Titre original : Noughts and Crosses, book 1
Auteur : Malorie Blackman
Traduction : Amélie Sarn
Édition : Milan (Macadam)
Parution : 2005
Nombre de pages : 396
Synopsis : Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé ou méprisé.
Un monde où les communautés s'affrontent à coup de lois racistes et de bombes. C'est un monde où Callum et Sephy n'ont pas le droit de s'aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d'un rebelle clandestin.
Avis :
Je ne m'attendais pas à ça. Je m'attendais à un coup de cœur, un livre dont j'aurai envie de lire la suite. Mais non. Je n'irai pas non plus dire que c'est une énorme déception (voyez comme j'ai mis une bonne note quand même !) mais j'ai été très déçue de certains évènements et surtout la fin.
Les personnages de Callum et de Sephy ont une personnalité bien propre et bien exploitée, et je dirais même, assez représentative de leur milieu. Sephy est une enfant de riches en total désaccord avec les idées de ses parents, souffrant d'une solitude assez souvent observée chez les jeunes comme elle. Callum est un adolescent plein de rêves utopiques et prêt à tout pour faire changer sa situation, autant résigné qu'attaché aux valeurs familiales, il est la personnalité forte du roman - étant surtout la principale victime du racisme ambiant. J'ai regretté ce côté vu et revu des personnages secondaires : une mère résignée, un père sévère (pour les deux personnages principaux), un frère révolutionnaire, une sœur complice ou à moitié peste. Ce sont des personnalités que j'ai pu retrouver pas mal de fois mais ne pas oublier que c'est avant tout un roman jeunesse.
En parlant du roman jeunesse, j'ai quelques fois douté : le racisme est abordé en profondeur et sous toutes ses coutures, avec des propos violents, et une réalité à faire frémir le moins sensible d'entre nous. Je doute fortement qu'un(e) enfant de 8/9 ans arrive à comprendre en totalité la portée de ce qu'il lit et s'il arrivera à en terminer la lecture tellement les mots sont forts et violents. Je ne sais pas si je dois classer ce roman dans le contemporain, parce que le racisme envers les Blancs, qui est en fait une sorte de parallèle au racisme envers les Noirs, n'est pas tout à fait exact.
Je m'explique : de nos jours, toujours du racisme. Mais plus à un tel point. Les actes anti-Blancs dans ce roman sont tels qu'on pourrait plus les mettre en parallèle avec les actes racistes des années 50 (Martin Luther King, Rosa Park... voyez ?). Heureusement, la tolérance a évolué dans notre société des années 2000, même s'il nous reste beaucoup à faire, mais en lisant, vous verrez de quoi je parle, le niveau de racisme du roman est élevé par rapport à ce que vivent réellement les Noirs de nos jours (ou alors je n'espère pas me tromper parce que ce serait terrible et il faudrait que je rouvre les yeux).
Je m'explique : de nos jours, toujours du racisme. Mais plus à un tel point. Les actes anti-Blancs dans ce roman sont tels qu'on pourrait plus les mettre en parallèle avec les actes racistes des années 50 (Martin Luther King, Rosa Park... voyez ?). Heureusement, la tolérance a évolué dans notre société des années 2000, même s'il nous reste beaucoup à faire, mais en lisant, vous verrez de quoi je parle, le niveau de racisme du roman est élevé par rapport à ce que vivent réellement les Noirs de nos jours (ou alors je n'espère pas me tromper parce que ce serait terrible et il faudrait que je rouvre les yeux).
Le pourquoi du comment que j'ai mis "que" 15 : j'ai apprécié ma lecture, et j'ai vraiment été absorbée par l'histoire, et malgré ce qu'en disent certaines critiques, c'est un environnement original et très bien exploité comme toujours par Malorie Blackman. Cependant, il y a un nombre assez élevé de moments mélodramatiques voire carrément glauque. Je n'en dirais pas plus mais le nombre de fois où j'ai fermé le livre en me disant "Non c'est pas vrai... bon, où j'ai mis mes DVD de Friends pour décompresser là ?". Trop de mélodramatique. Vraiment. Même si, je vous l'accorde, la situation inversée devrait être telle, je me suis demandé si c'était vraiment un roman jeunesse, sachant qu'une adulte comme moi a du mal avec ces situations.
Je ne parlerais que très peu de la fin : décevante. Oui je sais qu'il y a une suite et je vais tarder un peu avant de la commencer parce qu'il va me falloir digérer cette fin horrible et déprimante...
Pour conclure (enfin !) je conseille quand même ce livre, parce qu'il amène à réfléchir sur la situation que les Noirs ont pu vivre par le passé et que c'est une histoire assez originale pour faire renverser la balance. Roman jeunesse : pas seulement, vous l'aurez compris. Moi de mon côté je vais aller lire un livre rigolo pour faire passer la pilule.
"Mon désespoir était le sien, son désespoir était le mien. Comme si le
seul rempart que nous avions trouvé contre le monde était notre amour."
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