dimanche 15 septembre 2019

Lady Helen, tome 1 - Le club des mauvais jours

Titre : Lady Helen, tome 1 - Le club des mauvais jours
Titre original : Lady Helen, book 1, The dark days club
Auteur : Alison Goodman
Traduction : Philippe Giraudon
Édition : Gallimard (Jeunesse)
Parution : 2016
Nombre de pages : 568
Synopsis : Londres, avril 1812. Lady Helen Wrexhall s'apprête à faire son entrée dans le monde. Bientôt, elle sera prise dans le tourbillon des bals avec l'espoir de faire un beau mariage. Mais d'étranges faits surviennent qui la plongent soudain dans les ombres de la Régence : une bonne de la maison disparaît, des meurtres sanglants sont commis et Helen fait la connaissance de Lord Carlston, un homme à la réputation sulfureuse. Il appartient au Club des mauvais jours, une police secrète chargée de combattre des démons qui ont infiltré toutes les couches de la société. Lady Helen est dotée d'étranges pouvoirs mais acceptera-t-elle de renoncer à une vie faite de privilèges et d'insouciance pour basculer dans un monde terrifiant ?





Avis :
    J'avoue. J'ai une tendance à lire des livres qui ne sont pas dans ma WL. En bibliothèque, ça se fait aussi au feeling. C'est un sacré pavé que j'ai trainé partout, jusqu'à Chamonix, et pourtant je l'ai lu à 4 jours de la fin de l'emprunt. Pour tout avouer, j'ai regretté de ne pas l'avoir lu dès le départ.

    Lady Helen s'apprête à faire son entrée dans le monde. Chaperonnée par sa tante et surveillée de près par son oncle, elle espère faire un très beau mariage et mettre derrière elle la réputation de sa mère, qui la déshonore presque partout où elle va. Cependant, elle va avoir d'autres chats à fouetter : une des domestiques de la maisonnée a disparue sans laisser de traces, juste au moment où Lord Carston réapparait. Ce même Lord accusé d'avoir tué sa femme. Quelle n'est pas sa surprise lorsque Lady Helen découvre que Lord Carlston s'intéresse à elle, non pas pour un mariage, mais pour les pouvoirs qu'elle semble posséder, bénéfiques au Club des mauvais jours. Semble-t-il aussi que ce Lord mystérieux puisse la renseigner sur la disparition de sa domestique.

  
    J'ai adoré ce livre. Je crois qu'il sera le coup de cœur du trimestre. Restez connectés, le bilan du trimestre arrive fin Septembre. J'ai adoré l'ambiance qui se dégageait de ce livre : on est à la fois en plein milieu des sorties mondaines du début du 19e, tous ces froufrous, ces courbettes, ces formules de politesse, et à la fois, on est plongés dans un monde fantasy à la limite du gore où se côtoient des gens aux pouvoirs puissants et des monstres se nourrissant de l'énergie humaine. Voyez Elizabeth Bennet ou Jane Eyre qui capture des monstres assoiffés d'âmes humaines ? Bah c'est à peu près ça. Le récit dose parfaitement les deux genres et cela coïncide étonnamment bien.

    J'aurai envie de dire qu'on ne s'ennuie pas du tout mais je dois relever le fait que le début paraît particulièrement long. Les 80 premières pages se concentrent sur le début d'enquête menée par Lady Helen et sa vie à la cour, et les choses s'accélèrent un peu lorsqu'elle rencontre Lord Carlston. Leur relation est constamment sous tension. L'un avec le regard calculateur et l'autre avec son regard plein de méfiance. Ça pimente un peu l'intrigue, je dois l'avouer.
     Ce qui pimente encore plus l'intrigue, c'est la découverte du Club des Mauvais jours auquel appartient Carlston : les membres de ce Club, les Vigilants, combattent les Abuseurs, des êtres détestables, indétectables par le commun des mortels, mais qui se nourrissent de leur cible jusqu'à provoquer leur mort. Et puis au milieu de ça, Helen qui fait son entrée dans le monde et fait des petites promenades avec des gentlemans. On passe d'une ambiance sophistiquée, calme, à la violence, la perversion et les pouvoirs, et j'ai trouvé ça totalement fascinant.


    Côté personnages, on a bien sûr Lady Helen et Carlston comme duo fort du roman. Helen est d'abord obsédée par les rumeurs le concernant, obnubilée par le sort de sa domestique. Elle reste tout en retenue, tout en féminité pour ensuite découvrir le monde de Carlston, qui lui donne à voir son monde tranquille d'une manière bien différente. Je dois avouer que j'ai bien aimé son courage et sa sauvagerie.
    Carlston est en passe de devenir mon personnage préféré : il est toujours énigmatique, calculateur, sérieux... On l'apprécie ou on le déteste, mais finalement il nous surprendra tous (un peu comme Thorn de La passe-miroir, voyez...).


    En conclusion, c'est un vrai coup de cœur pour ce roman que je regrette de ne pas avoir lu plus tôt. Il dose parfaitement la fantasy et l'historique - on retrouve même des références à la vraie Histoire. Le duo Helen/Carlston marche du tonnerre et j'ai vraiment hâte de les retrouver dans le prochain tome !
   



"Nous sommes un lusus naturae, ce qui signifie...
- Je sais ce que cela signifie, dit-elle d'un ton un rien trop brusque. Un caprice de la nature.
- Vous savez le latin ?
- Un peu, répondit-elle en se gardant d'évoquer les heures passées à étudier en secret les livres de son frère.
La plupart des hommes jugeaient le savoir ridicule chez une femme. Pour une raison ou pour une autre, elle ne voulait pas voir de la dérision dans le regard de Sa Seigneurie. Elle se rendit compte qu'il la fixait encore, mais il avait de nouveau cet air calculateur. Au moins, ce n'était pas du dégoût."


Lu dans le cadre du
Défi Lecture 2019
13/100
(Regardez-moi ça, si c'est pas triste... juste 13 livres lus qui rentrent dans ce challenge...)

Lu dans le cadre du Challenge des pavés

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jeudi 5 septembre 2019

Pourquoi pas nous ?

Titre : Pourquoi pas nous ?
Titre original : What if it's us ?
Auteurs : Becky Albertalli & Adam Silvera
Traduction : Mathilde Tamae-Bouhon & Jean-Baptiste Flamin
Édition : Hachette
Parution : 2018
Nombre de pages : 375
Synopsis : Autoproclamé célibataire pour l'éternité, Arthur croit pourtant dur comme fer au coup de foudre. Surtout lorsque Ben entre juste après lui dans un petit bureau de poste new-yorkais. Battements de cœur affolés, capacités de raisonnement atomisées : aux yeux d'Arthur, l'arrivée de Ben est un signe du destin. 
Malheureusement, Ben s'est trop souvent fait arnaquer par l'univers pour vouloir y croire. Plutôt que de risquer d'avoir une nouvelle fois le cœur brisé... il préfère prendre la fuite. Ce qu'il regrette aussi vite. Et si Arthur avait raison ? Si l'univers savaient déjà qu'ils s'aimeraient ? S'il leur laissait une seconde chance ? 



Avis :
    Vous avez déjà dû voir passer ce livre sur certains blogs, notamment chez les lecteurs accro au young-adult, ou peut-être même sur Instagram. J'ai eu envie de me plonger dedans, histoire de retrouver une romance mignonne, à New-York, entre une personne qui y croit et une autre qui n'y croit pas un brin.

    Arthur croit dur comme fer au coup de foudre. Surtout lorsqu'il rencontre Ben au bureau de poste. Ben craque aussi sur Arthur, mais il peine déjà à se remettre d'une déception amoureuse et ne veux prendre aucun risque. Arthur tente de le retrouver, tant il regrette de ne pas avoir eu le temps de lui demander rien que son prénom. Les deux commencent alors une relation qui avance à petits pas.

    J'ai adoré cette romance : elle n'est pas spécialement originale parce que c'est une romance tout ce qu'il y a de plus normal. Tout n'est pas parfait entre nos deux jeunes garçons : il y a des hésitations, des loupés, des moments doux, simples, drôles... cela avant tout doucement. On est complètement plongés dans leur relation. Je ne sais pas comment l'expliquer mais on la vit. Peut-être parce que le livre est rempli de références à la pop-culture, peut-être parce qu'ils vivent des moments que l'on a tous vécu, peut-être grâce aux plumes des auteurs ?
    L'histoire est très feel-good, ça se lit rapidement, c'est drôle, ça fait rêver - on croirait se promener au milieu des buildings new-yorkais parfois. Je me suis sentie un peu comme Arthur, qui découvre New-York avec ses yeux d'enfant. Cela contraste avec Ben qui le regarde faire d'un air blasé ou attendri. 

     J'ai personnellement beaucoup aimé Arthur, bien que son côté naïf soit parfois un peu trop prononcé. Il est vif, naturel, enjoué et limite enfantin. J'aurai cependant aimé le voir un peu plus en présence de ses amis, qu'il ne contacte que par téléphone. J'ai aussi beaucoup aimé sa relation avec ses parents.
    Ben est un personnage plus terne, mais aussi le plus mature des deux. Beaucoup de doutes le traversent car il est de longue hanté par l'échec de sa précédente relation. J'ai aimé la relation presque fusionnelle qu'il a avec son meilleur ami. 

    En conclusion de cette chronique rapide mais qui j'espère vous convainc tout de même, on a droit à une petite romance mignonne, sans (trop de) prises de têtes. Seul petit bémol : un épilogue qui est à mon sens en trop. Mais les personnages restent assez attachants pour que vous soyez content d'avoir lu ce livre. Lequel sera votre préféré ?




Chapitre 2, page 28 :
"On commence la partie et Dylan me demande : 
- Sur l'échelle de la tristesse, tu te sens comment aujourd'hui ? Niveau scène d'intro dans Là-haut, ou la mort de la maman de Némo ? 
- Ouh là, non. Surtout pas niveau scène d'intro de Là-haut. Elle fout trop le cafard. Non, je crois que je suis quelque part entre les deux, genre niveau cinq dernières minutes de Toy Story 3. Il me faut juste un temps pour rebondir." 


Lu dans le cadre du Défi Lecture 2018
12/100


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Lady Helen, tome 1 d'Alison Goodman

vendredi 30 août 2019

La couleur pourpre

Titre : La couleur poupre
Titre original : The colour purple
Auteur : Alice Walker
Traduction : Mimi Perrin
Édition : Robert Laffont (Pavillons poche)
Parution : 2016
Nombre de pages : 368
Synopsis : Depuis leur séparation, depuis des années, Nettie et Célie, deux jeunes noires, sœurs tendrement unies, n'ont cessé de s'écrire. Mais aucune missive, jamais, n'est parvenue ni à l'une ni à l'autre. C'est que Célie, restée là-bas, près de Memphis, subit la loi d'un mari cruel qui déchire toutes les lettres venues d'Afrique - où Nettie est missionnaire. Alors Célie, la femme-enfant, écrira via le bon Dieu, qui, lui, sait tout... Pourquoi entre elles, cette correspondance déchirée et sans fin, obstinée, presque immatérielle ?





Avis :
    Ce qui est bien avec les résolutions, c'est qu'on en prend toujours des nouvelles en cours de route. Moi par exemple, j'avais prévu d'apprendre la langue des signes. Je ne sais encore rien dire. Mais par contre, j'ai pris la résolution de lire les livre présentés dans le Our Shared Shelf dont La couleur pourpre fait partie. C'était une lecture fastidieuse mais finalement convaincante.

    Célie et Nettie sont les ainées d'une grande fratrie. Sous le joug d'un père incestueux et violent, elles s'entraident malgré les sévices subis. Célie ayant déjà subit l'inceste, elle épargne cependant à Nettie le mariage avec un homme violent et sans cœur en l'épousant elle-même. C'est le début de l'éloignement entre ces 2 sœurs fusionnelles, puisque le mari de Célie interdira à celle-ci de communiquer avec sa Nettie et cachera pendant des années les longues lettres que cette dernière envoie à leur domicile. Sous le joug d'un mari violent, Célie élèvera ses enfants, et découvrira l'amour, et subira sa vie qu'elle décrit au "bon Dieu". Nettie elle, partira en Afrique sur la terre de ses ancêtres en mission humanitaire, avec toujours dans le cœur l'espoir de revoir cette sœur si chère.

     On sent déjà avec ce synopsis que le récit est loin d'être le plus joyeux que vous ayez lu, hein. C'est vrai. J'ai souvent eu les larmes aux yeux. La vie de ces deux sœurs est extrêmement difficile, surtout celle de Célie. Célie qui vit l'inceste, la violence de son mari, la solitude, l'ignorance, l'irrespect, tandis que Nettie, la cultivée, trouve un poste de perceptrice pour une famille noire aimante et compréhensive. À travers leurs deux récits les voit subir le sexisme, le racisme, et chacune d'elle finit par se battre pour leur propre liberté l'égalité et surtout, leur indépendance en tant que femmes. J'ai davantage accroché avec les lettres de Célie, pleines de fautes de langage, parfois vulgaires et crues, mais qui sont pleine de naïveté - parfois à un tel niveau qu'on a envie de lui expliquer nous-même. 

    Malgré sa naïveté, Célie est la patience faite femme. Elle possède une grande clairvoyance mais n'a pas la culture ou même les outils pour arriver à se rebeller, s'exprimer. Elle possède un "franc penser" sans pour autant arriver à exprimer tout haut le fond de ses pensées. Nettie est la plus cultivée, la plus empathique. Si bien que j'ai regretté que ses lettres arrivent tard dans le récit et qu'on ne la voit pas s'exprimer plus. 
    Le personnage fort de ce livre reste bien Shug : une femme noire "croqueuse d'hommes" qui se fiche pas mal du "qu'en dira-t-on" et qui a passé sa vie à traîner les bars pour chanter et parfois ramener quelques conquêtes. Elle est celle qui va sortir Célie de sa torpeur, lui faire découvrir l'affection et même l'amour. 

    L'histoire est prenante en général : on a envie de savoir ce qu'il adviendra de Célie, de sa relation avec Shug. On a envie de savoir si les deux sœurs se retrouvent au final. D'autres intrigues se mêlent aux histories de Célie et Nettie et finalement, pas de longueurs, pas d'ennui et de beaux messages de liberté dispersés tout au long du roman. Cependant, je tiens à souligner deux petits points qui ont gêné ma lecture, notamment au départ.
     D'abord, le style narratif est perturbant. Ce n'est ni de l’épistolaire, ni un récit direct. Un mix des deux je dirais. Peut-être est-ce fait exprès, dans le but de distinguer les lettres de Célie et de Nettie - ces dernières étant mieux construites et avec un phrasé plus élégant.
    Aussi, pas de repères temporels tout au long du livre. On ne sait pas en quelle année on se situe, on ne sait pas combien de temps s'écoulent entre les lettres, les péripéties s'enchaînent parfois sans transition... c'est le point qui m'a le plus dérangé, mais finalement, on s'y fait. 


    En conclusion, une bien belle découverte, loin d'être un coup de cœur mais je ne regrette pas cette lecture. Un récit un peu haché mais de biens beaux personnages que l'on voit évoluer avec leur temps et leur vécu. Un des livres les plus féministes lu cette année !
    


Page 223 :
"Tu vois, c'est pas possible de lire la Bible sans croire que Dieu est blanc, elle soupire. Moi, quand j'ai su ça et qu'en plus c'était un homme, il m'a plus intéressée. Tu te plains qu'il a pas l'air d'écouter tes prières ? Tu m'étonnes !


Lu dans le cadre du Défi Lecture 2019
11/100

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samedi 10 août 2019

Sunshine Blogger Award


Coucou ! Ca fait un moment que je n'ai pas fait de Tag. Principalement parce qu'on ne m'y tague jamais, mais aussi, parce que je ne prends pas souvent le temps de les faire. Je vous invite à me taguer parce que, même si je mets des mois à le faire, j'adore ça !

Merci à La citadelle d'Ewylyn - qui ne m'a pas taguée - mais qui propose ce Tag en libre-service. Je la remercie, ses questions sont très intéressantes et originales, c'est pour ça que j'ai choisi de faire ce tag.

Le principe est très simple :
- Insérer le logo du Sunshine Blogger Award à l'article
- Citer la personne qui nous a nominé (prénom et/ou pseudo + lien du blog)
- Répondre à ses 11 questions
- Nommer à son tour 11 personnes
- Trouver 11 nouvelles questions à leur poser



• Quel est ton album jeunesse préféré (celui de ton enfance, ou un album récent) ?


Aucun enfant né dans les années 90 et après n'a pu passer à côté du phénomène Titeuf. J'ai plongé dedans tête la première et j'avais même réussi à avoir tous les albums. Celui ci-dessus était mon préféré parce que dans cet album, Titeuf a une petite sœur, découvre la maternité, le fait d'avoir une petite fille à la maison, c'est très drôle. 
Titeuf est un personnage créé par Zep, un auteur de BD suisse en 1993. Il aurait donc mon âge. Il était facile de s'identifier à lui, bien que j'ai été une enfant sage. Plus j'avance en âge, et plus les BD me font rire. C'est tout le charme des BD Titeuf. Elles font rire petits et grands, pas pour les mêmes raisons cependant.

• A ton avis, quel livre est sur-côté, quel livre est sous-côté (en gros, un livre qu'on t'as vendu comme étant TOP MEGA GENIAL DE LA MORT QUI TUE de manière universel et qui a fait un flop chez toi + le livre que tout le monde a zappé, oublié, peu commenté ou chroniqué, passé à la trappe à cause de la grosse sortie du moment et QU'IL NOUS FAUT CONNAÎTRE !



Plus je traîne sur les blogs, et plus je constate que je n'ai pas été la seule à ne pas aimer Nos étoiles contraires. C'est rassurant. Rassurant de constater que certains l'ont trouvé cliché à mort, parfois niais et que même, il romantise la maladie de façon un peu... enfin oui bon voilà c'est pas romantique quoi. Lors de sa sortie, c'était LE LIVRE TOP MEGA parce que "houlala mais trop romantique oh mon dieu trop triste et trop mignon" mais ça n'a pas pris. Je n'ai pas supporté Augustus, pas accroché avec euh... l'héroïne dont je me souviens plus le nom et puis l'histoire autour de leur roman préféré m'a un peu gonflé. Non, ça n'est pas un coup de cœur.

Est-ce que Loin de la foule déchaînée est considéré comme un livre peu chroniqué et peu lu ? Je n'en voit pas beaucoup qui l'érige en chef d’œuvre comme je le fais. Il est pourtant largement comparable à Orgueil et préjugés,, mais peut-être passe-t-il à la trappe parce que ce dernier lui fait de l'ombre quand on parle de romance du XIXe ? Toujours est-il que j'ai adoré ce livre, j'ai adoré l'adaptation en film, j'ai adoré la plume, j'ai adoré la romance, j'ai adoré l'ambiance... bref : si vous avez aimé Orgueil et préjugés, lisez-le !

• Qui t’as donné le goût de la lecture ?


Merci Maman. Pour toi, voici un gif hyper kitsch. Je suis sûre que tu vas l'aimer. Sans rire, c'est ma maman qui m'a appris à lire, et qui, certainement, m'a acheté mes premiers livres. Merci de t'être levée le samedi matin pour m'emmener en librairie acheter le tome 6 d'Harry Potter alors que franchement, t'avais la flemme. Merci de supporter mes achats compulsifs et mes heures passées à lire. Merci pour les J'aime lire, les Science et vie, les bibliothèque rose. Merci de m'avoir trainée à Emmaüs chercher des livres pour pas cher, merci pour les brocantes où j'ai déniché les meilleures BD. Tu m'as peut-être pas donné le goût de la lecture - tu lis toi-même très peu - mais au moins tu as toujours essayé de me faire lire les meilleures histoires.


• Peux-tu citer 3 romans feel-good, bien au chaud sous un plaid, guimauve à portée de main, tasse de thé sur la table basse, sourire au lèvre de A à Z ? (J'ose pas trop l'avouer, mais j'établis une liste de romans feel-good et j'ai besoin de titres)



Et voici ma petite dame. Tous chauds sortis du four de mes romans feel-good (qui ne sont pas cétégorisés feel-good, mais je t'assure). Trois romans avec lesquels vous serez détendue. Je vous les fais à 50%. Et pour la peine je vais vous en parler.
Cupcake club - Baiser sucré de Donna Kauffman : je ne me souviens plus spécialement ce qu'il se passe dedans mais c'est détente. Vraiment. Le pitch, c'est une jeune qui veut s'évader de New-York et se réfugie dans un trou paumé. Mais ô malheur, son patron vient pour tourner une émission de variétés dans sa pâtisserie. Voilà, c'est marrant, c'est détente, y'a de la romance. Un peu superficiel mais c'est feel-good.
Un petit quelque chose en plus de Sandy Hall : mon chouchou parmi les chouchous. C'est un livre qui donne le sourire. Deux adolescents timides craquent l'un pour l'autre. Ils ne savent pas qu'ils s'aiment. Les seuls à le savoir sont les personnes de leur entourage. Leur prof, leur ami, la barista du Starbucks, l'écureuil... ils sont les narrateurs de l'histoire d'amour entre ces deux ados. Original, doux, drôle, touchant, feel-good.
La danse hésitante des flocons de neige de Sarah Morgan : une héroïne qui déteste Noël va être contrainte de vivre... dans l'ambiance de Noël, dans une station de ski qu'elle doit analyser pour la rebooster. Elle tombe - évidemment ! - sous le charme du patron, brun ténébreux qui lui fait découvrir son univers. Je le pitch mal celui-là mais il est rafraichissant, drôle aussi et on sourit très souvent !


• Décris-moi le livre que tu lis actuellement ?


Il s'agit du premier tome de la trilogie Lady Helen : Le club des mauvais jours. L'histoire, c'est donc Lady Helen, jeune femme promise à un bel avenir, qui rencontre Lord Carlston, un jeune homme suivit par une terrible rumeur. Il aurait tué sa femme des années auparavant. Lord Carlston fait parti du Club des mauvais jours, qui combat les Abuseurs, des monstres ayant forme humaine. sachant que Lady Helen a des pouvoirs comparables aux siens, il l'entraine dans un monde sordide et violent.
J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire parce que je lisais de façon hachée, 3 pages par-ci, 4 pages par-là et ça n'aide pas à plonger dans un univers. Une fois les présentations faites entre Lady Helen et Lord Carlston, j'ai eu envie d'en lire plus. J'en suis presque à la fin et ce livre aura une bonne appréciation.


• As-tu une chaîne booktube et un blog à nous conseiller ?


Pour la chaine Youtube, je vous recommande Le bonbon au Cassis, qui fait toujours des vidéos très drôles et assez objectives.
J'ai beaucoup plus qu'un blog à recommander mais si je devais en choisir un, que j'ai découvert cette année, ce serait Le blog de l'apprenti Otaku. Qui parle donc essentiellement de manga, bande dessinée.  


• A tes yeux, quel est le pire cliché, le truc qui fait que tu passes ton chemin à moins que quelqu'un te présente le livre autrement ? (perso, les couvertures de types torses à poil)

Et bah perso... les types torses poils aussi. Très franchement, ce n'est pas le genre de couverture qui attire mon regard. Déjà, de base, un livre avec de vraies personnes photoshopées c'est pas mon truc. Mais alors quand c'est des torses, j'imagine déjà le genre de scénario qui se cache derrière. Et c'est bof. 


• Et quel est le cliché pour lequel tu craques (le plaisir coupable, en somme) ? (perso, ce sont les prophéties et les chasses au trésor, ça donne des histoires convenues, mais j'adore)

Oh je craque pour tellement de choses superficielles si vous saviez. Mais les relations love-hate, j'aime bien ça. Et encore que ça dépend. De mon humeur, de mes précédentes lectures, de mon envie de les voir batailler. J'aime bien aussi les héros qui ont une vie bien rangée et qui se trouvent obligés de plonger du côté obscur - la Résistance, la guerre, ou tout autre chose qui fait que le héros renonce complètement à sa vie d'avant - ce qui ne veut pas dire que j'accepte qu'il renonce complètement à ses valeurs. Vous voyez ?

• Ta musique du moment (une OST, une chanson)


En ce moment - et depuis environ 2 mois - je m'écoute en boucle les titres de Skip The Use. Groupe qui s'est depuis dissous, mais vous pouvez continuer à écouter les titres du chanteur, Mat Bastard. Si le clip ci-dessus vous dit quelque chose, c'est inspiré du film d'animation Zombillénium. J'aime à la fois les paroles du groupe et leur musique, cependant il faudrait que je passe à autre chose maintenant...

• En parlant de musique, lis-tu en musique ? Ou plutôt ambiance ou carrément ASMR ? Et si tu écoutes de la musique, c'est une playlist qui colle à l'ambiance, genre tu écoutes les BO de Harry Potter en lisant du Harry Potter ?


Et non, je ne lis pas en musique. Je n'ai jamais essayé mais... non. Encore que, quand l'histoire est prenante, j'arrive à lire partout : métro, devant la télé, dans la rue... peu importe le bruit. Mais en musique... je crois que je serais distraite.


• Au-delà de la lecture, as-tu d'autres passions ?

Non, je n'ai pas d'autres passions. Rien qui me passionne autant que la lecture. J'aime bien prendre des photo, je joue du piano... mais je n'aime pas cela au point de les qualifier de passions. J'en trouverai bien une autre avec le temps !


J'ai fini, à moi de donner des questions maintenant ! 


• Est-ce que le nombre de pages d'un livre est important pour vous ? Préférez-vous les livres longs, courts, peu importe ? 

• Attention question originale : quel livre (ou saga) aimeriez-vous voir être adapté en film ou en série ? Avez-vous des idées d'acteurs pour incarner vos personnages favoris ?

• Au contraire, regrettez-vous une adaptation en film de l'un des livres que vous avez lu ? Celui qui vous a franchement déçu ?

• Vos 3 romans/manga fantasy préférés ?

• Avez-vous déjà rencontré des auteurs/des autrices ? Des mangaka ? 

• On vous a déjà posé cette question mais quelle est la chose qui détermine l'achat du livre : son prix ? sa couverture ? son synopsis ? son auteur/autrice ? votre instinct ? Toutes ces choses ?

• Personnellement, je n'aime pas le chick-lit/bit-lit, avez-vous des romans à me conseiller qui peuvent me faire changer d'avis ?

• Préférez-vous lire/voir des avis littéraires/livresques sur Instagram, sur Youtube ou sur les blogs ? Préférez-vous les avis vidéos ou les chroniques écrites ?

• Les personnes les plus âgée pensent que les jeunes ne lisent plus de livres classiques, de théâtre, de poésie... pouvez-vous m'en citer un qui vous a plu ? Ou sinon, peut-être un livre plus contemporain que vous avez lu dont vous trouvez la plume magnifique.

• Quel serait le scénario idéal de votre livre idéal. 300 mots max. Calculatrice interdite. 

• Question coup de cœur : un livre dont vous avez envie de parler, là, tout de suite.

Je ne mentionne personne.
Prenez le tag si vous voulez, sans oublier de me mentionner, même comme une note de bas de page.
Hâte de voir les réponse à vos questions.

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jeudi 1 août 2019

À la place du coeur, saison 1

Titre : À la place du cœur, saison 1
Auteur : Arnaud Cathrine
Édition : Robert Laffont (Collection R)
Parution : 2016
Nombre de pages : 252
Synopsis : Six jours dans la peau de Caumes qui vit son premier amour.
Six jours de Janvier 2015 où la France bascule dans l'effroi.











Avis :
    J'ai demandé pendant longtemps l'intégrale de cette série de livre. Notamment à Noël. Heureusement, la bibliothèque municipale de ma ville est riche de livres et la trilogie en fait partie. J'ai emprunté les 2 premiers tomes... c'est une assez bonne surprise sans être un coup de cœur.

     Caumes est un adolescent tout ce qu'il y a de plus normal. Amoureux d'Esther, il voudrait savourer le moment, profiter de ses potes, de l'alcool... mais nous sommes le 6 janvier 2015 et le lendemain, la France bascule dans l'horreur. Des terroristes attaquent les locaux de Charlie Hebdo, les hommages fusent, la peur envahit la France. Caumes, lui, est partagé entre sa passion, ses envies et la peur. Cette semaine sera possiblement la plus éprouvante de toutes.

   
     Pour une fois, j'aimerai commencer par vous parler des personnages. En particulier de Caumes. Caumes est bien évidemment le personnages principal, celui qui apporte la touche de douceur dans un récit bien plombé par l'ambiance post-attentats. Caumes est l'un des personnages les plus touchants que j'ai découvert en littérature. Préoccupé par des soucis typiques des adolescents - la "première fois" à faire pas trop tard, les cuites entre amis, les devoirs chopés sur Wikipédia... - il se démarque des autres par sa sensibilité et sa grande clairvoyance par rapport à ce qui se passe autour de lui. Il a très peu de haine en lui, excepté pour l'injustice et le racisme que subit son ami Hakim, surtout après les attentats. Aussi respectueux envers Esther, au-delà de son envie de baiser, il lui témoigne beaucoup d'affection.

    Esther est une jeune fille douce et compréhensive, je dois avouer que Caumes a bien choisi. Physiquement, je l'imagine un peu comme une fille de riche orientée à gauche, genre naturelle mais en même temps très aisée. Je sais pas comment vous expliquer. Pas bobo mais presque, voyez ? Elle est toujours très concernée par les soucis de société, les injustices...
    Hakim est mon 2ème personnage préféré : très gentil, discret, c'est l'ami que tout le monde veut. Il entretient une relation amicale un peu ambigüe avec Caumes qui le considère comme un ami précieux.


     Nous suivons l'histoire à travers les yeux de Caumes : nous revivons les 3 jours qui ont chamboulé la France au point de modifier son état d'esprit pour toujours - mais ça, Caumes ne le sait pas encore. Le récit alterne de manière équitable entre la romance et les évènements de début 2015. On vit à travers ses yeux la cavale des terroristes, l'excès d'informations qui n'en sont pas mais parallèlement, il vit la passion, l'amour, observe la montée du racisme et la violence... J'ai trouvé ça parfaitement dosé.
    Bien sûr, c'est un récit qui touchera certains plus que d'autres, puisqu'on revit heure par heure les terribles évènements. C'était assez bizarre. Déroutant. J'ai ressenti les mêmes émotions que lorsque j'ai appris la nouvelle. Je ne m'y attendais pas.
    La lecture est fluide, on alterne des passages légers et une ambiance assez lourde. Le livre se lit rapidement mais j'ai eu bien du mal à replonger dans le livre tout en sachant que ça ne serait pas rose.

    En conclusion, c'était une assez bonne lecture. Je ne l'ai pas appréciée comme je le pensais mais ce n'est pas une déception non plus. Le personnage de Caumes est vraiment LE point fort du roman et il rend la lecture plus légère. Replonger dans ces souvenirs reste douloureux mais on trouve un peu de quiétude dans la vision du personnage principal. Il en faudra, de la quiétude, pour lire le deuxième tome, qui prend place en Novembre 2015...



Page 42-43 : 
"Kévin lui lance un regard complice et c'est reparti pour les petits hoquets veules. Des hyènes, juste des hyènes. Hakim, lui, mate ses chaussures.
Voici donc, présentée dans toute sa splendeur, l'espèce masculine : incapable d'admettre qu'ils m'envient cette scène avec Esther (qu'ils ont très probablement suivie seconde par seconde dans l'obscurité du stade) et choisissant la raillerie pour mieux camoufler leur jalousie."


Lu dans le cadre du Défi Lecture 2019
10/100

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samedi 6 juillet 2019

Gardiens des Cités perdues, tome 7 : Réminiscences

Titre : Gardiens des cités perdues, tome 7 - Réminiscences
Titre original : Keeper of the lost cities, book 7 - Flashback
Auteur : Shannon Messenger
Traduction : Mathilde Tamae-Bouhon
Édition : Lumen
Parution : 2018
Nombre de pages : 762
Synopsis : Sophie Foster ne sait pas quoi (ou qui) croire. Et dans un jeu avec autant de joueurs, la pire erreur peut devenir une vraie menace. Mais quand les Invisibles prouvent à Sophie qu'elle est bien plus vulnérable qu'elle ne l'avait imaginée, elle réalise qu'il est temps de changer les règles. Ses puissantes capacités ne peuvent plus la protéger à présent. Pour affronter des ennemis impitoyables, elle doit apprendre à se battre. Malheureusement, l'entraînement au combat ne peut pas aider un de ses plus proches amis qui fait face à un danger tout à fait différent, où la seule solution implique l'un des plus grands risques que Sophie et ses amis n'aient jamais pris.




Cette chronique traite du septième tome de la 
saga Gardiens des Cités perdues
/!\ Risques de spoilers


Avis :
     Nous en sommes déjà au septième tome de la saga Gardiens des Cités perdues. Ça va vite, cette affaire-là ! Je crois que je n'ai pas avancé dans une saga aussi rapidement depuis des années. En même temps, l'autrice écrit un tome en un an et demi, donc ça va assez vite. En ce qui concerne ce tome, heureusement que j'ai accroché à cette saga et à bon nombre de ses personnages, parce que ce n'est pas l'intrigue de ce livre qui m'a convaincue de lire le prochain tome qui arrive en Novembre...


    Le Cygne Noir vient de fêter sa plus grande victoire : après l'exploit de Linh en Atlantide, la découverte du lien entre Gisela et Vespéra et la capture d'Alvar, il est grand temps de se reposer sur ses lauriers, et aussi de cuisiner le prisonnier, devenu amnésique. Ce tome s'ouvre sur le procès d'Alvar pendant lequel le Conseil prend une décision... surprenante, qui laisse Fitz furieux. Alors que Sophie le réconforte, ils se font enlever et torturer par les Invisibles, ce qui leur laisse de sévères blessures dont ils mettront des semaines à se remettre. 
    Honnêtement, j'ai vraiment cru que ce tome allait bien se dérouler : on commence avec une attaque sauvage des Invisibles qui mettent hors d'état de nuire Sophie et son Apparenté, ils ont visé fort. Tellement fort que le Cygne Noir décide de changer de tactique : répondre à la violence par la violence. Ce sera apprentissage du maniement des armes pour tout le monde. C'est badass un peu non ? Moi j'étais prête à ça, à ce que ça devienne plus sombre et tout... et puis non

    C'est à mon sens LE gros défaut de ce livre : de la page 100 à la page 450, il ne se passe RIEN. Il ne se passe rien parce que Sophie est coincée à l'infirmerie à souffrir le martyr, dormir, discuter avec Fitz, recevoir les visites éclair de ses amis... et pendant 350 pages. Voilà. Et ça me fait du mal de dire ça, hein. 
    Autant, les longues  phases de discussion dans le tome 6 ne m'avaient pas dérangée, autant là, il ne se passe rien ! Même dans les discussions, ça tourne en rond. Ils ne découvrent rien, n'avancent sur rien, même les relation Fitz-Sophie ou Keefe-Sophie, faut gratter pour trouver. Oh et, vous avez aimé la cohésion du groupe d'amis ? Les personnalités de Tam, Linh, Dex, Biana ? Et bien il va falloir gratter aussi parce qu'on ne les voit presque pas. De tout le livre. 
    Je sais que ces lignes feront du mal... à tout ceux qui ne l'ont pas encore lu. C'est pour cela que je passe aux points positifs directement ! 


    Voici les contre-arguments directs aux défauts que je viens de souligner. On voit peu les autres membres du Cygne Noir, ces petits jeunes motivés et talentueux ? Mais d'autres personnages font leur apparition. J'ai aimé le personnage de Tarina, une trollesse chargée de la protection de Sophie - oui parce qu'elle est encore plus protégée. Tarina est calme, posée, mais en même temps une vraie guerrière qui s'avère être de bon conseil. Je l'ai même préférée à Sandor. Notons aussi la présence de Bo, un ogre qui semble assez proche de Ro, l'ogresse garde du corps de Keefe. On entretient l’ambiguïté tout au long du livre, ça donne un fil rouge rigolo. 
    À mon avis, il existe maintenant tellement de personnages qu'il est difficile de les intégrer complètement à l'intrigue - surtout si celle-ci repose concrètement sur 300 pages dans un livre qui en compte 762. J'en veux à ce temps mort pendant lequel Sophie est à l'infirmerie parce qu'il ne méritait pas autant de détails. Enfin, les ellipses ça existe... On aurait peut-être eu plus de scènes d'actions, pendant lesquels nos amis s'entraînent...

    Vous savez ce qui m'a convaincu de lire la suite ? Bah c'est les 100 dernières pages. Là où toute l'intrigue se concentre. Là où on apprend vachement plus que dans les 600 précédentes pages. Là où le maniement des armes sert à quelque chose. Là où on voit tous les amis de Sophie. Là où on voit le monde des elfes trembler. Là où Sophie fait enfin des CHOIX (sentimentalement parlant - garanti sans spoil). Enfin, là où il y à de l'action quoi.
    

    En conclusion, je suis vraiment déçue. Il y a bien quelques point positifs à ce récit à savoir quelques nouveaux personnages, un aspect un peu plus sombre, des sentiments dévoilés... mais parallèlement, une intrigue qui n'avance pas ou très peu sur la fin, de l'action qui tarde vraiment à arriver, l'absence des personnages chouchous... C'est, pour moi, beaucoup trop de points négatifs pour m'avancer sur un coup de cœur. Surtout quand on nous annonce un tome badass et que cet aspect n'est pas le point central du roman... Allez, pour le tome 8, on y croit !



"- Minute ! la retint Sophie. Keefe n’a toujours pas dit s’il était d’accord.
Un sourire triste mais déterminé aux lèvres, le jeune homme revint sur ses pas pour prendre la main de Sophie.
- Je serai toujours avec toi, Foster. Quoi que tu décides, j’en suis. Maintenant, essaie de te reposer un peu, tu risques d’en avoir besoin !"


Lu dans le cadre du 
Challenge des pavés


Lu dans le cadre du Défi Lecture 2019
9/100


Autres tomes
1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6


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lundi 1 juillet 2019

BILAN AVRIL - MAI - JUIN


Bonjour ! Voici le deuxième bilan trimestriel de mes lectures. Je pense garder ce format - à savoir des bilans tous les 3 mois parce que 1) ça me donne l'impression de beaucoup lire et 2) j'ai au moins du contenu pour chaque publication. Du coup, on est sur 14 livres lus durant ces derniers mois, dont beaucoup de bande dessinées et de manga. J'adore en lire en ce moment *émoji désolé*

Du coup, pour les 3 prochains mois, j'essaierai de lire davantage de romans. Je songe toujours à vider ma pile à lire.
Je profite également de ce bilan pour vous annoncer que le blog a ENFIN un Twitter dédié.
Retrouvez moi sur BibliAmelie

Côté perso : je reprends mes études en Septembre. Malheureusement, c'est fini pour la psychologie, mais je me lance dans le travail social J'ai réussi les étapes d'admission pour les instituts de travail social de ma ville. Contente d'avoir réussi au moins cela. Le métier d'assistante sociale me plaît, par son approche et les lieux d'exercice. Vraiment hâte de commencer le premier stage.

En avant pour les lectures !

Umbrella Academy - Saison 1


Livres lus :
Culottées, tome 2 de Pénélope Bagieu : encore un très bon tome qui associe pédagogie, féminisme et humour. Toutes les femmes présentées dans ce tome inspirent le respect.
Retour à la terre, tome 6 de Manu Larcenet et Jean-Yves Ferri : je m'attendais à un tome sans surprise et répétitions, mais l'auteur sait se renouveler sur ses blagues... inspirées de sa vie.
Otaku Otaku tome 5 de Fujita : un cinquième tome qui met en avant le 3ème "couple" d'otakus et qui rend celle des protagonistes principaux un peu plus tendre.
Brooklyn de Colm Tóibín : premier roman décevant de ce trimestre, le style narratif donne une impression de lenteur et la fin est pour moi complètement bâclée.
Gardiens des cités perdues, tome 7 - Réminiscences de Shannon Messenger : 2nde déception, puisque j'ai eu l'impression qu'il ne se passait rien de concret dans ce tome... de plus de 700 pages.
Blue Flag, tome 2 de Kaito : un tome tout aussi convaincant que le premier, on en apprend un peu plus sur le 3ème protagoniste, et après cette fin, on a envie de connaître la suite.
La couleur pourpre d'Alice Walker : livre lu dans le cadre du Our Shared Shelf, c'est une lecture poignante mais qui m'a déstabilisée par son style narratif.


Les meilleures "petites bulles" du trimestre


Zombillénium, tomes 1 et 2 d'Arthur de Pins
J'ai un peu honte, parce que j'ai eu envie de me plonger dans les BD seulement après avoir vu le film d'animation inspiré du premier tome. Alors que je connaissais la série depuis des lustres. Surprise d'avoir été surprise du premier tome, qui connaît quelques différences avec le film. J'ai tout de même savouré la lecture. Idem pour le deuxième tome que j'ai totalement découvert. Je trouve ces BD drôles, et en même temps glauques, et alors les graphismes. Je crois que c'est ça qui me fascine. J'ai adoré !

The promised neverland, tomes 1 et 2 de Kaiu Shirai et Posuka Demisu 
Encore une lecture qui me fait dire "Mais POURQUOI je ne l'ai pas lu avant ?" parce que wahou. Quelle claque. Hey, moi je m'attendais à un truc mignon. Et en fait bah... c'est hyper glauque aussi. Alors les personnages sont très attachants, on est sur une ambiance pesante voire oppressante... j'attends de me procurer les tomes suivants.

Un petit goût de noisette et de fruits rouges de Vanyda - ici
Que dire, sinon que j'ai adoré ce dernier tome de Vanyda. Elle raconte des petites romances touchantes et indépendantes les unes des autres. Chacun vit sa petite histoire. Les dessins sont doux, de telle sorte qu'on sent la douceur et le romantisme dans chacune des histoires. Je vous le recommande chaudement.

Les meilleurs romans du trimestre


Attachement de Rainbow Rowell - ici
Une romance mignonne et originale que j'ai longuement cherché à lire. On reconnait le style narratif de Rainbow Rowell et elle arrive comme toujours à nous pondre des petites histoires mignonnes avec des personnages attachants comme Lincoln.

À la place du cœur d'Arnaud Cathrine
La surprise du chef, c'est ici. Je ne m'attendais pas à grand chose, mais je suis loin d'être déçue. le personnage de Caumes est touchant de naïveté et d'empathie, déstabilisé par ce qui se déroule en France. On plonge dans le début d'année 2015 qui a été terrible pour la France. Caumes et ses amis subissent l'afflux d'informations, de patriotisme et aussi l'injustice.

Abyss - Saison 1


Chroniques publiées :
Shades of Shadows
L'assassin royal, tome 1 - L'apprenti assassin
• Bulles en vrac #5 #6
La danse hésitante des flocons de neige
Une prière à la mer
Orphelins 88 
Brooklyn
Attachement


Chez les autres blogueurs :
Plouf qui lit - Tag de A à Z : elle vous conseille de lire Le retour à la Terre de Manu Larcenet. Et via son article, c'est aussi moi qui vous lance un subtil message pour que vous vous lanciez enfin !
Dragon Lyre - Les confessions de Frannie Langton : une chronique sur une récit à la fois historiquement documenté et terriblement mystérieux. Qui est Frannie ? J'ai très envie de le savoir aussi, du coup !
Boulimie livresque - Deux femmes dans la tourmente : Encore un livre dont l'intrigue prend place pendant la seconde guerre mondiale, et comme la chronique le souligne, un des rares à parler de la guerre dans le Pacifique. 


Et voilà, c'est la fin de ce bilan trimestriel ! J'espère aussi que vous avez bien lu, que vous allez passer un bon été - que ce soit à travailler ou en vacances - et que vos lectures seront à la hauteur de vos espérances. 

À bientôt ! 
PS : L'alcool est à consommer avec modération. Et pas pendant la canicule.