trop vite expédiée.

Le bal des folles de Victoria Mas : Une petite surprise, ce livre. L'ambiance est morne, mais le message est beau. Inspiré de faits réels, cela rend l'histoire encore plus tendue et triste. Les femmes de la Pitié Salpêtrière sont mises à l'honneur dans ce livre, lisez-le ! 

Les chroniques de Narnia, tome 1 - Le Neveu du Magicien de C.S. Lewis : 1 mois = 1 tome de Narnia. C'est mon défi et pour le mois de Mars, j'ai réussi. C'est une histoire très mignonne qui raconte les débuts du monde de Narnia. C'est très lourdement inspiré de la Bible mais c'est très adorable de suivre des aventures comme celles-ci. Les petites remarques du narrateur entre parenthèses rendent le tout naïf et j'ai beaucoup apprécié. La magie est déjà là.

A dans 3 mois, et en attendant, restez chez vous !

jeudi 26 mars 2020

Tiny Pretty Things

Titre : Tiny Pretty Things
Auteur : Sonia Charaipotra et Dhonielle Clayton
Traduction : Alice Delarbre
Édition : Hachette
Parution : 2019
Nombre de pages : 451
Synopsis : Gigi, Bette et June sont danseuses dans la prestigieuse école du Ballet de New-York.
Lorsque Gigi, nouvelle et seule élève noire, est choisie pour incarner le rôle phare du premier ballet de l'année, les rivalités se déchaînent. Bette, ballerine star de l'école, est prête à tout pour récupérer son titre et éviter la rage de sa mère, qui ne tolère pas qu'elle ne soit pas la meilleure. La perfectionniste June rêve quant à elle de ne plus être cantonnée au rôle de l'éternelle doublure. Lorsqu'Alec, petit-ami de Bette, devient le partenaire de Gigi : c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase ! Les trois filles ont bien du mal à résister à la pression du monde impitoyable de la dans...


Points + : un récit vif, du suspens, de l'émotion
Points - : une romance en trop...


Avis :
    Depuis le temps que je le voyais passer, celui-là, il a enfin fini entre mes mains. Je ne m'attendais à rien, puisque le thème de la danse ne me motivait pas plus que ça, et pourtant, ça s'est fini comme une agréable surprise ! Place à la chronique !

    On est donc sur un roman jeunesse contemporain qui se distingue des autres par l'originalité du lieu, ses protagonistes - merci de mettre de la diversité, enfin !! - et la complexité de son intrigue, ce qui est plutôt rare dans du Young-Adult. 
    Les 3 filles - Gigi, Bette et June - se livrent une guerre sans merci pour obtenir une place qu'elles méritent, qui leur "revient". L'histoire est fascinante parce qu'elle joue avec les sentiments et les valeurs des héroïnes. Chacune possède des valeurs différentes, mais elles n'ont qu'une passion, la danse. Jusqu'où peuvent-elles aller ? La réponse est  : loin, beaucoup trop loin. 

    Ce livre lève le voile sur le monde impitoyable de la danse, et en particulier, celui de la danse classique. On découvre - oui je mets en italique parce qu'on s'en doutait un peu quand même - leur lutte pour garder la ligne,  ou même parfois la faire diminuer, la course à la célébrité, la gloire, les heures d'entraînement, tout paraît terrible. On est sous tension en permanence : le récit ne laisse presque aucune pause. On ne sait pas quel coup bas va tomber au chapitre d'après, ni d'où cela va venir. C'est vraiment cette course au premier rôle qui m'a tenu tout au long du livre. On est happé. 

    Comme je l'ai dit plus haut, les personnages vont remettre en cause leurs valeurs, ce qui en fait des personnages complexes. Ni bonnes, ni mauvaises, les filles sont justes des filles qui en veulent et à qui la vie a fait trop souvent des mauvais coups. 
Gigi est, à mon sens, la plus admirable : elle est intègre, elle est celle qui renonce le moins à ses valeurs. Passionnée, elle veut juste danser les plus beaux ballets, avec la plus belle musique. Elle cherche également une légitimité en tant que danseuse noire, au milieu de toutes ces filles blanches.

June est celle qui m'a fait le plus de peine : elle a une mère exigeante, est toujours sélectionnée pour les seconds rôles, ou pire, en tant que doublure. Elle n'est jamais estimée par ses professeurs, ses Maîtres. J'ai eu envie de la voir réussir, mais son comportement jaloux a terni le tableau. 
Bette est la plus insupportable des trois. Vous voyez la peste blondes des films américains ? Dans Moi, Lolita ? Bah pareil. On ne sait pas sur quel pied danser avec elle, sans mauvais jeux de mots. Elle est vicieuse et manipulatrice, chaque chapitre est une surprise. Elle possède aussi ses propres souffrances mais elle est celle avec qui j'ai le moins accroché. 

    Parlons peu, parlons romance, parce que oui, il y a des danseurs beaux gosses dans cette école. Et bien, même si j'ai tendance à chercher les romances dans les livres, celle-ci était de trop. Et fade. Voilà. C'est triste. L'intrigue se suffit à elle-même je pense... ou alors la romance aurait pu survenir plus tard dans le récit. 


    En conclusion, c'est un très bon roman Young-adult, avec du suspens, des émotions, de la diversité - lisez pour découvrir, je spoile pas - et une complexité dans les relations. La fin laisse penser à une suite explosive, il me tarde de la lire.

Pour aller plus loin :


"Ne vous y trompez pas : je me suis battue longtemps, et durement, pour voir ce jour arriver, j’ai versé des larmes, de la sueur et du sang, je me suis privée a la moindre occasion. J’ai mérité d’être là."

Lu dans le cadre du Défi Lecture 2020
2/100


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Prochaine chronique : 
Les délices de Tokyo de Durian Sukegawa

lundi 23 mars 2020

C'est Lundi, que lisez-vous ? #26


Bonjour et bienvenue !
Ça faisait longtemps que j'avais pas fait un "C'est Lundi". C'est surtout parce que je lisais pas assez de livres pour vous les présenter.
Cela servira de petite bande-annonce de ce qui arrive sur le blog...

Comme toujours, 3 étapes : Ce que j'ai lu, ce que je lis, ce que je vais lire.
Merci à I Believe in Pixie Dust de tenir le rendez-vous !

1) Ce que j'ai lu la semaine passée


La semaine dernière, j'ai terminé Les délices de Tokyo et j'ai été agréablement surprise d'apprécier autant. C'est doux, ça donne faim, c'est plein de poésie et ça apaise réellement. Je l'ai lu dans le cadre du challenge que je me suis lancée à moi-même : lire davantage de roman japonais. C'est le second ! 
 
J'ai aussi commencé et finit en à peine 2 jours Le ruban rouge, qui prend place dans un lieu beaucoup moins joyeux à savoirs les camps. Bien heureusement, la lecture était quand même douce et les brefs moments de joie, de rêve du livre sont volontiers à prendre. Une bonne lecture en soi, mais quelques petits bémols qui font qu'elle ne finit pas en coup de cœur. 


2) Ce que je suis en train de lire

Les chroniques de Narnia, tome 1 - Le neveu du magicien
Encore un challenge que je me lance à moi-même puisque, comme indiqué sur Instagram, j'ai décidé de faire 1 mois = 1 tome de Narnia. Donc rendez-vous dans 7 mois pour voir si le challenge est validé.
J'ai en effet l'intégrale - qui fait plus de 800 pages - et je dois vraiment le finir, je crois que c'est le plus vieux livre non lu de ma bibliothèque puisqu'on me l'a offert en... 2009. Il est tant de sortir cette intégrale de ma PAL. 


3) Ce que je lirais ensuite


Pour la suite de ma semaine, je ne sais pas encore. Et ceux et celles qui me connaissent bien savent qu'il ne faut pas se fier à ce que je prévois de faire à l'écrit sur l'instant T.
 
Mais ça fait plusieurs jours que j'ai bien envie de me lancer dans le livre La dernière reine dans lequel il y a des complots, un mariage forcé et tout ! Je suis dans un mood "je me fais souffrir et les personnages aussi", j'ai envie d'être dans une ambiance complot avec des gens qui se cassent du sucre sur le dos et où on peut faire confiance en personne (oui le confinement se passe bien !!). Lisez la Webtoon Subzero (ici), à propos.

Ou alors, et bien je peux décider de me faire autant de mal en lisant une histoire comme J'aime tout ce qui me rappelle que je ne suis pas seule à souffrir sur cette terre (qui possède un titre ô combien joyeux et ô combien d'actu, on est ensemble les confinés et ceux qui peuvent pas se confiner).
Je sais que je vais avoir du mal en lisant ce livre aussi parce qu'il possède tout ce que j'aime, à savoir : UN QUATUOR AMOUREUX. Dévoilé dans le synopsis. On va s'ambiancer moi je vous le dis. On va voir l'héroïne hésiter 100 ans je vais aimer. 

Sérieusement, vous me recommanderiez lequel pour souffrir en lecture ? 
 

Bonne semaine à tous et
#RestezChezVous !!

Le bal des folles

Titre : Le bal des folles
Auteur : Victoria Mas
Édition : Albin Michel
Parution : 2019
Nombre de pages : 251
Synopsis : Chaque année, à la mi-carême, se tient, à la Salpêtrière, le très mondain Bal des folles. Le temps d'une soirée, le Tout-Paris s'encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves, et autres mousquetaires. Cette scène joyeuse cache une réalité sordide : ce bal "costumé et dansant" n'est rien d'autre qu'une des dernières expérimentations de Charcot, adepte de l'exposition des fous.
Dans ce livre terrible, puissant, écrit au scalpel, Victoria Mas choisit de suivre le destin de ces femmes victimes d'une société masculine qui leur interdit toute déviance et les emprisonne. Parmi elles, Geneviève, dévouée corps et âme au service du célèbre neurologue ; Louise, une jeune fille "abusée" par son oncle ; Thérèse, une prostituée au grand cœur qui a eu le tort de jeter son souteneur dans la Seine ; Eugénie Cléry enfin qui, parce qu'elle dialogue avec les morts, est envoyée par son propre père croupir entre les murs de ce qu'il faut bien appeler une prison.


Points + : la plume, le suspens du récit, les personnages, du féminisme...
Points - : une fin quelques peu précipitée

Avis : 
    C'est un livre reçu à Noël et dont j'avais entendu beaucoup de bien. Le thème me parlait et j'avais envie de voir ce que pouvais donner un récit accolé à de l'histoire vraie...

    Je dois dire que j'ai cette faculté à toujours choisir des livre joyeux et qui prennent place dans une ambiance sereine... Hein ? Non ?
L'intrigue prend principalement place à l'Hôpital de la Pitié Salpêtrière dans ce qu'il a de pire. Là-bas, les femmes sont enfermées, principalement parce qu'elles ne se conforment pas à la société. Bah oui, tu trompes ton mari donc tu es forcément une nymphomane. Tu accuses ton oncle de gestes déplacés donc forcément, tu es une mythomane. Toutes les excuses sont bonnes. En plus de ça, il y a de vraies personnes malades. En gros, deux choix s'offrent à vous à la Pitié Salpêtrière : soit vous êtes vraiment malade, soit vous le devenez grâce aux mauvais traitements.  
    À ce quotidien déjà bien singulier s'ajoute Eugénie, qui affirme pouvoir parler aux morts. Par les yeux des folles, on découvre l'injustice de l'enfermement, les traitements inhumains, la méthode de l'hypnose de Charcot - plus traumatisantes qu'autre chose - mais aussi des moments d'humanité, dans lesquels la folie est oubliée. Le bal de la mi-Carême permet alors aux femmes de retrouver de la dignité et de redevenir des êtres humains. Le destin de toutes peut bien changer ce soir-là...


    Pour ce qui est des personnages, Geneviève est un bon personnage, celle avec le développement le plus intéressant. Infirmière en mal de reconnaissance, elle attrape tout ce qui peut lui booster l'égo, elle s'occupe de ces "pauvres malades", qui sont, peuchère, hors société. Quelle femme brave elle fait. Pas d'attachement, par contre. Sa rencontre avec Eugénie change la donne et on assiste alors à une curieuse métamorphose du personnage. 
    Louise est une pauvre fille naïve croyant encore aux contes de fées. Elle est impossible à guérir - du moins pas avec la méthode de Charcot dont elle est heureuse d'être l'élément central. Par le biais d'Eugénie, on découvre les rouages d'une exclusion familiale qui font qu'une fille de bonne famille comme elle puisse se retrouver injustement dans ce lieu.


    J'ai vraiment aimé la plume de l'auteure. On est dans un environnement lourd, malsain, et elle arrive parfaitement à nous le faire ressentir. En même temps, elle met en lumière des femmes attachantes qui rendent cet univers un peu plus humains. J'ai trouvé énormément de belles tournures de phrases et de situations très réalistes. Victoria Mas arrive à rendre le récit plus léger et à faire tomber l'ambiance à l'instant d'après. N'allez cependant pas croire que tout cela est du passé...
Petit bémol de lecture : la fin qui me paraît vraiment précipitée, sans trop de détails ni de développement. C'est vraiment dommage.


    En conclusion : à la fois documenté et romancé, ce livre rend compte des conditions des femmes "hystériques" au 19ème siècle. La plume reste légère, les messages passent par des personnages touchants. Ce livre est réussi et marque par son thème si peu abordé.

Pour aller + loin :



Chapitre 6, page 113 :
"Thérèse regarde Eugénie en continuant de tricoter. Cette jeune bourgeoise ne lui paraît pas spécialement folle, même si les plus profondes folies ne se voient pas. Thérèse se souvient de clients, les plus convenables, les plus propres au premier abord, qui une fois la porte de la studette fermée se révélaient de véritables malades. Mais la folie des hommes n'est pas comparable à celle des femmes : les hommes l'exercent sur les autres ; les femmes, sur elles-mêmes."

Lu dans le cadre du Defi Lecture 2020
1/100

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Prochaine chronique : Tiny Pretty Things, tome 1
de Sonia Charaipotra & Dhonielle Clayton

jeudi 19 mars 2020

Les meilleures lectures de 2019


Bien le bonjour à toutes et à tous !

Tout d'abord, le bilan du moment.
Comment ça se passe en ce moment ? Moi je sors, je profite du beau temps, j'aime passer du temps avec mes amis. C'est ce que j'aurais dit si j'étais une irresponsable comme beaucoup d'entre nous.
Comme presque tous, je suis confinée. J'ai assez de devoirs et de livres et de séries pour m'occuper.

Ensuite, une pensée.
Une pensée pour les médecins, les infirmières, les travailleurs sociaux, les conducteurs de bus, les facteurs, les caissières, les aides ménagères, les éboueurs, et ceux que je dois oublier. Chaque jour une pensée pour tous ces gens qui continuent à travailler pour que le pays fonctionne. 

Ensuite, une autre pensée.
Pour les personnes seules, les personnes à risque, ceux qui sont loin de leur famille, ceux qui ne peuvent pas avoir un toit, ceux qui ne peuvent pas revenir dans leur pays, ceux hospitalisés surtout.
Chaque jour une pensée pour tous ces gens qui luttent plus que les autres. 

Bon courage. Restez chez vous, lisez, regardez des séries, appelez vos proches et patientez. 

De base, cet article était prêt pour présenter les meilleures lectures de 2019 - oui on juge pas j'ai compris je suis à la bourre. 
Bien que je n'ai pas eu beaucoup de déceptions, je n'ai pas eu énormément de coups de cœur. En voici trois qui j'espère vous ont déjà conquis, ou qui sauront titiller votre curiosité.


[Article sponsorisé par Maggie Smith]



1) L'assassin royal, tome 1 : L'apprenti assassin - Robin Hobb


C'était ma première lecture de 2019. Et j'ai commencé par un coup de cœur. Je ne pensais pas accrocher à l'ambiance médiévale de la chose mais alors ça m'a emporté ! J'étais moi même très choquée. Mais pas déçue vous l'avez compris.
C'est l'histoire de Fitz, orphelin mais de sang royal, pris en charge par le roi lui même pour en faire un assassin sous ses ordres. Dans ce premier tome, on suit l'évolution du personnage de Fitz, son apprentissage et sa socialisation.
L'époque dans laquelle se déroule le récit, le personnage de Fitz, les trahisons, la magie mystérieuse, la plume, ce sont autant d'éléments qui m'ont permis d'adhérer à cette lecture et à la dévorer en quelques jours.
Les assassinats et les complots nous permettent de rester alerte, le mal mystérieux qui s'abat sur la région installe une ambiance morose et de confinement - ah ben tiens ! 
Les personnages sont parfaitement travaillés : le personnage de Fitz reste mon préféré parmi mes préférés. Gentil, doux, empathique, mais à la fois malin et rebelle, c'est LE héros.
 En somme, unee très belle découverte, parfait pour s'évader.

Chronique complète → ici




2) Orphelins 88 - Sarah Cohen-Scali


Un livre poignant. Tellement poignant que j'ai mis des semaines à m'en remettre.
C'est l'histoire de Josh, un enfant amnésique perdu quelque part en Allemagne. Recueilli par un orphelinat, il va tenter de découvrir qui il est, dans une Allemagne détruite. Entouré d'anciens enfants du programme Lebensborn - comme lui - et d'enfants juifs, il tentera de remonter la pente.
Ce livre est si touchant... il possède tellement d'adjectifs que je ne sais pas lesquels choisir pour vous exprimer à quel point je l'ai aimé. 
Le personnage de Josh est si naïf, si pur, et en même temps si perdu... Il est entouré d'énormément d'amour et il va devoir affronter les pires vérités pour enfin trouver qui il est.
La plume est exceptionnelle et les faits historiques tellement renseignés que vous aurez eu l'impression d'avoir eu un documentaire sous les yeux, mais romantisé. 
Ce livre est d'utilité publique, si vous avez l'occasion, lisez-le !

Chronique complète → ici




3) Lady Helen, tome 1 : Le club des mauvais jours - Alison Goodman


C'est la surprise de l'année. Je ne m'attendais à rien, et j'étais super contente de l'avoir lu. 
Le pitch, c'est Lady Helen qui rentre dans le monde : les bals, les rencontres, les cup of tea... Mais une bonne disparait et alors là... elle est obligée de fréquenter ce Lord Carlston pour comprendre ce qu'il est advenu de cette femme. 
On pourrait croire que c'est une enquête policière, mais non. Enfin si. Mais pas tout à fait. Ce livre, niveau ambiance, il est entre Orgueil et préjugés et une apocalypse zombie. Et curieusement ce mélange est plaisant. On passe d'une ambiance complètement dégueulasse - n'ayons pas peur des mots - à une ambiance "Oh dear que faites-vous cette année pour la Saison ?". L'intrigue est portée par la relation entre Carlston et Helen qui ont bien plus de points communs qu'on le croit. On adore les voir se détester. Vous savez ce que ça veut dire...
Bref, une lecture fantasy-classique qui ravira les fans de ces genres !!

Chronique complète → ici



Merci de m'avoir lu !!
Sachez que depuis le 7 mars 2020, le blog a 6 ans. Il rentre en CP ! Si c'est pas formidable.
A bientôt pour de nouvelles lectures, et en attendant, restez chez vous !

Prochaine article : Le bal des folles de Victoria Mas

dimanche 16 février 2020

Les flops de 2019


Bien le bonjour à toutes et à tous !
J'ai enfin terminé de publier mes chroniques des livres lus en 2019 donc je vais pouvoir vous 
présenter mon top 3 des déceptions.
(Il y a un pléonasme à la fin de cette phrase, sauras-tu le détecter ?)

Sachez avant toute chose que ça ne fait jamais plaisir aux lecteurs de caser un livre dans les déceptions de l'année. J'ai même hésité à les présenter histoire de ne retenir que le meilleur.
Mais je veux passer l'éponge sur les livres qui m'ont déçue, histoire de pouvoir embrayer avec les livres qui ont marqué cette année, littérairement parlant.

[Article sponsorisé par Brooklyn 99]



1) Je viens de Damas - Marieke Aucante


J'ai donc reçu ce livre en Masse Critique Babelio : l'histoire d'une adolescente syrienne qui est obligée de fuir de son pays avec son petit frère. Bien que l'héroïne soit courageuse, j'ai trouvé le récit assez peu réaliste. Je n'ai vraiment pas aimé le côté soutenu du discours, peu adapté à une ado de 16 ans, ni les facilités trop souvent rencontrées. 
Quand on lit ce genre d'ouvrage, on s'attend à découvrir le chemin tortueux et parfois heureux de personnes déracinées, de manière romancée, certes, mais avec des péripéties dignes de ce nom. 
Dans ce livre, les héros vivent beaucoup de choses, on ne peut pas dire que ce soit ennuyeux, non. Mais disons que c'est finalement un voyage en solitaire qu'ils se font... J'ai eu du mal à trouver l'émotion.

Chronique complète → ici




2) Brooklyn - Colm Toibin


Celui-ci, quand je l'ai commencé, je ne pensais pas du tout qu'il finirait ici. Et quelle tristesse que je l'y mette uniquement à cause de cette fin que je trouve bâclée et improbable. 
L'histoire, c'est celle d'Eilis, jeune irlandaise en route pour les États-Unis dans l'espoir de trouver du travail et de s'épanouir. Elle y rencontre des personnes formidables, y rencontre l'amour, jusqu'à ce que le devoir familial la rappelle. Elle devra ensuite faire son choix : Irlande ou Brooklyn ?  
Que dire de plus ? Sinon que le livre n'est pas si mauvais à mes yeux ? Il relate bien la vie des femmes immigrées dans les années 50, on est totalement dans l'ambiance, la plume est superbe... mais cette fin m'a presque fait oublier ce que j'ai aimé dans le livre. Le début et la fin d'un livre sont essentiels : le début permet de nous accrocher, la fin de nous combler, ou du moins de conclure l'histoire. Je n'ai pas apprécié cette conclusion, non pas parce qu'elle ne correspond pas à mes attentes, mais surtout parce qu'elle est toujours incompréhensible pour moi. 

Chronique complète → ici





3) Gardiens des Cités perdues, tome 7 - Réminiscences - Shannon Messenger


C'est avec une profonde tristesse que pour la première fois, je mets un roman de Shannon Messenger dans les flops de l'année. C'est LA déception de l'année. Les autres romans évoqués, je n'en attendais rien. Celui-ci, j'en attendais tant.
Sophie échappe de justesse à une attaque avec Fitz, ce qui les force à rester alités pendant des plombes. Déjà, c'est pas mal ennuyant cette affaire parce qu'on a peu d'interactions et surtout, on voit peu les autres (nombreux) personnages déjà introduits. Et ça dure 400 pages. Sur 700. Les autres 300 pages, c'est des entraînements vite faits bien faits et les pérégrinations spirituelles de Sophie en ce qui concerne ses amours. C'était dur à lire, surtout que l'histoire n'avance pas tant que ça, au final. 700 pages de... rien. Grosse déception.

Chronique complète → ici


À bientôt pour les meilleurs lectures de l'année 2019 !!

samedi 15 février 2020

La passe-miroir, tome 4 : La tempête des échos

Titre : La passe-miroir, tome 4 - La tempête des échos
Auteur : Christelle Dabos
Édition : Gallimard Jeunesse
Parution : 2019
Nombre de pages : 565
Synopsis : Les effondrements se multiplient, de plus en plus impressionnants : Babel, le Pôle, Anima, aucune arche n'est épargnée. Pour éviter l'anéantissement total, il faut trouver le responsable. Trouver l'Autre. Mais comment faire sans même savoir à quoi il ressemble ? Plus unis que jamais, Ophélie et Thorn s'engagent sur des chemins inconnus où les échos du passé et du présent les mèneront vers la clef de toutes les énigmes.




Cette chronique traite du 4ème tome de
la saga La Passe-Miroir
/!\ Risques de spoilers

Avis :
    Et voilà, on y est. Je n'arrive pas à croire que je chronique enfin ce quatrième et dernier tome. C'est satisfaisant et triste à la fois. J'ai conclu 2019 avec ce livre et je ne le regrette pas. C'est la fin... la fin d'une saga coup de cœur qui n'en fini pas d'acquérir de nouveaux adeptes. Beaucoup de lecteurs ont été déçus de ce livre au point de réagir de façon virulente. Tout d'abord, je comprends la déception car cette histoire n'est pas celle que j'attendais, ni même cette fin mais Christelle Dabos a respecté son univers, son héroïne et les différents protagonistes, et en ça, elle a déjà fait le travail. 

    Dans ce tome, Ophélie part à la recherche de l'Autre et d'Eulalie Dilleux. Toujours sur l'arche de Babel - arche supra-tolérante souvenez-vous - et en danger suite à l'effondrement des arches, Ophélie se cache et mène l'enquête avec son mari Thorn - il est là pas d’inquiétude. Pour trouver Eulalie, elle doit en savoir davantage sur son histoire : cela la mène à l'Observatoire des Déviations, elle fait des voyages temporels entre Endroit et Envers, rêve énormément... 
    Qui est l'Autre ? Qui est Eulalie Dilleux ? On est sur un tome très mystique, mystérieux, dangereux, oppressant, onirique avec lequel j'ai beaucoup accroché, même si cette thématique ne m'est pas familière. 


    D'abord, j'ai été déstabilisée par l'ambiance mystique et le changement de cap des recherches, et en même temps, j'ai été effrayée des possibles conséquences de l'effondrement des arches. Je n'ai accroché à l'histoire qu'à partir du moment où Ophélie se confronte à l'Observatoire des déviations : une ambiance effroyable et oppressante mais nécessaire pour le parcours personnel d'Ophélie. 
    Une fois plongé dans l'histoire, on ne la lâche plus. Les flashbacks permettent d'avoir une continuité cohérente au milieu de tout ce bazar et ils empêchent les longueurs. C'est une histoire à l'image de Christelle Dabos et à l'image de cette saga qui a toujours eu ce côté mystérieux. 


    Parlons des personnages principaux : on va pas se mentir, on est très content de les retrouver ensemble. Ophélie et Thorn ne se lâchent plus et forment une équipe de façon très complémentaire. Les fans du couple vont savourer les moments qu'ils passent ensemble car il y en a énormément. 
    Ophélie est moins maîtresse de son corps mais son esprit reste très clair quant à ses intentions. Thorn se montre plus sensible mais il est toujours aussi pragmatique. De manière générale, ils n'ont pas beaucoup changé, vous allez aimer. 

    Je voulais conclure cette chronique élogieuse par 2 points négatifs - oooohhh nooon - que vous allez retrouver dans beaucoup de chroniques. 
    D'abord, et surtout, on voit trop peu Archibald, Bérénice, Victoire et les autres. Ils manquaient gravement à l'histoire. Ils n'apportent pas énormément à l'intrigue mais ne serait-ce que parce que c'est le tome final, j'aurais aimé les voir davantage
    Ensuite : la fin. La fin est un peu trop rapide et incompréhensible pour moi. Comme déjà évoqué en début de chronique, ce n'est pas la fin que j'attendais, mais elle correspond à l'univers. On reste sur une sensation d'inachevé mais cela laisse la porte ouverte à beaucoup de possibilités dans notre imaginaire. Histoire de rester sur du mystère...


    En conclusion, c'est un magnifique final pour cette saga qui nous aura fait voyager, qui aura marqué la littérature fantasy, jeunesse, et française par son originalité et des héros particuliers et attachants. La fantasy existe en France et ça marche, la preuve. Longtemps comparée à Harry Potter, cette saga a su faire son chemin et devenir un classique à part entière. Merci Christelle Dabos !! 


Chapitre 5, page 67 :
"Se voir invitée à écouter une poupée ne figurait pas parmi les situations conjugales qu'Ophélie aurait imaginé vivre un jour. Plus que l'objet en lui-même, elle contempla les longues mains osseuses qui le tenaient. Les manches retroussées dévoilaient quelques-unes des cinquante-six cicatrices qui scarifiaient le corps de Thorn.
Ophélie avait vu chacune d'elles. Elle s'en sentait encore impressionnée. Et privilégiée.
Dès qu'il intercepta son regard, Thorn eu un raclement de gorge. Il plaqua vers l'arrière l'unique mèche qui menaçait de quitter les rangs serrés de ses cheveux et ajouta d'une voix plus guindée encore qu'à l'ordinaire :
- Ensemble.
Ophélie hocha la tête.
- Ensemble."

Lu dans le cadre du Défi Lecture 2019

Autres tomes :
1 - 2 - 3

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