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dimanche 13 septembre 2020

Dompteur d'anges


Titre : Dompteur d'anges
Autrice : Claire Favan
Édition : La bête noire (Robert Laffont)
Parution : 2017
Nombre de pages : 416
Synopsis : Condamné pour un meurtre qu'il n'a pas commis, Max Ender a été jeté en pâture à ses codétenus par ceux-là mêmes censés assurer l'ordre et la discipline au sein de la prison. Lorsqu'il est reconnu innocent et libéré, ce n'est plus le même homme. Il n'a désormais plus qu'une seule idée en tête : se venger de cette société qu'il fait par-dessus tout.
Pour frapper se bourreaux au cœur, il va enlever leurs enfants et, méthodiquement, au fil des ans, faire de ces petits anges des bêtes féroces avant de les envoyer punir ses tortionnaires à sa place. Tout se déroulera selon ses plans jusqu'à ce qu'une de ses créatures lui échappe, et disparaisse dans la nature...

Points + : page-turner, personnages travaillés, effrayant
Points - : /

Avis :
    J'ai reçu ce livre à mon anniversaire... en 2 exemplaires ! J'avais envoyé ma Wish-List à mes amies qui cherchaient une idée de cadeau, et sur les 300 livres de ma WL, elles ont acheté le même ! Incroyable. Enfin bref, l'une a échangé le livre et j'ai gardé la version grand format de ce thriller. Finalement, est-ce que ça vaut le coup ? Oui ! 

    L'histoire commence par Max qui a été accusé à tort du crime de son meilleur ami. Vivant seul et sans origines, il est le coupable tout désigné. Une fois en prison, il est violenté, abusé, manipulé et lorsqu'il en ressort, il n'est plus le même homme et a soif de vengeance. Il enlève alors les enfants du juge, du garde de prison et d'autres et les élève pour être de vrais meurtriers. Seulement, Cameron est le plus vif d'esprit de tous. Il a été dressé très vite, il est obéissant, il est loyal, mais lors d'une mission en solitaire, les questions se bousculent. Il échappe à la vigilance de son bourreau. 

    Bien que le synopsis se concentre sur Max, c'est bien sur Cameron que le livre se concentre. Il est le premier enfant à être enlevé. D'ailleurs, la scène de son enlèvement est particulièrement dure à lire et beaucoup de passages dans ce livre le sont. J'ai dû faire des pauses lors de ma lecture, pauvre chose que je suis.

    J'ai adoré ce livre : l'histoire est très bien ficelée, on a du suspens, des frissons, et la psychologie des personnages est exceptionnelle. On s'y croirait et ça rend encore le tout plus effrayant encore. On assiste à une course contre le montre entre Max et Cameron, et entre Max et des gens, et entre Cameron et des gens, ça part dans tous les sens sans que l'on s'embrouille. On sent le danger à chaque page.
    C'est vraiment ce livre qui me réconcilie avec les thrillers. Il m'a plus fait frissonner que Le silence des agneaux, si l'on exclu les discours sanguinolents d'Hannibal Lecter. On a vrai jeu du chat et de la souris et la peur à chaque page. Max est un personnage impitoyable et ses revirements de situations sont effrayants. On est peut-être maso mais on devient addict au récit : Max finira-t-il ce qu'il a commencé ?   

    Côté personnages, Cameron est le gros gros point fort du livre. On s'y attache petit à petit et on ne peut aussi que grimacer en constatant qu'il devient un monstre. On a pitié de lui comme on en a peur. Le personnage de Max renforce la tension parce qu'il est sans limite et sans faille. Il est le chef et les autres autour de lui ne sont que des pions, mais Cameron est également son élève et a beaucoup appris de lui. Ils sont très intelligemment construits. 

    En conclusion, c'est un livre qui serait parfait à lire comme premier thriller. Il a toutes les bases et en même temps, il me semble qu'il arrive à innover avec cette histoire d'enlèvement d'enfants que l'on suit pas à pas. Tous les revirements de situations tiennent en haleine et on a affaire à un vrai page-turner addictif. Je recommande !

Pour aller plus loin :

Chapitre 26, page 144 :
"- Et là, je me suis retrouvé immergé au milieu de tous ces symboles de ce que nous rejetons avec force : la musique, les images sur les murs, l'amour...
- Je comprends, Cameron. La société tentera de te séduire grâce à la ruse et à la tentation. Tu devras rester fort pour ne rien accepter d'elle.
Cameron lève les yeux vers Max.
- Rien du tout ?
- Rien du tout, confirme Max. Ni objet, ni comportement, ni émotions parasites..."

 
Ce livre a été lu dans le cadre du Défi Lecture 2020
16/100
 
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 Prochaine chronique :
Complètement cramé ! de Gilles Legardinier

vendredi 17 février 2017

Extinction

Titre : Extinction
Auteur : Matthew Mather
Traduction : Christine Barbaste
Édition : Fleuve
Parution : 2015
Nombre de pages : 480
Synopsis : Alors qu'une gigantesque tempête de neige d'abat sur Manhattan, Internet s'effondre, entraînant dans sa chute les infrastructures municipales : l’électricité, l'eau courante... Le black-out est total, les vivres viennent à manquer. Dehors, c'est la loi de la jungle, entre pillages et épidémies. On accuse les Chinois, les cyberpirates. La faim, le froid, la soif guettent à chaque corner - mais l'ennemi le plus redoutable partage sans doute votre pallier...





Avis :
    C'est près d'un an après son obtention que je décide de lire ce roman. Il commençait à faire froid, quelques tensions apparaissaient entre les grandes puissances mondiales, les personnes s'appuyaient de plus en plus sur la puissance d'Internet, c'était le livre idéal !

    L'Amérique entre dans une lente agonie. Panne d'Internet alors que tout est relié au réseau. D'abord, plus de moyen de communiquer par mail ou de s'informer via les ordinateurs, ensuite plus d'électricité, plus d'eau potable, c'est vite l'horreur dans les rues de Manhattan. Mike est un américain moyen, mari et père d'un jeune enfant. Obnubilé par ses problèmes de couple, il prend conscience des événements petit à petit. La psychose s'empare en effet assez vite de la population et les rumeurs vont bon train : les Russes, les Chinois, et même les pays d'Orient sont tour à tour pointés du doigt, désignés comme principaux fautifs de la panne, puisqu'ils se seraient infiltrés dans les réseaux américains. Mais finalement pour Mike, peu importe les fautifs, il a un fils et une femme à nourrir et à protéger, et personne ne vient les aider...

    Le roman se penche sur une situation apocalyptique d'un nouveau genre : le problème ne vient pas seulement de la météo ou d'une guerre, mais d'une panne d'internet. Dans l'impossibilité de communiquer, c'est vite le chaos, tout d'abord à l'intérieur de l'immeuble, puis les personnages se rendent compte que la situation touche toute la ville, puis le pays. 
    Le roman est intéressant à lire pour deux aspects : déjà, on passe d'une ambiance conviviale à une ambiance "chacun pour soi" - ce qui est prévisible. Une partie des voisins s'organise pour survivre et avoir des vivres et du chauffage, quand le reste du voisinage tente de récupérer les restes. Les masques tombent, celui qui semblait amical devient sauvage, et même celui qui reste à vos côtés semble suspect. J'ai eu du mal à me détacher des opinions de Mike : son inquiétude, sa colère, son dégoût et ses rares moments de joie sont communicatifs. J'ai eu l'impression que l'auteur donnait le rythme au récit à travers Mike, qui est, en plus, un personnage attachant.  Le second élément qui m'a fait accrocher, c'est la situation de survie : comment les personnages s'organisent, comment font-ils lors d'un imprévu, comment font-ils lorsque cela empire... tout m'a paru réaliste à l'exception d'une chose que je n'évoquerai pas. Vous ne voulez pas que je dévoile trop l'intrigue n'est-ce pas ? 

     Le livre n'a pas de portée politique mais on entend souvent parler des faits historiques, ou des relations internationales menant à ce type d'événement. Les personnages évoquent des faits réels et passés ou des faits politiques ou historiques se déroulant au moment du récit, donnant un contexte plus réaliste à l'histoire. 
    J'ai eu du mal à rester dans ma lecture tout le long. On trouve de grands moments où l'intrigue n'avance pas des masses et des moments où ce qui se passe est tellement haletant qu'on a du mal à lâcher le livre. Une vraie lecture en dents de scie. Il n'y a qu'à la fin que j'ai tout lu d'une traite, impossible de lâcher.

    Je vous conseille volontiers de lire ce livre ne serait-ce que pour le côté haletant qu'on retrouver parfois, pour les personnages attachants et aussi parce que c'est bon thriller bien frissonnant - pas seulement à cause du froid !


Page 252 :
"N'importe quel jeu de simulation théorique montre que le groupe social se renforce au contact d'un ou plusieurs éléments criminels. Ils l'obligent à se bonifier. Ils l'aident à éradiquer ses faiblesses. Les criminels nous forcent à consolider nos institutions et nos réseaux.
- Ce sont les loups et nous sommes les agneaux ?
- En quelque sorte."

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mercredi 22 octobre 2014

Millenium, tome 2 - La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette

Titre : La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette
Titre original : Millenium, book 2 - Flickan som lekte med elden
Auteur : Stieg Larsson
Traduction : Lena Grumbach
Édition : Actes Sud
Parution : 2008
Nombre de pages : 652
Synopsis : Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des gens haut placé : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l'Est. Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée.
Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n'est pas ce qu'on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes enquêtaient pour Millénium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu'on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé.


Ce livre est le tome 2 de la saga Millénium
/!\ Risques de spoilers

Avis : 
  Je ne comprends pas pourquoi j'ai tant tardé à (re)commencer ce livre. Il y a 3 ans je l'avais abandonné, le trouvant trop long. Quelle nulle. Juste avant l'explosion de l'intrigue.

   Alors oui j'enlève 3 points parce que déjà le 20 est quasiment impossible à atteindre mais surtout parce que le début est long. Très long. Comme dans le premier tome l'action et l'enquête mettent des plombes à arriver et il est vrai que certaines intrigues du début, j'aurai pu m'en passer. 
  Il y a un début d'action et de suspens quand la rédaction de Millénium commence à se focaliser sur la prostitution des filles de l'Est - au moins après 100 pages - et là on se dit que ça commence : Millenium va encore faire scandale et il y a un vrai casse-tête, comme pour Harriet Vanger. Le mystère se prolonge quand les deux journalistes qui collaboraient avec Millénium sont assassinés. Par qui ? Le premier suspect tout trouvé : Lisbeth Salander, qui effectivement se terre comme une coupable et qui a rendu visite aux victimes. Là, l'action commence, le suspens prend place, et je ne lâche plus mon livre. Les policiers associent très vite Mikael à Lisbeth et lui, croyant dur comme fer à son innocence, va tenter de contredire les policiers. C'est là que ça devient intéressant : ça devient un vrai puzzle. On a des indices qui, d'un premier abord, ne sont pas du tout liés, mais au fil du livre on comprend comment cela s'assemble et le puzzle ne prend fin que dans les 30 dernières pages du livre. Ca c'est le point fort : un suspens haletant tout le long du livre - sans compter les 100 premières pages. Les avis s’emmêlent, s'assemblent, se contredise... on ne peut pas sauter 2 pages sans perdre le fil de l'enquête.

  Pauvre Lisbeth Salander. Tout joue contre elle... mais est-ce justifié ? Larsson, à travers ce livre, montre bien que les enquêtes de police se focalisent surtout sur des clichés et ne remettent pas en cause la structure sociale. Lisbeth est sous tutelle, une enfance difficile, des actes de violence... il y a des traces de son passage à la maison des victimes... elle est coupable. Point. Bien que Mikael et les plus proches de Lisbeth clament son innocence, on sent qu'elle est le personnage principal de ce tome - alors que Mikael était celui du premier. Ceux qui ont aimé Lisbeth dans le premier tome vont l'adorer dans celui-ci. On découvre de plus en plus son univers, ses souffrances, ses origines, et sa façon tordue de penser. C'est le cœur de ce livre.

  L'autre point fort, c'est la diversité des personnages clé. Dans le premier ouvrage on avait principalement les deux Vanger, Lisbeth, Mikael et Erika. Là on garde Lisbeth, Mikael et Erika et on y rajoute certaines officiers de police, Dragan Armanskij, Dag Svensson et les proxénètes - si on peut les appeler comme ça. C'est un livre très diversifié : deux enquêtes liées mais totalement différentes, des personnages qui ont chacun un rôle à jouer et des intrigues par dessus l'intrigue. D'ailleurs, je soupçonne le troisième tome de répondre à certaines intrigues du second... C'est pour ça que je vous conseille les deux premiers tomes - ne loupez surtout pas celui-ci qui est plus riche selon moi - et je vais tenter de trouver le dernier ! 


"- A part qu'en réalité tu n'es pas lesbienne. Pas vraiment. Bisexuelle, peut-être. Je crois surtout que sexuellement tu es difficile à définir. Autrement dit : tu aimes le sexe et tu te fous d'avec qui ça peut-être. Tu es surtout un facteur de chaos permanent, j'ai l'impression.
- Je ne sais pas qui je suis, dit Lisbeth. Mais je suis revenue à Stockholm et je ne suis pas douée pour les relations"

Autres tomes :
1

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• Le silence des agneaux de Thomas Harris
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mercredi 12 mars 2014

Millénium, tome 1 : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes

Titre : Millénium, tome 1 : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes
Titre original : Millenium, book 1 : Män som hatar kvinnor
Auteur : Stieg Larsson
Traduction : Lena Grumbach et Marc de Gouvenain
Édition : Actes Sud
Parution : 2006
Nombre de pages : 574
Synopsis : Contraint d'abandonner son poste de rédacteur pour avoir diffamé un requin de la finance Mikael Blomkvist est bientôt associé à Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et fouineuse, pour travailler avec Henrik Vanger, un industriel désireux de faire la lumière sur la disparition, vieille de plus de 30 ans, de sa petite nièce, au cours d'une réunion familiale.




Avis : 
    On peut dire ce que l'on veut des parents, mais parfois, ils ont de l'instinct. Je n'avais rien demandé, mais mon père m'a ramené ce livre, parce que j'aimais lire. Histoire un peu sordide pour une enfant de 14 ans non ?

   Pourtant, jusqu'à aujourd'hui encore, il reste le meilleur roman policier que j'ai lu à ce jour. Tout y est : le scénario, les personnages tous suspects, l'intrigue jusqu'au bout, les indices qui arrivent au compte-goutte, c'était vraiment une superbe lecture.

    Au début du roman pourtant, cela me semblait un peu barbant, toute son histoire de procès avec son journal. L'histoire commence juste sur une affaire concernant le procès Wennerström : un homme qui attaque le journal Millénium - tenu par Mikael Blomkvist - pour propos diffamatoires. C'est une partie un peu ennuyante, surtout si vous n'y connaissez pas grand chose dans le vocabulaire juridique et journalistique. Mais alors, Mikael est appelé pour résoudre le mystère d'une disparition dans la famille Vanger, il y a de cela des années.

    Mikael commence ses recherches sur place - c'est-à-dire sur le terrain de la famille Vanger -  avec très peu d'indices, son enquête avance donc, au départ, très lentement. Il fait appel à Lisbeth - une accro à l'informatique, pirate à ses heures - qui le rejoint, et là tout s'accélère ! C'est presque une chasse à l'homme qui commence, et ça m'a tenu en haleine tout le long, on ne s'ennuie vraiment pas. 
    C'est ce que j'ai vraiment apprécié : l'enquête avance à rythme "normal" comme dans la vraie vie, si je puis dire, Mikael a une durée d'un an - il me semble - pour trouver le motif de disparition d'Harriet Vanger, et nous avançons avec lui : c'est de mois en mois qu'il fait des progrès, et il ne trouve pas 10 indices par jour comme dans certains livres. Cela peut paraître longuet mais j'ai trouvé cela palpitant, car je pense que c'est grâce à la plume de Stieg Larsson.
    L'autre point qui m'a plu c'est le fait que la famille Vanger, bien que riche et célèbre, ne soit pas toute rose, voire presque totalement noire. Toute la complexité de la famille est dévoilée au fil du roman et ça c'est aussi un élément qui tient en haleine !
  Des scènes de sexe et de sang peuvent parfois paraître très crues mais ça fait partie intégrante du roman qui n'est pas très doux et ne fait pas du tout dans la dentelle, c'est quelque chose qu'il faut accepter et je sais que ça à parfois freiné quelques lecteurs.
  Les personnages principaux - Mikael et Lisbeth - ont une personnalité très travaillée et aussi fascinante. Chacun avec leurs problèmes, leurs atouts : c'est comme si on laissait des personnes évoluer entre eux dans une pièce devant nous au fil des jours. On en découvre à chaque fois plus et, comment deux personnes comme ça peuvent faire ensemble un aussi bon boulot !?
    Le personnage de Lisbeth est le plus intéressant. Certainement parce qu'elle est mystérieuse, qu'elle ne ressemble à aucune autre héroïne de roman, mais aussi pour son intelligence. C'est le personnage clé de toute la saga selon moi.

    Je comprendrais que ce genre de roman rebute les plus hardis des lecteurs, mais il n'y a pas meilleure enquête que celle-ci pour l'instant dans ma tête. Si vous voulez vous lancer, n'ayez pas peur de longueurs : l'auteur connaît exactement le bon moment pour relancer l'action. Je vous le recommande mille fois s'il le faut.


"Sa bouche était large, son nez petit et ses pommettes hautes, ce qui lui conférait un vague air d'Orientale. Ses mouvements étaient rapides et arachnéens et, quand elle travaillait à l'ordinateur, ses doigts volaient d'une façon presque surexcitée sur les touches. Son corps était voué à l'échec pour une carrière de mannequin, mais avec un maquillage adéquat, un gros plan sur son visage n'aurait déparé aucun panneau publicitaire. Sous le maquillage - parfois elle arborait un répugnant rouge à lèvres noir -, les tatouages et les piercings elle était... disons... attirante. D'une manière totalement incompréhensible."


Autres tomes :
2

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lundi 10 mars 2014

Tout est sous contrôle

Titre : Tout est sous contrôle
Titre original : The Gun Seller
Auteur : Hugh Laurie
Traduction : Jean-Luc Piningre
Édition : Sonatine
Parution : 2009
Nombre de pages : 425
Synopsis : Tout comme le Docteur House, Thomas Lang a un caractère de chien. Mais c'est un type bien. Quand on lui propose 100 000 dollars pour tuer un riche homme d'affaire, non seulement il a l'indécence de refuser mais il tente en plus de prévenir la future victime. Une bonne intention ? L'enfer en est pavé.





Avis :
  Un policier que j'avais emprunté pour connaître enfin le roman de Hugh Laurie dont quasiment tout le monde a dit du bien. Pourquoi ne pas le lire ? Et bien je m'y suis risquée, et j'ai été assez déçue. Le scénario n'est pas si mauvais, il y a un peu de suspens, le personnage de Thomas est attachant (quasiment comme Docteur House, en fait) et la fille n'est pas une potiche (Dieu merci !). L'avantage c'est qu'on rentre dans le vif du sujet quasiment dès le début du livre, au moins Laurie ne met pas 10 ans avant de balancer le problème.

  Mais après, malgré le fait que l'on suive bien Thomas dans toutes ses recherches, j'ai perçu quelques longueurs qui m'ont fait lâcher le livre à plusieurs reprises, c'était assez agaçant vu que je déteste ça (quand j'aime un livre je le lâche plus). Aussi il y avait de l'action, avec plein trop de rebondissements, et ça fait perdre un peu le fil : alors il se fait enlever, puis par plein de mouvements dignes des films d'action il s'enfuit, il est blessé, il guérit, puis il se bat encore une fois, il est re-blessé, il se retrouve face-à-face avec son ennemi, puis il se fait soigner puis... OK. Ça fait trop pour moi.


  La fin... m'a déçue, l'histoire d'amour naissante n'est pas comme je l'imaginais, et il est vrai qu'au fil du roman, je m'accrochais à ça pour retrouver un peu de cohérence (et encore !) mais... non. 
  Écoutez, je vais pas vous le "décommander", ça fait toujours une lecture de plus mais ça n'est pas mon coup de cœur, je dirais même une grosse déception vu toutes les bonnes critiques qu'il avait obtenu...

 "Le peuple ne lit pas. Le peuple se contrefout de concevoir des choses. Tout ce qu'il veut, tout ce qu'il demande à l’État, c'est une augmentation de salaire. D'année en année. Sinon, il vote pour le camp opposé. Voilà ce qu'il veut, le peuple, ce qu'il a toujours voulu. C'est ça la démocratie, mon gars."

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