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jeudi 30 août 2018

The Mortal Instruments, tome 1 : La cité des Ténèbres

Titre : The Mortal instruments, tome 1 - La Cité des ténèbres
Titre original : The Mortal Instruments Trilogy, book 1 : City of Bones
Auteur : Cassandra Clare
Traduction : Julie Lafon
Édition : Pocket Jeunesse
Parution : 2008
Nombre de pages : 570
Synopsis : Clary n'en croit pas ses yeux. Elle vient de voir le plus beau garçon de la soirée commettre un meurtre. Et détail terrifiant : le corps de la victime a disparu d'un seul coup !
Mais le pire reste à venir... Sa mère a été kidnappée par d'étranges créatures et l'appartement complètement dévasté.
Sans le savoir, Clary a pénétré dans une guerre invisible entre d'antiques forces démoniaques et la société secrète des chasseurs d'ombres... Une guerre dans laquelle elle a un rôle fatal à jouer.



Avis :
    Vous avez certainement entendu parler de cette saga contenant des pavés aussi gros les uns que les autres. Cette saga mêlant vampires, Chasseurs d'Ombres et autres créatures. Beaucoup ont eu le coup de cœur pour cette saga Fantasy, ce qui m'a poussé à me lancer. Mais, non. Non. Sorry, not sorry

     Clary est une adolescente ordinaire, avec un ami ordinaire, une mère ordinaire et une vie somme toute ordinaire. Un soir, elle est témoin d'un meurtre commis par le plus beau garçon de la soirée. Comme si c'était pas assez effrayant, il se trouve que le corps de la victime disparait comme par magie. Elle fait alors la rencontre de Jace et Isabelle, des Chasseurs d'Ombres. En rentrant chez elle ce soir-là, sa mère disparait et elle retrouve son appartement ravagé. Ces deux éléments peuvent-être liés ? En plus de ça, Jace lui apprend qu'elle a un rôle à jouer dans une guerre qui oppose plusieurs créatures/monstres/espèces/clans. Une soirée chargée pour Clary, donc. Je le vends peut-être mal, mais c'est l'une des parties de l'intrigue que j'ai le mieux compris. 

     J'ai eu énormément de difficultés à terminer ce livre, déjà parce que je n'y comprenais rien à l'intrigue. Il y a une guerre qui oppose des gens... à d'autres gens. Je ne saurais même pas vous expliquer pourquoi ni comment cette guerre a commencé. Le souci, c'est que dès le départ, on nous envoie énormément d'informations concernant l'intrigue, mais de façon très confuse. Ça ne me dérange pas que l'univers d'une saga soit complexe, loin de là, mais encore faut-il bien l'expliquer. Éventuellement, je n'aurai pas refusé un long passage explicatif des tenants et des aboutissants dès le début du livre, et avant même que l'histoire ne commence, comme on peut le retrouver dans Shades of Magic par exemple, puisque le premier tome met un certain temps à rentrer dans le cœur de l'action (#currentlyreading).
    
    Le livre est aussi très long à lire. Je ne parle pas seulement du nombre de pages, parce qu'on sait que le nombre de pages importe peu si l'histoire est passionnante. Je parle surtout du style de narration : de l'action, des dialogues qui expliquent à moitié et de façon confuse ce qu'il vient de se passer, de l'action, des dialogues qui expliquent à moitié et de façon confuse ce qu'il vient de se passer, de l'action...... C'est long. Surtout quand, comme moi, on n'y comprend plus rien au bout de la page 150. Vous me direz : "Mais pourquoi n'as-tu pas arrêté si tu n'y comprenais rien ?". C'est une question pertinente !

    Il est vrai que j'ai accroché à certains éléments de l'intrigue - le peu que j'ai compris, du coup. Je me demandais réellement ce qu'il avait pu advenir de la mère de Clary, je me demandais qui était son père, et quelle tournure allait prendre la romance !
    J'accroche beaucoup aux romances dans les livres, mais paradoxalement, je n'aime pas quand cette romance passe au premier plan dans une intrigue travaillée et intéressante. Ici, l'intrigue me paraissait fade, je me suis donc tournée vers la romance et les intrigues secondaires. *insérer rire jaune*. J'ai ris jaune. En pleine nuit. Lorsque j'ai découvert que la romance pouvait elle aussi me décevoir. Ça a été le point me donnant la certitude que je n'aimais décidément pas cette lecture. 

   Le dernier point décevant de cette lecture reste les personnages auxquels je n'ai pas un brin accroché. Je parle des personnages principaux, puisque les secondaires sont tellement mis au second plan que je ne m'en souviens plus.
    Clary est un personnage à la limite du supportable. Elle se laisse traîner partout, tout le temps. Il m'a semblé qu'elle n'avait aucune émotion. Ou en tout cas, elle les intériorise assez bien, c'est fascinant. Bon, ne lui jetons pas la pierre, elle se retrouve lancée à la poursuite de méchants alors qu'elle n'avait rien demandé donc soyons tolérants. Mais je ne me souviens pas avoir connu un personnage avec si peu de personnalité depuis Laurel dans Love letters to the dead. Elle fait quand même face à des créatures fantastiques, sa mère qui se fait enlever... mais non, tout est normal. Les seules émotions qu'elle ressent se produisent face à Jace. Magique jusqu'au bout.
    J'ai eu un semi espoir avec Jace : un beau gosse au premier abord ténébreux puis assez facétieux par la suite. Simon, lui, est l'élément relou de l'histoire. Je ne sais pas si j'ai ce ressenti parce qu'il se fait tourner et retourner par Clary qui semble aussi manquer de lucidité en plus de son absence de personnalité. Toujours est-il que je n'ai pas accroché.

    Vous l'aurez compris : c'est une déception. J'ai d'ailleurs mis assez de temps à le chroniquer parce que je ne savais pas comment aborder cette déception. Paradoxalement, je comprends l'engouement face à cette saga qui arrive à mélanger plusieurs éléments de différentes saga, qui met en place une guerre entre plusieurs clans. J'imagine que si j'avais lu ce roman en étant plus jeune ou en ayant lu moins de romans Fantasy, j'aurai pu accrocher davantage. Mais non. Je ne pense pas lire la suite : le premier tome était trop fouillis et cela ne m'a pas donné envie de lire la suite. Sorry not sorry



Chapitre 3, page 61 :
"Hodge m'a donné l'ordre de te ramener à l'Institut avec moi. Il veut te parler.
- Pourquoi ça ?
- Parce que tu connais la vérité, désormais. Ça fait au moins cent ans que nous n'avons pas croisé un Terrestre qui connaissait notre existence.
- Notre existence ? Tu veux parler des gens de ton espèce ? De ceux qui croient aux démons ?
- De ceux qui les tuent. Nous sommes des Chasseurs d'Ombres. Enfin, c'est comme ça que nous nous faisons appeler. Les Créatures Obscures ont des termes moins flatteurs.
- Les Créatures Obscures ?
- Les Enfants de la Nuit. Les sorciers. Le peuple des fées. Les êtres magiques de cette dimension.
Clary secoua la tête !
- Attends, je parie qu'il y a aussi des vampires, des loups-garous et des zombies ?
- Évidemment. Bien qu'on trouve ces derniers plus au sud, là où vivent les prêtres vaudous.
- Et les momies ? Il n'y en a qu'en Égypte ?
- Ne sois pas ridicule ! Personne ne croit aux momies."


Ce livre a été lu dans le cadre 
du Challenge des pavés


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jeudi 2 novembre 2017

L'école du bien et du mal, tome 1

Titre : L'école du bien et du mal, tome 1
Titre original : The school for Good and Evil, book 1
Auteur : Soman Chainani
Édition : Pocket (Jeunesse)
Parution : 2015
Nombre de pages : 476
Synopsis : Kidnappées par une sombre nuit d'orage, Sophie et Agatha intègrent l'école du bien et du mal... Un lieu très spécial, où l'on forme les personnages de contes de fées. Pantoufles de verre et chevelure blonde soyeuse, Sophie est sûre de devenir princesse. Tandis qu'Agatha, cynique et solitaire, toute de noir vêtue, se voit déjà en sorcière. Pourtant, rien ne se passe comme prévu... et si l'erreur de casting révélait leur vraie nature ?





Avis :
    Agatha et Sophie vivent à Galvadon, un village totalement perdu et maudit : régulièrement, des enfants sont enlevés pour être "scolarisés" à l'école du Bien et du Mal. Ils finissent par tomber dans l'oubli, ou tomber dans un conte. Depuis quelques temps, Sophie est persuadée qu'on va l'enlever pour l'amener dans l'école du Bien. Agatha - comme tous les autres habitants de Gavaldon - a du mal à croire qu'un monstre enlève les enfants pour les former à l'univers féérique des contes. Mais un soir, le monstre arrive bien, et en voulant sauver son amie Sophie, Agatha est emmenée avec elle. Résultat : Agatha se retrouve dans l'école du Bien et Sophie dans celle du Mal. Et là, c'est le drame !

    L'idée de base est bonne : deux écoles pour deux types de héros, des cours différents, des valeurs différentes et surtout, une apparence et une personnalité qui permettent de bien diviser les bons des mauvais. Seulement, après des siècles d'existence, il semble qu'une erreur de casting ait eu lieu : Sophie était sûre de finir dans l'école du Bien - elle vivait pour ça ! - et Agatha, en toute logique, devait finir dans l'école du Mal - son apparence collait bien. Mais non. 
    Cette idée était complètement géniale, on voit des certitudes renversées, des personnages en colère ou juste décontenancés. Sophie et Agatha font face aux railleries tout en essayant de comprendre comment c'est arrivé. C'était franchement bien. Et là, c'est le drame !

    Le gros défaut de ce livre, c'est l'écriture. Elle est vraiment trop brouillon. Au début de ma lecture, j'ai trouvé de brèves descriptions mais je n'ai pas tellement tilté. C'est quand l'intrigue se met en place qu'on se perd. Il y a des moments où je ne savais même plus qui parlait, j'ai dû revenir en arrière pour comprendre ce qui se déroulait, et même encore en faisant ça, c'était pas super clair. C'est vraiment un point qui m'a ralenti dans ma lecture. Mais l'intrigue était assez bonne, alors merci l'intrigue !
   
    C'est vraiment dommage que l'écriture soit brouillon parce que je sentais que j'aurai davantage apprécié. Sophie et Agatha sont complètement opposées : j'ai adoré Agatha et Sophie m'est sortie par les yeux. J'ai eu du mal avec Tedros - le prince charmant ! - qui est clairement une girouette superficielle. Mais je me trompe peut-être. Étonnamment, j'ai apprécié les camarades de chambre de Sophie, même si elles sont glauques, moches et horriblement méchantes. Je n'ai pas pu tellement apprécier les autres personnages parce bon... écriture brouillon tout ça, tout ça !

  L'écriture brouillon accentue l'intrigue un peu hachée, un peu fourre-tout. Agatha et Sophie essayent de trouver des solutions pour retrouver leur bonne place et même rentrer chez elles - même si Sophie n'est pas très open à cette idée. Quand un plan ne fonctionne pas pour une raison absurde, la solution est encore plus absurde. Une fois, il faut trouver une réponse à une énigme, une autre fois, il faut avoir les meilleurs résultats, et puis finalement non... eh, j'ai que 4 lobes cérébraux, pas un de plus pour remettre l'intrigue en ordre !

    C'est vraiment vraiment vraiment (vraiment) dommage que l'histoire et l'écriture rendent l'ensemble flou parce que je pense que j'aurai adoré le tout. Vers la fin, tout se met petit à petit en place pour préparer le deuxième tome, mais entre le début et la fin, y'a le milieu - vous aurez au moins appris ça aujourd'hui, bravo ! - et ce milieu est trop perché pour profiter pleinement de la lecture.
     Il paraît que le deuxième tome est plus concis, plus organisé et que l'intrigue est assez bonne, mais j'ai été très déçue de ce tome-là et je ne pense pas me plonger directement dans la suite des aventures de Sophie et Agatha...


"Dans les Tours du Bien, en revanche, les garçons se battaient à l'épée, pendant que les filles apprenaient à parler aux chiens et aux hiboux. Comment s'étonner ensuite que les princesses de contes soient aussi godiches ?"
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samedi 30 juillet 2016

Outlander, tome 1 : Le chardon et le tartan

Titre : Le cercle de pierre, tome 1 - Le chardon et le tartan
Titre original : Outlander, book 1 - Cross Stitch
Auteur : Diana Gabaldon
Traduction : Philippe Safavi
Édition : J'ai lu
Parution : 2014
Nombre de pages : 852
Synopsis : 1945. Claire passe ses vacances en Ecosse, où elle s'efforce d'oublier la Seconde Guerre mondiale auprès de son mari, tout juste rentré du front. Au cours d'une balade, la jeune femme est attirée par un mégalithe, auquel la population locale voue un culte étrange. Claire aura tôt fait d'en découvrir la raison : en s'approchant de la pierre, elle se volatilise pour atterrir au beau milieu d'un champ de bataille.
Le menhir l'a menée tout droit en l'an de grâce 1743, au coeur de la lutte opposant Highlanders et Anglais. Happée par de monde inconnu et une nouvelle vie palpitante, saura-t-elle revenir à son existence d'autrefois ?


Avis :
   Parmi les sagas coup de cœur des blogueurs, on retrouvait très souvent Outlander - cet énorme pavé nous plongeant dans l'Ecosse profonde. J'avais au départ une réticence à le lire parce que les voyages dans le temps, pour moi c'était du vu/revu et surtout à cause du nombre de pages. Je ne rechigne pas à lire un pavé mais si c'est pour qu'il ne me plaise pas, c'est beaucoup plus compliqué. 

    Claire Randall est mariée avec Franck Randall : ils se retrouvent tout juste, alors que la Seconde Guerre mondiale vient de terminer. Alors qu'elle est occupée par sa nouvelle passion, l'herbologie, son mari lui, n'a de cesse de découvrir un peu plus de secrets sur ses ancêtres. Alors qu'ils partent à la recherche de nouveaux mystères des Highlands, Claire se fait "aspirer" par un mégalithe, ce qui la propulse en pleine bataille, de l'an 1743. Déjà bien mal lotie de se retrouver au beau milieu d'un combat sanglant, elle se fait agresser par un commandant Anglais - Jonathan Randall, un ancêtre de son mari qu'elle reconnait immédiatement - mais est heureusement secourue par un inconnu, qui l'apporte dans une chaumière. Alors qu'un magnifique débat prend forme autour de "est-elle une catin anglaise ?', elle se retrouve à secourir un des guerriers écossais Jamie. Impressionnés par ses capacités d'infirmière, ils l'emmènent avec eux, en attendant de découvrir qui elle est vraiment. 

    Avouez que quand même ça fait pas mal d'infos à avaler en si peu de pages - oui parce qu'on doit en être à peine à la 100ème, là. C'est au moins ce qu'il faut pour placer une bonne intrigue. Car oui, c'est le point fort de ce livre - le number one ! On a d'un côté l'histoire de Claire qui se forge une nouvelle identité, essaye de retrouver le cercle de pierre pour retourner à son époque, mais ça aurait été si simple: elle commence à prendre goût à tout ça - quel suspens ! 
    J'ai vraiment adoré suivre la vie de Claire, que ce soit en 1945 ou en 1743, c'est vraiment un personnage intéressant, moderne mais qui doit évoluer dans un monde austère et sexiste. Elle saura montrer sa différence et tirer son épingle du jeu et ainsi se comporter le plus normalement du monde dans une époque qui n'est pas la sienne mais qui la fascine. Elle évolue au milieu des conflits militaires, des intrigues monarchiques internes et externes au château et se retrouve plongée dans les secrets de Jamie et des autres, tout cela en essayant d'être la plus normale possible. 
    Là où Outlander se distingue des autres intrigues de même type - à savoir "voyage dans le temps" - c'est que le sujet n'est pas pris à la légère. Les différences que Claire perçoit ne se résument pas à "oh mon dieu la vie de château est différente !" mais surtout aux coutumes, aux vêtements, au langage, à la médecine, à tout. C'est un vrai voyage, autant pour Claire que pour nous lecteurs. Un dépaysement total.

    Outre le paysage et les palpitantes aventures de Claire dans ce domaine très masculin, le plaisir de lire ce livre se trouve réside dans le personnage de Jamie, un jeune Irlandais assez casse-coup mais courageux qui peine à trouver une place concrète dans son propre univers. Dès le départ, le personnage de Jamie se distingue des autres par son cynisme et ses valeurs qui sont loin de celles de ses congénères un peu bourrus. Tout au long du livre, il dévoilera des secrets, des valeurs et une histoire qui m'ont particulièrement émue. La relation qu'il développera avec Claire est une des plus fortes et des plus valeureuses que j'ai pu découvrir : leurs "interactions" se font de façon la plus naturelle possible, même si au bout d'un moment j'ai éprouvé une certaines lassitude, juste avant que les péripéties ne recommencent à rebooster l'histoire. 

    C'est un univers riche et palpitant que j'ai découvert grâce à ce premier tome, je ne suis pas déçue. Le pavé qu'il représente peuvent refroidir certain(e)s mais les péripéties sont nombreuses et l'univers est tellement détaillé qu'on ne trouve pas le temps de s'ennuyer. Derrière l'aventure de Claire - en fond, et presque finalement faisant partie intégrante de son récit à elle - on trouve une intrigue historique, des complots, des manigances, des retournements de situations qui forgent l'Histoire de l'Ecosse et de l'Angleterre. C'est un récit complet autant par son déroulement que par les personnages qui l'habitent - vous trouverez vos chouchous comme ceux qui vous détesterez. 

    Ce livre rejoint l'équipe des livres "qui sont gros mais que finalement ça va parce que l'histoire est excellente". Ne soyez pas découragé, votre persévérance pour le lire sera récompensé par un récit superbe, pour lequel 850 pages ne suffisent pas. 


Chapitre 5, page 124 :
"Seigneur, quelle mouche vous a piquée de vous couper les cheveux aussi courts, mon enfant ? Vous vous êtes déguisée ? J'ai entendu dire que certaines femmes n'hésitaient pas à se travestir en homme pour voyager en sécurité et ne pas être inquiétées par ces satanés Anglais. Non mais vraiment ! Quand est-ce que nous autres, les femmes, on pourra se déplacer tranquillement sur les routes ?"

15/12
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samedi 25 juin 2016

Le noir est ma couleur, tome 3 : La riposte

Titre : Le noir est ma couleur - La riposte
Auteur : Olivier Gay
Édition : Rageot
Parution : 2015
Nombre de pages : 292
Synopsis : Depuis que Jordan, un jeune Mage, est arrivé au lycée, Manon est en danger. Il menace de révéler son secret et de la dénoncer au Conseil si elle ne s'éloigne pas d'Alexandre. 
Mais l'union fait la force. Quand Alexandre découvre les manœuvres de son rival, il persuade Manon de riposter.
Violemment. 
Va-t-elle commettre l'irréparable ?






Ce livre est le troisième tome de la saga Le noir est ma couleur
/!\ Risque de Spoiler

Avis :

    Souvenez-vous : j'avais lu les deux premiers tomes de cette saga l'un après l'autre, très rapidement. J'ai pris le troisième tome, je voulais vraiment savoir où tout ça allait mener. Pas de déception. Je dirais même que c'est le tome qui m'a le plus emballé jusqu'à présent.
    Manon est donc une Mage Noire, elle rechigne à plonger dans le Noir, encore synonyme de "mal" pour elle. Jordan - avec qui elle a eu un flirt - apprend sa condition et par jalousie, menace de tout raconter aux parents de Manon si elle n'arrête pas de fréquenter Alexandre. Elle se retrouve donc avec bien des soucis. D'une part,  elle doit arrêter de parler à Alexandre dont elle était très proche, et d'un autre côté elle doit faire face au chantage de Jordan qu'elle ne supporte pas - bien trop manipulateur et malsain pour elle, malgré son côté "Oh yeah je viens d'Amérique". Combiné à tout cela, elle se retrouve de plus en plus confrontée à l'Ombre qu'elle essaie tant bien que mal de repousser.

    Ce qu'on avait quitté à la fin du deuxième tome laissait déjà présager une certaine action dans les tomes suivants. Dans ce tome-là, ça bouge vraiment. Comme les tomes précédents, Manon et Alexandre sont en froid en début de roman mais pas si longtemps que cela. Les actions se déroulent toujours aussi rapidement mais contrairement aux autres fois - où je reprochais le manque de détails et une précipitation des évènements - ça donne un bon entrain au récit. Oui, je change d'avis comme de chemise. C'est mal. Les deux premiers tomes n'étaient que les prémisses - l'introduction - de quelque chose de sombre, où la pression se fait plus forte autour du personnage de Manon, et par extension autour du personnage d'Alexandre qui est plus têtu qu'un certain Harry Potter dans un certain tome 5. Beaucoup d'éléments sur les pouvoirs de Manon apparaissent et cela permet aux protagonistes - et à nous-même - d'assembler les pièces d'un puzzle encore incomplet. 

    Le personnage de Manon est donc confronté à des choix : se laisser emporter par le Noir ou pas, délaisser Alexandre ou pas, laisser Jordan guider sa vie ou pas. Elle affronte une notion du bien et une notion du mal qui lui étaient inconnues. J'ai eu l'impression que la Manon timide et entêtée gagnait enfin en maturité et arrêtait de faire un peu la naïve. J'ai apprécié cette évolution : l'aspect cliché que j'avais reproché s'efface un peu et j'apprécie le fait d'avoir des personnages avec plus de caractère. Il en est de même pour Alexandre - qui voltige un peu ici et là. Il est toujours aussi impulsif - voire trop - mais semble toujours fasciné par les pouvoirs de Manon. Il devient plus réfléchit, et lui aussi, devient un peu plus mature. C'est comme si parfois leurs personnalité s'inversaient : Manon fait appel à son instinct quand Alexandre se pose pour réfléchir. Ça les rend un peu moins caricaturaux à mes yeux. One point !

    Il y a bien toujours dans l'histoire les personnages d'Eloïse et Jordan ainsi que toute la clique d'Alexandre - d'ailleurs eux, c'est des gros lourds. Je vais m'attarder sur Jordan : bien que peu séduite à la base par son tempérament, même là où il faisait le gentil américain, son comportement ne m'a pas plus enchanté lorsqu'il a commencé à s'adonner à la technique ironiquement formidable que l'on appelle le chantage. Soit. Il fallait quand même un garçon un peu "je suis le beau gosse et je cache mes airs méchants sous ma mèche blonde" et quelle surprise... L'auteur met un peu plus en scène le côté malsain de Jordan et même l'histoire de son personnage a été plus travaillée. Même s'il tient le rôle du "méchant" je n'ai pas goûté mon plaisir de le voir plus sordide que je l'imaginais. 

   En conclusion, j'ai adoré ce tome-ci. L'étau se resserre autour de Manon, les choses mystérieuses le sont un peu moins et les personnages me conviennent enfin. Je reprocherais juste une petit excentricité impulsivité de trop vers la fin mais imaginons que je le signale en coup de vent. J'ai vraiment accroché que ce soit aux personnages, à l'intrigue, aux pouvoirs, et j'espère surtout accrocher à la suite !

Chapitre 8, page 79 :
"Lorsque je fermais les paupières, le Spectre bondit à ma rencontre. J'esquissai un sourire d'excuse et plongeai vers le Noir. Je ne m'y étais pas risquée depuis que j'avais tenté de créer une Ombre chez Alexandre, pourtant je n'avais aucun doute sur le résultat."

9/12

Autres tomes :
1 - 2
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lundi 13 juin 2016

Le sculpteur

Titre : Le sculpteur
Titre original : The Sculptor
Auteur : Scott McCloud
Traduction : Fanny Soubiran
Édition : Rue de Sèvres
Parution : 2015
Nombre de pages : 486
Synopsis : David Smith consacre sa vie à l'art - jusqu'à l'extrême. Grâce à un pacte avec le diable, le jeune artiste voit son rêve d'enfance réalisé : pouvoir tout ce qu'il souhaite, à mains nues. Mais ce pouvoir hors norme ne vient pas sans prix... il ne lui reste que 200 jours à vivre, pendant lesquels décider quoi créer d'inoubliable  est loin d'être simple. D'autant que rencontrer l'amour de sa vie le 11ème jour ne vient rien faciliter...




Avis :
    Je souhaitais lire ce comics depuis un bon bout de temps déjà et impossible de le dénicher dans une des bibliothèques de ma ville. Et quelle ne fut pas ma surprise quand j'ai découvert sa taille, son nombre de pages. Énorme. Aussi énorme que son histoire. 
    L'histoire commence avec David, un artiste déprimé qui peine à se faire un nom dans le métier. Alors qu'il se retrouve sans le sou et au fond du trou, le diable arrive - sous la forme de son oncle Harry apparemment - et lui propose d'échanger sa vie contre un merveilleux don de sculpteur. Il ne lui resterait que 200 jours à vivre, mais durant ces 200 jours, il pourrait sculpteur n'importe quoi, avec n'importe quel matériau rien qu'avec ses mains. Personnellement je trouve ça assez sympa, dommage que ce soit dangereux pour la santé et que ça réduite la durée de vie. L'auteur s'est inspiré du mythe de Faust, que je ne connaissais pas mais qui lui aussi s'est fait un petit deal avec le diable.

    C'est sûr que pour une personne naïve comme moi, je n'aurais pas échangé ma vie contre le fait de pouvoir sculpter à l'infini, mais David n'est pas comme ça : lui il souhaite se faire un nom, avec ce qu'il sait faire et ce qu'il a envie de faire. Il ne veut pas se conformer à ce que veulent voir les gens, les galeristes ou les autres sculpteurs. Non, lui il veut raconter des choses, avec ses mains, tout le temps. Il est complétement incompris, et il espère qu'avec son don, il puisse faire des choses encore meilleure et enfin atteindre son objectif : se faire un nom. Bon vous me direz : c'est facile de se faire un nom : il suffit juste de faire un truc, on en parle pas mal et puis voilà. Mais lui se nomme David Smith  et à New-York, y'en a à la pelle. Il aime ce qui lui arrive, mais alors, il rencontre une jeune fille - Meg - qui l'aide alors que malgré ses pouvoirs, il se retrouve au fond du trou une seconde fois. Il est fou amoureux d'elle, mais ce n'est pas le cas pour elle. 

    Le personnage de Meg est le plus plaisant à découvrir selon moi - ce qui est rare, souvent je n'apprécie pas les personnages féminins : elle est vive, optimiste, drôle, impulsive, belle, empathique et joueuse. Elle travaille dans une troupe de théâtre qui se spécialise dans l'art de rue et elle devient la muse tantôt imaginaire tantôt réelle de David. David lui est dans une dépression qui le ronge et j'ai eu bien du mal à éprouver de l'empathie pour lui. Son histoire est plus développée que celle de Meg mais j'ai eu beaucoup de mal. Il n'est pas inintéressant mais j'ai préféré le personnage de Meg. Chacun ses goûts, vous me direz les vôtres.
    Les dessins du comics sont magnifiques : les détails sont là, les visages sont très réalistes, c'est doux, c'est grand. Mon dessin préféré reste celui où on voit que l'ami de David découvre toutes les œuvres qu'il a fait avec ses mains - je l'ai mis plus bas. Ce sont vraiment des dessins très très beaux, je tournais les pages presque uniquement pour observer les dessins. C'est aussi beau au niveau des graphismes qu'au niveau de l'intrigue. Je vous conseille vivement de le lire et de l'observer.


Chapitre 2, pages 112-113 :

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6/12

mardi 12 avril 2016

Le noir est ma couleur, tome 2 : La menace

Titre : Le noir est ma couleur - La menace
Auteur : Olivier Gay
Édition : Rageot
Parution : 2014
Nombre de pages : 300
Synopsis : Alexandre a beau aimer se battre, il ne se souvient pas comment il s'est retrouvé sur ce lit d'hôpital, ni qui est cette Manon qui l'obsède.
Effrayée par ses nouveaux pouvoirs, Manon ignore comment les cacher à ses parents, les apprivoiser... et éviter Alexandre.
Quand les Ombres passent à l'attaque et qu'un nouvel élève arrive au lycée, la menace se précise.
Manon et Alexandre se rapprocheront-ils ou s'éloigneront-ils l'un de l'autre ?




Avis :
    A la fin de ma lecture du premier tome, le deuxième tome de "Le noir est ma couleur" n'était pas loin. Pas du tout. J'ai un peu tardé à le lire parce que ça aurait été dommage de succomber si vite,  et surtout pas de troisième tome sous la main. Alors il fallait essayer de faire durer un peu.

    J'ai vraiment aimé me replonger dans les aventures de Manon et Alexandre : ils sont plus proches, plus matures et aussi l'histoire devient plus sombre. Manon est en partie envahie par le Noir mais il menace selon elle de l'occuper en entier et de la faire basculer du côté sombre si elle ne fait pas attention à ce qu'elle fait quand elle plonge dans le Spectre. C'est son secret et elle ne peut le partager avec personne, sauf avec Alexandre qui est à l'hôpital, qui ne se souvient de rien et surtout pas d'elle. Elle braverait l'interdit posé par son père si elle continuait à parler au jeune homme.
     Bien heureusement, c'est plus fort qu'elle : elle réussit à parler à Alexandre et à le convaincre de la croire. Elle lui réexplique toutes ses histoires de Couleurs et ils cherchent ens
emble comment dompter le Noir. Là j'ai été un peu surprise : Alexandre accepte presque sans rechigner de la suivre dans ses recherches, ses expériences alors qu'il ne se souvient que de la moitié des choses. J'ai trouvé le récit un peu rapide sur ce point-là mais ça m'aurait encore plus énervé si ça avait traîné alors...

    Sandra et Jordan sont les deux nouveaux personnages de ce tome : je n'ai accroché avec aucun des deux. Sandra est une ancienne petite amie d'Alexandre, c'est une bimbo de 20 ans, séductrice et un peu trop peste. Elle est trop caricaturale et carrément limite malsaine vis-à-vis d'Alexandre.

    Jordan est un jeune mage américain dont Manon fait la connaissance : c'est un enfant d'un ami de la famille qui oh ! comme par hasard vient dans son lycée. C'est pratique pour le scénario. Il semble s'amouracher de Manon et essaie de la séduire de manière assez clichée je dois dire. Pour ceux qui n'aiment pas les triangles amoureux, vous êtes sauvés ! Voici un carré amoureux.
    Avec ce carré amoureux, l'histoire de Manon et Alexandre se renforce un peu. Alexandre n'a presque aucun souvenir de cette fille mais il y reste accroché, et Manon découvre d'autres facettes du jeune boxeur. La romance ici prend un peu plus de place. J'aime assez mais disons que ça m'aurait fait de la peine si tout avait basculé que du côté romance de la chose : heureusement il y a un peu plus de magie aussi. Un peu plus de magie mais aussi un peu plus d'action. Le roman prend pour titre "La Menace" mais en réalité il y en a tellement des menaces que je l'aurais mis au pluriel. Je n'ai pas su à quelle menace particulière c'était relié mais soyez-en sûr, ça  bouge. On ne sait plus de qui se méfier, ça nous fait faire pas mal de suppositions. On est finalement un peu comme les personnages : perdus entre la suspicion et la crainte que quelque chose d'important arrive. C'est une bonne entrée en matière pour la suite.

    Malgré tous ces rebondissements, ces personnages qui évoluent et une histoire plus prenante, c'est encore une sorte d'introduction. Le Noir est sa couleur mais encore pas totalement, la magie Noire est présente mais c'est encore un peu frais dans l'esprit de Manon. Elle est perdue et nous aussi. Le deuxième tome offre une ouverture à laquelle je m'attendais mais qui malgré tout me donne envie de lire la suite. Plus ça avance plus c'est palpitant.


Chapitre 24, page 255 :
"Lorsque j'avais expliqué la magie à Alexandre, j'avais utilisé la métaphore d'une piscine. Jusqu'ici, lorsque je me retrouvais au sein du néant, je retenais ma respiration.
Cette fois-ci, je me laissais couler. Je ne paniquais pas lorsque le Noir m'enveloppa, me contentant d'absorber sa puissance.
Oui, le Noir était une Couleur comme les autres.
Le Noir était ma Couleur."


4/12

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dimanche 27 mars 2016

Le noir est ma couleur, tome 1 : Le pari

Titre : Le noir est ma couleur : Le Pari
Auteur : Olivier Gay
Édition : Rageot
Parution : 2014
Nombre de pages : 311
Synopsis : Normalement, Alexandre le bad boy du lycée n'aurait jamais prêté attention à Manon, l'intello du premier rang. Pourtant, à la suite d'un pari il a décidé de la séduire.
Normalement, Manon n'aurait jamais toléré qu'Alexandre vole à son secours. Pourtant, dans l'obscurité d'une ruelle, sa présence s'est révélée décisive.
Alexandre doit se rendre à l'évidence. Rien n'est normal dans cette histoire. Manon acceptera-t-elle qu'il entre par effraction dans son univers ?





Avis : 
    Voici une saga jeunesse qu'il me tardait de commencer. A la bibliothèque où j'emprunte la plupart de mes livres, ces sacripants d'adolescents l'empruntaient toujours avant moi. C'était à en devenir folle. Et un jour il était là, avec le tome 2 et le tome 3. Et ça a commencé.
    On plonge dans la vie d'Alexandre, un jeune "à problèmes", maltraité par son père au moindre faux pas. Cela ne l'empêche pas de continuer à semer la zizanie dans la cour du lycée, traîner jusqu'à pas d'heure avec ses amis, un vrai bad boy. De l'autre côté nous avons Manon, une jeune fille sérieuse, avec une seule fidèle amie, obéissante aussi bien envers ses parents qu'envers les professeurs. Ça pourrait être une histoire banale et ennuyeuse, dit comme ça, mais quelque chose pimente l'intrigue.
 
    Le résumé est assez fidèle : oui, Alexandre décide, lors d'une soirée entre ami,  de faire le pari de "décoincer" la jeune Manon. Déjà ça soulève pas mal l'intrigue étant donné les caractères opposés des deux protagonistes. Mais pas seulement ! On apprend très rapidement que Manon possède des pouvoirs assez particuliers : elle maitrise les couleurs, à savoir le Violet, le Jaune, l'Orange, le Rouge et le Bleu. Alexandre est en plein dans son pari, difficilement réalisable, et pourtant il se retrouve en train de sauver Manon d'un mage qui lui veut du mal. Et là, malgré tous les efforts de Manon pour l'éloigner de son secret, Alexandre persiste.

    Les personnages, parlons-en quelques lignes : je n'ai pas spécialement accroché - je mets ça sur le fait que le lycée est un (trop) lointain souvenir et que leurs états d'âmes m'ont laissé de marbre. Ils sont peut-être un peu trop caricaturaux dans leurs genre mais je compte sur vous pour aller voir d'autres avis, pour comparer. J'espère cependant que leurs caractères vont un peu évoluer - pas totalement sinon ça n'a aucun sens - mais peut-être un peu plus mûrir, ou certaines remises en questions.
    La narration se partage donc entre Manon et Alexandre, chacun donnant son avis sur l'autre et sur les évènements qu'ils partagent. On a accès aussi à leurs quotidiens, chez eux - mais plus du côté de Manon, l'histoire des Spectres et des Couleurs occupant bien la moitié de l'intrigue. Je n'ai rien contre les choses fantastiques et j'ai trouvé cela formidable d'associer un pouvoir - ou une capacité - à une couleur. Ce n'est pas difficile à comprendre, autant pour moi que pour un jeune lecteur et on retrouve un peu ce genre d'histoire de prophétie qui ajoute un côté super sombre à l'histoire. On a un parallèle entre la vie de Manon au lycée et la vie de Manon chez elle : en civil, en supers-pouvoirs !

   En plus de cette intrigue "prophétie", on a toujours en fond cette intrigue "Le pari" qui s'efface pour laisser plus de place aux pouvoirs : Alexandre continue de tourner autour de Manon, au départ pour le gain qu'elle représente, ensuite pour le mystère qui l'entoure - on assiste à quelques scènes mignonnes par-ci par-là. Ce tome peut être considéré comme une vraie introduction de ce qu'il se passera ensuite. On a de longues lignes d'explications de ceci ou cela mais qui - je pense - seront nécessaire pour la suite de la saga. Ce résumé bien que véridique m'a assez induite en erreur, je ne m'attendais pas à ce genre de fantastique - peut-être aurais-je dû lire quelques critiques de blogueurs avant ?

    L'écriture est simple, pas franchement compliquée, et surtout les dialogues sont réalistes : les héros parlent comme des adolescents de leur âge et ça m'a fait plaisir de constater cela : beaucoup d'auteurs se laissent aller à beaucoup trop de mystique en dépit du jeune âge des héros - je n'ai pas d'exemple à l'esprit mais ça me reviendra... De plus,l'auteur glisse quelques références au monde d'aujourd'hui (exemple de Candy Crush, au hasard) : j'ai trouvé ça assez marrant. Le fait de se retrouver dans le paysage parisien m'a plu également - l'auteur est français, ceci explique cela - mais pour l'instant la capitale n'est pas un lieu stratégique de l'intrigue, merci ! Trop de fois le héros devait aller à Paris dans un but précis... ce n'est pas le cas ici.

    En somme, c'est un roman jeunesse qui ne fait pas dans le cliché, il se démarque par son originalité - le truc des couleurs là, c'est assez chouette - et les bases sont biens posées, déjà pour le Love/Hate qui se développe à pas de fourmis - c'est mon hypothèse laissez-moi, me dites pas que vous n'y pensez pas même en voyant la couverture ?? - et aussi pour le côté sombre qui s'empare d'une jeunesse qui n'y peut rien. Je me plongerais volontiers dans le deuxième tome - il est là il m'attend... - histoire de voir vers où les héros vont évoluer, en espérant que ça ne patine pas trop.
   

Chapitre 2, page 21 :
"Je m'approchais de l'Orange et fusionnai avec lui. Le feu, la chaleur, le soleil. Grâce à l'Orange, on pouvait faire gronder des incendies, créer des torrents de lave, réveiller des volcans.
Ou profiter d'une douche chaude."

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mardi 15 décembre 2015

Gone, tome 1

Titre : Gone, tome 1
Titre original : Gone
Auteur : Michael Grant
Traduction : Julie Lafon
Édition : Pocket (Jeunesse)
Parution : 2009
Nombre de pages : 586
Synopsis : Imaginez... En plein cours d'Histoire, ils sont en train de prendre des notes quand tout à coup... plus de professeur ! Affolés, ils sortent de la classe et se rendent compte qu'il n'y a plus aucun adulte. Comme s'ils s'étaient évaporés.  En fait, tous les êtres humains de plus de  15 ans ont disparu. Plus incroyable encore, ceux qui restent développent des supers-pouvoirs mais ils ne parviennent pas encore à les maîtriser...
Cette aventure extraordinaire est arrivée à Sam, 14 ans, et à tous les enfants de la petite ville californienne de Perdido. Passé la première période d'euphorie, les enfants doivent maintenant s'organiser pour survivre. Qui va s'occuper des bébés et des malades ? Comment trouver de la nourriture ? Autant de questions vitales à résoudre en urgence ! Sam devient malgré lui l'un des responsables de l'organisation mais, bien vite, il va devoir affronter d'autres chefs de bande, aux idées beaucoup plus sombres. 


Avis :
    J'avoue que je ne pensais pas lire Gone si tôt. Je l'avais vu passer beaucoup de fois dans le fil Livraddict et il ne me tentait pas plus que ça, et puis, pourquoi pas ? Alors déjà je vous raconte pas ma tête à la découverte du pavé. En général, ça ne me dérange pas les pavés, mais là j'expliquerai en quoi c'était pas super...

    Alors comme l'explique le synopsis : c'est dans un monde sans adulte que les héros doivent évoluer. Sam se retrouve rapidement comme le mini-chef de toute l'organisation, mais se fait piquer sa place par un groupe de gros-bras. Sam a de bonnes idées, il est un peu dépassé par les évènements, mais qui ne le serait pas ? D'ailleurs, j'ai trouvé que les enfants se remettaient assez facilement de l'absence de parents ou de professeurs. A leur âge si on m'avait dit qu'il n'y avait plus aucun adulte je pense que j'aurais erré comme une âme en peine avant de me coucher en PLS pendant 2 semaines. En un jour seulement tout est organisé alors qu'ils ont tous moins de 15 ans, chapeau...
    J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire tout au long du livre. Honnêtement, il n'y a que dans les 100 dernières pages que j'ai accroché, même si les évènements se succédaient rapidement et que j'ai trouvé les résolutions un peu faciles. Sinon, le contexte est très sympa - enfin pour nous parce que pour eux... - c'est sombre, c'est enfantin et c'est mystérieux.
    D'un côté, on suit Sam, Astrid, le petit Pete et Quinn qui essaient de trouver l'origine de la disparition des parents et de l'apparition de la Zone ; et de l'autre côté on suit Lana qui lors de la disparition soudaine des adultes a eu un accident de voiture - son grand-père s'est volatilisé alors qu'ils roulaient. Je n'ai pas accroché plus que ça avec Lana, même si son pouvoir est très utile. J'ai bien aimé Astrid qui se laisse appeler "le petit génie", j''ai bien aimé Sam qui a toutes les qualités pour être un héros de saga, mais par contre Quinn, j'ai eu beaucoup de mal, dès le début. Et pourtant j'adore les personnages drôles mais je l'ai trouvé plat.

    Le déroulement des évènements est à la fois rapide et long : lorsqu'il se passe quelque chose, les actions sont décrites de façon succinctes et les choses se passent brièvement, il n'y a pas tellement de développement de l'action. Et en même temps c'est très long, parce que j'ai eu l'impression que l'histoire tournait en rond : ils vont là, puis après ils reviennent, mais ils repartent, puis ils vont là, ils aiment bien lui puis ils l'aiment plus puis lui c'est pas bon puis après quand même si et puis oh il se passe ça mais je vois pas le rapport. Alors peut-être que certains évènements décrits sont utiles pour la suite de la saga mais on ne m'en a pas donné assez pour me captiver.
    Ce n'est réellement que vers la fin, quand ils ont trouvé l'origine de la fameuse disparition, et l'issue de la situation que j'ai réussi à accrocher : du coup j'ai fini en 30 minutes alors que j'ai passé 2 semaines sur ce livre. Après la fin m'a quand même pas mal déçue. Je vous la résume : "ok alors on sait qu'il va se passer ça, il faut faire ça, tu sais qu'il faut ? Oui ! Bon ben on le fait, ok ben rendez-vous dans le deuxième tome parce qu'on a pas tout à fait fini ahah". Bon sinon ça a suffit pour me motiver à lire la suite : mais de peu.

    C'est vraiment dommage que ça ne m'ait pas tant plu parce que déjà, j'étais très motivée pour retomber dans une dystopie, que le côté mystérieux m'a fasciné mais trop d'évènements trop simplement amenés ça m'a vraiment cassé ma lecture. J'ai peiné à le finir - 2 semaines pour 580 pages c'est énorme pour moi - mais j'y suis arrivée. Cette déception, c'est peut-être dû au fait que je suis maintenant trop âgée pour lire ce genre de livre où les héros ont moins de 15 ans. Je sais que beaucoup l'ont aimé, je suis désolée de pas rejoindre le côté joyeux des fans de Gone...


Chapitre 5, page 63 :
"- Écoutez, il faut qu'on se serre les coudes. Quelqu'un finira par découvrir ce qui s'est passé et viendra nous chercher. En attendant, on se détend, on s'entraide, on ne fait pas de bêtises et on essaie de garder courage. 
À sa grande surprise, Sam entendit un murmure de voix répéter ses paroles pour les transmettre au voisin comme s'il venait d'énoncer une idée géniale. 
- La seule chose que nous ayons à craindre, c'est la peur elle-même, chuchota Astrid. 
- Hein ?
- C'est ce qu'à déclaré le Président Roosevelt pour calmer les esprits pendant la Grande Dépression.
- Et moi qui me croyais enfin débarrassé du prof d'histoire, ironisa Quinn. Voilà qu'il me poursuit."


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