mardi 11 mars 2014

Autobiographie d'une courgette

Titre : Autobiographie d'une courgette
Auteur : Gilles Paris
Édition : Flammarion (Etonnantiss!mes)
Parution : 2003
Nombres de pages : 285
Synopsis : Elle ressemble à une poupée de chiffon toute molle et ses yeux sont grands ouverts. Je pense aux films policiers où des tas de femmes se font tuer et après elles ressemblent à des tas de chiffons toutes molles et je me dis "c'est ça, j'ai tué maman". Ainsi commence l'aventure d'Icare, alias Courgette, un petit garçon de neuf ans qui tue accidentellement sa mère alcoolique d'un coup de revolver. Paradoxalement, la vie s'ouvre à lui après cette tragédie, et peut-être même un peu grâce à elle. Placé dans un foyer, il pose avec une naïveté touchante son regard d'enfant sur un monde qu'il découvre et qui ne l'effraie pas. De forts liens d'amitié se créent entre lui et ses camarades. Et puis surtout, il tombe amoureux de Camille...



Note : 15/20

Avis personnel :
    C'est le premier roman de Gilles Paris que je lis et j'avoue que ça m'a beaucoup plu. Déjà par sa couverture, et puis par ce titre original, qui laisse entendre que quelques chose de drôle se cache entre ces pages. 
    Icare est un petit garçon naïf qui est d'une innocence à faire pâlir les plus prudes d'entre nous. Il semble en premier lieu qu'il ne voit pas le mal, mais alors qu'il décide de tuer le ciel avec le revolver de sa maman, il la tue par accident alors qu'elle se saoulait dans le jardin. Il est placé en foyer et découvre la dureté de la vie en communauté, mais à ses yeux, c'est la plus belle chose du monde que de voir des enfants de son âge, de jouer, et surtout, que l'on s'occupe de lui. 
   Comme tous les enfants en foyer, Icare alias Courgette est suivi par une psychologue et par plein d'adultes qui lui posent des questions compliquées, il y répond avec naïveté et avec sincérité. Et il semble - grâce aux chroniques que j'ai déjà lues - que Gilles Paris aime donner un côté naïf à l'enfance, sans le faire tomber dans l'idiotie. Il arrive parfaitement à retranscrire les opinions des enfants, qui diffèrent de ceux des adultes.
   Tout le livre porte sur le regard d'Icare sur son nouveau monde, sur ses amis, ses ennemis, et son nouvel amour, Camille. C'est ce côté qui m'a un peu déplu : Icare découvre l'amour du haut de ses 10 ans mais semble le découvrir comme s'il en avait 13, j'ai trouvé cela peu réaliste. A moins que le personnage d'Icare ait grandi subitement à cause des épreuves qu'il a enduré ? Le final aussi est un peu tiré par les cheveux, parce que je pense pas que cela soit possible d'un point de vue relationnel que cela se passe comme ça dans les foyers pour enfants. Mais soit, je chipote. 
    C'est une lecture agréable que je recommande chaudement. si vous voulez passer un bon moment plein de naïveté et d'innocence, dans ce monde de brutes.

Vous aimerez peut-être :
Au pays des kangourous de Gilles Paris
Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom de Barbara Constantine

2 commentaires:

  1. C'est un livre qui m'intrigue pas mal... Je me laisserai surement tenter =)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il est assez sympa ! Ce que j'ai apprécié c'est que l'auteur aborde les problèmes sociaux, mais assez légèrement, donc c'est assez tranquille ! :)

      Supprimer