lundi 17 septembre 2018

C'est Lundi, que lisez-vous ? #24


C'est un rendez-vous inspiré de It's Monday, What are you reading ? par One Person's Journey Through the World Book et qui été repris par Galleane

En théorie, on répond chaque Lundi a 3 questions :
1 - Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2 - Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3 - Que vais-je lire ensuite ?


1 - Qu'ai-je lu la semaine passée ? 


Deux romans historiques en une semaine ! J'ai d'abord fini ce pavé qu'est Victoria : les débuts de la jeune reine d'Angleterre qui deviendra par la suite une des plus grandes monarques de l'Histoire. On se concentre ici sur les débuts de sa vie politiques, et ses premiers émois amoureux. J'ai beaucoup aimé : il y avait la dose parfaite de romance et de politique !
J'ai enchaîné avec Chère Mrs Bird, qui prend place en 1941, en Angleterre également. On suit la vie d'Emmy qui se rêve journaliste et qui finit par répondre aux courriers des femmes aux problèmes superficiels... mais pas que. Emmy veut jouer un rôle important dans cette guerre qui implique essentiellement les hommes, mais il se pourrait qu'aider les femmes restées à l'arrière soit aussi un rôle important. J'ai beaucoup aimé aussi cette lecture, pas toujours drôle mais terriblement touchante. Les chroniques arriveront prochainement ! 


2 - Que suis-je en train de lire en ce moment ? 

♦ La Faucheuse, tome 1 de Neal Shusterman ♦
Est-il encore nécessaire de présenter ce roman ? Pour les quelques personnes qui ne connaîtraient pas, je vous mets un lien juste ici. Je ne sais pas à quoi m'attendre : j'ai vu des gens en attendre trop et être déçus, j'ai vu des grands satisfaits. Advienne que pourra !
L'avez-vous lu ? Apprécié ?

3 - Que vais-je lire ensuite ?


J'hésite entre ces 3 livres. Je commencerai bien par Gardiens des Cités perdues - Nocturna parce que c'est le plus gros et que l'univers m'a manqué. Mais aussi, j'ai lu que dans le roman Les cartographes, l'intrigue mettait du temps à se mettre en place, alors autant le lire quand j'ai l'esprit tranquille. Mais en même temps, Je t'ai rêvé est le plus court et celui qui semble avoir l'écriture la plus fluide... je ne sais pas. J'attends des avis ici. Ou je laisserai ma sœur choisir.
L'avantage, c'est qu'ils rentrent tous dans le cadre du Challenge des pavés. Et c'est exactement ce que je voulais.


Quand tu viens de finir une romance dont l'intrigue se passe dans le 19ème siècle


Et vous ? Que lisez-vous ?


PS : Pour choisir mes prochaines chroniques,
rendez-vous sur Instagram : labiblidamelie

samedi 15 septembre 2018

Audrey retrouvée

Titre : Audrey retrouvée
Titre original : Finding Audrey
Auteur : Sophie Kinsella
Traduction : Juliette Lê
Édition : Pocket Jeunesse
Parution : 2016
Nombre de pages : 299
Synopsis : Audrey a 14 ans. Elle souffre de troubles anxieux. Elle vit cachée derrière ses lunettes noires, recluse dans la maison de ses parents à Londres. 
Ça, c'était avant. Avant que Dr Sarah, son psychiatre, lui demande de tourner un film sur sa famille, pour voir la vie d'un œil nouveau : celui de la caméra. Avant que Linus, un copain de son frère, débarque. Avec son grand sourire et ses drôles de petits mots griffonnés sur le coin d'une feuille, il va pousser Audrey à sortir. Et à redécouvrir le monde...



Avis :
    Ce qui m'a attiré dans ce livre, c'est le thème abordé : les troubles anxieux / la phobie sociale. J'ai vu que c'était ce qui avait attiré beaucoup de lecteurs à lire ce roman, outre le fait qu'il avait été écrit par Sophie Kinsella. Je n'ai pas eu le coup de cœur espéré mais je ne peux pas dire que c'est une déception...

    D'abord, je tiens à préciser que je suis sortie de ma zone de confort avec ce livre. On le désigne comme du chick-lit et c'est loin d'être mon type de livre préféré. Je n'ai jamais eu l'envie de me lancer dans la saga de L'accro du shopping et je craignais que le style de l'auteure ne me plaise pas, bien qu'elle se trouve ici dans un tout autre registre, avec pour thème, un sujet délicat.
    Bienheureusement, ce n'est pas le cas. C'était une agréable lecture. J'ai fini le livre assez rapidement, et avec le sourire ; tout cela certainement grâce à la plume fluide de Sophie Kinsella. Audrey retrouvée fait désormais parti de ces romans que je nomme "roman doudou" ou "roman bonbon". L'écriture est fluide, on lit sans forcément réfléchir, c'est amusant, c'est gentillet. La lecture n'est pas prise de tête, ça nous remonte le moral et tout coule de source.

    Tout coule de source. C'est vrai que c'est bien. Je voulais lire ce livre pour me remonter le moral, c'est chose faite. Seulement, vu le thème, j'ai trouvé que tout se passait trop facilement - trop rapidement. Ne vous méprenez pas : je n'aurai pas aimé non plus voir cette pauvre Audrey galérer de trop pour se sortir de ce trouble qui lui gâche la vie. J'aurai juste aimé que certaines scènes, certains critères, soient abordés plus longuement. 
    La phobie sociale est un trouble que je connais bien (au même titre que les troubles anxieux) et j'ai trouvé que tout coulait de source dans la vie d'Audrey. À partir du moment où elle rencontre Linus, elle arrive à tout. Elle se lance trois phrases motivantes et c'est parti. Alors, bon. Tant mieux pour Audrey, mais quelle rapidité dans le récit !! 
    Au début du roman, la phobie sociale est bien représentée chez Audrey : on comprend sa souffrance, on a envie de la pousser à faire quelque chose, on a envie de l'aider, ça doit pas être facile. Et puis en fait, bah, Linus restera sa source de motivation. Quasiment pas besoin de la psy. Je comprends que le but n'était pas de faire un exposé sur ce qu'est réellement la phobie sociale / les troubles anxieux mais un peu plus de profondeur ne m'aurait pas dérangée
 
    Petit bémol en plus : on ne sait pas ce qui a causé les troubles anxieux d'Audrey. L'auteure se concentre sur les conséquences. Peut-être que c'est un choix : peut-être que l'auteure s'est dit que citer une cause spécifique ne serait pas significatif, puisqu'il en existe plein - c'est mon hypothèse. Mais... non. 
    Je veux dire : on a la chance d'avoir une héroïne avec ce type de trouble qui touche de plus en plus d'adolescents, on a la chance de les laisser s'identifier à cette héroïne, on choisit un thème délicat... et on en parle qu'à moitié. Finalement... Je ne peux m'empêcher de penser au Complexe du Papillon d'Annelise Heurtier, qui oriente son histoire sur les causes et les horribles conséquences de l'anorexie mentale. On prend davantage conscience de la gravité de la chose. Ou alors, le but n'était pas de se focaliser sur les troubles anxieux à 100% et je l'ai mal compris.

    Parlons d'Audrey, parlons des personnages : cette héroïne est vraiment touchante tout de même. Comme je l'ai dit, on ressent sa souffrance dès le départ, cet isolement, cette envie d'aller de l'avant mais de rester bloquée à la moindre difficulté sociale rencontrée. On ne peut pas nier qu'elle est pleine de volonté et de joie de vivre.
    J'ai adoré le personnage de Linus : il est adorable. Leurs échanges de petits mots se fait simplement - voire trop facilement, du coup - et cela rend leur relation toute mignonne.  
    J'ai eu cependant du mal avec la mère d'Audrey, tout à fait inquiète de tout. Pour Audrey, mais aussi pour son frère, qu'elle juge "accro aux jeux vidéos" : elle ne cherche pas à le comprendre et se lance à corps perdu dans une guerre contre un divertissement qu'elle ne connait pas. C'est dommage de pouvoir comprendre les troubles anxieux mais pas l'envie de rester seul, un instant. 


    Je crois avoir écrit plus que de raison pour cette chronique ! Non ? Globalement, c'était une lecture très douce, très tranquille, à la fois amusante et très émouvante. Je redoutais un manque de profondeur vis-à-vis du thème, je l'ai trouvé. C'est dommage mais ça n’entache pas le plaisir que j'ai eu à le lire. Je vous le conseille au coin du feu, à la plage, ou tout seul, sans les lunettes de soleil pour vous cacher.



"Conseil en or pour les profs qui lisent ça (c'est à dire aucun probablement ) : abstenez-vous de monter du doigt la fille qui se crispe chaque fois qu'on la regarde. Parce que ça ne l'aide pas des masses. Et évitez d'en rajouter une couche en déclarant devant toute la classe : "Audrey est le plus grand espoir de sa promotion , elle est extrêmement douée."
Qui rêve de représenter le plus grand espoir de quoi que ce soit ? Qui veut être "extrêmement douée" ? Qui a envie de passer le reste de l'année à subir les regards de travers de ses camarades de classe ?
Enfin, je ne reproche rien à ces profs. Je dis juste ça comme ça." 


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vendredi 14 septembre 2018

Shades of Magic, tome 1

Titre : Shades of Magic, livre 1
Auteur : V.E. Schwab
Traduction : Sarah Dali
Édition : Lumen
Parution : 2017
Nombre de pages : 505
Synopsis : Kell est le dernier des Visiteurs, des magiciens capables de voyager d'un monde à l'autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est le centre à chaque fois. Le nôtre est gris, sans magie d'aucune sorte. Celui de Kell, rouge, et on y respire le merveilleux avec chaque bouffée d'air. Le troisième est blanc : les sortilèges s'y font si rare qu'on s'y coupe la gorge pour voler la moindre incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui s'y est répandue quand la magie a dévoré tout ce qui s'y trouvait, obligeant les trois autres à couper tout lien avec lui.
Depuis cette contagion, il est interdit de transporter un objet d'un monde à l'autre. C'est pourtant ce que va faire Kell, un chien fou tout juste sorti de l'adolescence, pour défier la famille royale qui l'a pourtant adopté comme son fils, et le prince Rhy, son frère, pour qui il donnerait pourtant sa vie sans hésiter. Et un jour, il commet l'irréparable : il passe une pierre noire comme la nuit dans le Londres gris où une jeune fille du nom de Lila la lui subtilise. Mais la magie n'attire jamais à elle personne par hasard. 


Avis :
    Pour être tout à fait honnête avec vous, le pitch ne m'intéressait pas plus que ça, de base. Je voyais passer cette saga partout sur les blogs adeptes du genre, des coup de cœur absolument partout, des éloges, des recommandations... j'étais tout de même moyennement emballée. Je suis tombée dessus sans le chercher - n'oubliez pas : c'est la meilleure technique pour trouver un livre - et étant donné que je cherchais à lire des romans avec beaucoup de pages dedans pour mon Challenge des pavés je me suis lancée.

    Kell est un Visiteur : il peut voyager de mondes en mondes. C'est bien pratique puisque dans l'univers de Kell, il existe 4 mondes dont Londres est le centre : il y a le Londres Rouge - le plus rempli de magie - , le Noir - le plus rempli de magie, mais obscure -, le Blanc - la magie y est très rare - et le Gris qui est le plus neutre. Kell est un privilégié puisqu'il a grandi avec la famille royale du monde Rouge, et il a une lubie peu commune dans cet univers : il fait passer des objets d'un monde à l'autre, alors que c'est formellement interdit. À force de jouer avec le feu, Kell finit par transporter une pierre sombre dotée de magie noire dans le monde Gris... et la perd lorsque Lila la lui vole. Lila, c'est la petite voleuse des rues qui se rêve pirate : elle profite de la faiblesse de Kell sur l'instant pour lui faire les poches et lui subtiliser le caillou. Prenant conscience que cette pierre aux nombreux pouvoirs peut s'avérer dangereuse, ils décident de s'allier pour la ramener dans son monde d'origine : le Londres Noir.

    Voilà pour le résumé. C'est complexe. Le premier point positif, c'est que j'ai trouvé l'histoire très originale. Ici, il n'y a pas d'élu ou de prophétie - pour l'instant.
    Dans le genre Fantasy, on retrouve souvent la magie au centre du récit. J'apprécie quand celle-ci n'est pas apprise par le héros mais acquise, présente dans ses veines - littéralement. Je trouve que cela donne plus de puissance au personnage, il contraste avec le reste plus que dans n'importe quel roman. 
    L'histoire n'est en soit pas très compliquée à comprendre : c'est comme une contagion. Kell fait rentrer illégalement une pierre du Londres Noir dans le Londres Gris. Manque de bol, cette pierre est pleine de magie noire. Il faut la remettre dans le Londres Noir avant qu'elle ne contamine tous les autres mondes. J'ai adoré la course contre la montre qui découle de cette situation. Les personnages - ceux qui veulent que la pierre contamine tout - et les autres se battent pour garder la pierre et en faire ce que bon leur semble. C'est très rythmé, juste assez pour nous faire perdre haleine et reprendre nos esprits ensuite.

    Parmi les chroniques que j'ai eu la chance de lire avant de me lancer dans ce livre, une "critique" revenait assez souvent : l'histoire annoncée par le synopsis met du temps à arriver. Et c'est vrai.
    Je ne vous cache pas que rien qu'à la lecture de la quatrième de couverture, j'étais un peu perdue avec tous ces Londres. Je ne voyais pas le lien entre Lila la voleuse "sur un coup de tête" et Kell qui "défie la famille royale". Bon. Après lecture, je n'ai toujours pas compris pourquoi Kell défie la famille royale ni pourquoi elle s'est donné du mal avec lui tout ça pour lui voler un caillou. Bref. La rencontre entre Kell et Lila met du temps à arriver : l'auteure pose les bases de leurs 2 mondes, dans quels contextes se sont-ils retrouvés là, comment fonctionnent les mondes, comment passe-t-on d'un monde à l'autre ? C'était long avant d'être happée par le récit mais je voulais vraiment comprendre l'univers, m'imprégner de tous les détails. Il faut dire que la plume de Mme Schwab est formidable - ou alors, merci à la traductrice ! L'écriture n'est pas addictive mais j'ai pris plaisir à suivre à la fois l'histoire des Londres et les péripéties de Lila et Kell

    L'intrigue a été facile à suivre grâce à la variation de narrateurs. On alterne les points de vue de Kell et Lila, parfois sur une même scène. Plus rarement, on peut avoir le point de vue d'une personne ennemie - souvent du Londres Blanc, du coup. J'adore quand la narration varie : ça empêche le lecteur de trop s'ennuyer avec un personnage un peu trop taciturne - par exemple - et ça permet au lecteur d'avoir un point de vue omniscient. Ici, c'était parfaitement dosé : juste quand je commençais à me lasser de Kell, il y avait le point de vue de Lila.

     Les personnages, parlons-en ! C'est assez rare pour le souligner : j'ai davantage accroché avec le personnage féminin que le masculin. Kell est un personnage mature, concentré sans être ténébreux. Je n'ai concrètement rien à lui reprocher mais Lila m'a plu encore plus ! Elle est téméraire, déterminée et pleine d'humour. J'ai vraiment aimé le duo qu'ils formaient. J'ai trouvé qu'il se complétaient sans pour autant être fusionnels. Petit bémol pour le personnage de Rhy - le frère de Kell - que j'ai trouvé un tantinet superficiel.


    En gros, vous l'aurez compris : j'ai adoré cette lecture. Que ce soit pour la narration, pour les personnages, pour l'histoire, pour le genre, pour la longueur, j'ai a-do-ré ce livre ! J'étais pas loin d'être accro à l'histoire. Ne soyez pas effrayé par le pavé qu'il est : lancez-vous !



"- Prêt ?
- Non, répondit Kell, tourné vers le château.
- Tant mieux, répliqua-t-elle avec un sourire acéré. ceux qui se croient prêts finissent toujours par mourir." 


Ce livre a été lu dans le cadre 
du Challenge des pavés


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jeudi 6 septembre 2018

BILAN D'AOÛT


Bonjour à tous ! Est-ce que tout le monde est bien reposé ? Est-ce que tout le monde a bien profité de son été ? C'est la rentrée : que faites-vous cette année ? Moi je ne fais rien. Je n'ai aucune affectation. Je pense renforcer ma formation avec des Diplômes Universitaires et passer le concours de travailleur social. Et sinon j'improvise.
Côté lectures, pas de déceptions et deux très belles lectures. Je ne suis pas déçue. J'ai prévu aussi de belles lectures en Septembre, mais chuuut, surprise ! Enfin, je dis "surprise" mais surtout parce que j'espère ne pas être déçue par ces livres dont j'attends beaucoup. Je ferai un In My MailBox pour l'occasion


Livres lus :
Rouge Karma de Eddy Simon et Pierre-Henry Gaumont : une BD sympathique avec des couleurs chaudes dépaysantes où l'on suit l'histoire d'une jeune femme enceinte jusqu'au dents qui veut retrouver son mari, probablement en danger dans une région de l'Inde.
Une histoire des abeilles de Maja Lunde : cette lecture était un poil démoralisante, mais je dirai qu'elle est nécessaire. J'ai aimé la triple narration expliquant à mots couverts l'importance qu'on les abeilles sur notre planète Terre. Je recommande fortement !
Le complexe du Papillon d'Annelise Heurtier : Je n'ai pas été déçue, loin de là. C'était une lecture rapide mais intense sur le thème de l'anorexie mentale. Avec des mots simples, doux mais forts, l'auteure arrive à développer des personnages attachants et une histoire touchante malgré un thème sensible. Je vous le recommande.


Livre coup de ♥ du mois 

 ♦ Shades of Magic, tome 1 de V.E. Schwab ♦
Je n'attendais rien qu'une lecture sympathique, j'ai eu davantage. J'ai accroché à absolument tout : la plume de l'auteure, l'univers, l'intrigue, les personnages, les méchants, le Londres Noir, la magie, la royauté, les meurtres, le sang, la famine... non, bon, peut-être pas à tout mais vous m'avez comprise. L'univers est assez compliqué à comprendre au premier abord mais il est longuement expliqué à travers le personnage de Kell durant plusieurs pages. Cela nous permet de rentrer dans l'histoire directement en initié et la lecture est donc très fluide si vous accrochez à l'univers. J'ai adoré Lila, qui, pour je ne sais quelle raison, m'a plu directement. Peut-être grâce à son franc-parler, ses sarcasmes ou sa force de caractère.  Rien à redire face à ce très bon premier tome.


Chroniques publiées : 
The Mortal Instruments, tome 1 - La Cité des Ténèbres de Cassandra Clare
Eleanor Oliphant va très bien de Gail Honeyman

Challenges en cours :
• Challenge des pavés : 54 pts
• Challenge Goodreads : 18/45

See you soon !

jeudi 30 août 2018

The Mortal Instruments, tome 1 : La cité des Ténèbres

Titre : The Mortal instruments, tome 1 - La Cité des ténèbres
Titre original : The Mortal Instruments Trilogy, book 1 : City of Bones
Auteur : Cassandra Clare
Traduction : Julie Lafon
Édition : Pocket Jeunesse
Parution : 2008
Nombre de pages : 570
Synopsis : Clary n'en croit pas ses yeux. Elle vient de voir le plus beau garçon de la soirée commettre un meurtre. Et détail terrifiant : le corps de la victime a disparu d'un seul coup !
Mais le pire reste à venir... Sa mère a été kidnappée par d'étranges créatures et l'appartement complètement dévasté.
Sans le savoir, Clary a pénétré dans une guerre invisible entre d'antiques forces démoniaques et la société secrète des chasseurs d'ombres... Une guerre dans laquelle elle a un rôle fatal à jouer.



Avis :
    Vous avez certainement entendu parler de cette saga contenant des pavés aussi gros les uns que les autres. Cette saga mêlant vampires, Chasseurs d'Ombres et autres créatures. Beaucoup ont eu le coup de cœur pour cette saga Fantasy, ce qui m'a poussé à me lancer. Mais, non. Non. Sorry, not sorry

     Clary est une adolescente ordinaire, avec un ami ordinaire, une mère ordinaire et une vie somme toute ordinaire. Un soir, elle est témoin d'un meurtre commis par le plus beau garçon de la soirée. Comme si c'était pas assez effrayant, il se trouve que le corps de la victime disparait comme par magie. Elle fait alors la rencontre de Jace et Isabelle, des Chasseurs d'Ombres. En rentrant chez elle ce soir-là, sa mère disparait et elle retrouve son appartement ravagé. Ces deux éléments peuvent-être liés ? En plus de ça, Jace lui apprend qu'elle a un rôle à jouer dans une guerre qui oppose plusieurs créatures/monstres/espèces/clans. Une soirée chargée pour Clary, donc. Je le vends peut-être mal, mais c'est l'une des parties de l'intrigue que j'ai le mieux compris. 

     J'ai eu énormément de difficultés à terminer ce livre, déjà parce que je n'y comprenais rien à l'intrigue. Il y a une guerre qui oppose des gens... à d'autres gens. Je ne saurais même pas vous expliquer pourquoi ni comment cette guerre a commencé. Le souci, c'est que dès le départ, on nous envoie énormément d'informations concernant l'intrigue, mais de façon très confuse. Ça ne me dérange pas que l'univers d'une saga soit complexe, loin de là, mais encore faut-il bien l'expliquer. Éventuellement, je n'aurai pas refusé un long passage explicatif des tenants et des aboutissants dès le début du livre, et avant même que l'histoire ne commence, comme on peut le retrouver dans Shades of Magic par exemple, puisque le premier tome met un certain temps à rentrer dans le cœur de l'action (#currentlyreading).
    
    Le livre est aussi très long à lire. Je ne parle pas seulement du nombre de pages, parce qu'on sait que le nombre de pages importe peu si l'histoire est passionnante. Je parle surtout du style de narration : de l'action, des dialogues qui expliquent à moitié et de façon confuse ce qu'il vient de se passer, de l'action, des dialogues qui expliquent à moitié et de façon confuse ce qu'il vient de se passer, de l'action...... C'est long. Surtout quand, comme moi, on n'y comprend plus rien au bout de la page 150. Vous me direz : "Mais pourquoi n'as-tu pas arrêté si tu n'y comprenais rien ?". C'est une question pertinente !

    Il est vrai que j'ai accroché à certains éléments de l'intrigue - le peu que j'ai compris, du coup. Je me demandais réellement ce qu'il avait pu advenir de la mère de Clary, je me demandais qui était son père, et quelle tournure allait prendre la romance !
    J'accroche beaucoup aux romances dans les livres, mais paradoxalement, je n'aime pas quand cette romance passe au premier plan dans une intrigue travaillée et intéressante. Ici, l'intrigue me paraissait fade, je me suis donc tournée vers la romance et les intrigues secondaires. *insérer rire jaune*. J'ai ris jaune. En pleine nuit. Lorsque j'ai découvert que la romance pouvait elle aussi me décevoir. Ça a été le point me donnant la certitude que je n'aimais décidément pas cette lecture. 

   Le dernier point décevant de cette lecture reste les personnages auxquels je n'ai pas un brin accroché. Je parle des personnages principaux, puisque les secondaires sont tellement mis au second plan que je ne m'en souviens plus.
    Clary est un personnage à la limite du supportable. Elle se laisse traîner partout, tout le temps. Il m'a semblé qu'elle n'avait aucune émotion. Ou en tout cas, elle les intériorise assez bien, c'est fascinant. Bon, ne lui jetons pas la pierre, elle se retrouve lancée à la poursuite de méchants alors qu'elle n'avait rien demandé donc soyons tolérants. Mais je ne me souviens pas avoir connu un personnage avec si peu de personnalité depuis Laurel dans Love letters to the dead. Elle fait quand même face à des créatures fantastiques, sa mère qui se fait enlever... mais non, tout est normal. Les seules émotions qu'elle ressent se produisent face à Jace. Magique jusqu'au bout.
    J'ai eu un semi espoir avec Jace : un beau gosse au premier abord ténébreux puis assez facétieux par la suite. Simon, lui, est l'élément relou de l'histoire. Je ne sais pas si j'ai ce ressenti parce qu'il se fait tourner et retourner par Clary qui semble aussi manquer de lucidité en plus de son absence de personnalité. Toujours est-il que je n'ai pas accroché.

    Vous l'aurez compris : c'est une déception. J'ai d'ailleurs mis assez de temps à le chroniquer parce que je ne savais pas comment aborder cette déception. Paradoxalement, je comprends l'engouement face à cette saga qui arrive à mélanger plusieurs éléments de différentes saga, qui met en place une guerre entre plusieurs clans. J'imagine que si j'avais lu ce roman en étant plus jeune ou en ayant lu moins de romans Fantasy, j'aurai pu accrocher davantage. Mais non. Je ne pense pas lire la suite : le premier tome était trop fouillis et cela ne m'a pas donné envie de lire la suite. Sorry not sorry



Chapitre 3, page 61 :
"Hodge m'a donné l'ordre de te ramener à l'Institut avec moi. Il veut te parler.
- Pourquoi ça ?
- Parce que tu connais la vérité, désormais. Ça fait au moins cent ans que nous n'avons pas croisé un Terrestre qui connaissait notre existence.
- Notre existence ? Tu veux parler des gens de ton espèce ? De ceux qui croient aux démons ?
- De ceux qui les tuent. Nous sommes des Chasseurs d'Ombres. Enfin, c'est comme ça que nous nous faisons appeler. Les Créatures Obscures ont des termes moins flatteurs.
- Les Créatures Obscures ?
- Les Enfants de la Nuit. Les sorciers. Le peuple des fées. Les êtres magiques de cette dimension.
Clary secoua la tête !
- Attends, je parie qu'il y a aussi des vampires, des loups-garous et des zombies ?
- Évidemment. Bien qu'on trouve ces derniers plus au sud, là où vivent les prêtres vaudous.
- Et les momies ? Il n'y en a qu'en Égypte ?
- Ne sois pas ridicule ! Personne ne croit aux momies."


Ce livre a été lu dans le cadre 
du Challenge des pavés


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mardi 7 août 2018

Eleanor Oliphant va très bien

Titre : Eleanor Oliphant va très bien
Titre original : Eleanor Oliphant is completely fine
Auteur : Gail Honeyman
Édition : Fleuve
Parution : 2017
Nombre de pages : 432
Synopsis : Eleanor Oliphant est un peu spéciale. Dotée d'une culture générale supérieure à la moyenne, peu soucieuse des bonnes manières et du vernis social, elle dit les choses telles qu'elle les pense, sans fard, sans ambages.
Fidèle à sa devise "Mieux vaut être seule que mal accompagnée", Eleanor évite ses semblables et préfère passer ses samedis soirs en compagnie d'une bouteille de vodka. Rien ne manque à sa vie minutieusement réglée et rythmée par ses conversations téléphoniques avec "maman".
Mais tout change le jour où elle s'éprend du chanteur d'un groupe de rock à la mode. Décidée à conquérir l'objet de son désir, Eleanor s'est lancée dans un véritable marathon de transformations. Sur son chemin, elle croise aussi Raymond, un collègue qui sous ses airs négligés, va lui faire repousser ses limites. Car en naviguant sur les eaux tumultueuses de son obsession amoureuse et de sa relation à distance avec "maman", Eleanor découvre que, parfois, même une entité autosuffisante a besoin d'un ami.


Avis :
    C'est par hasard que je suis tombée sur ce livre. J'étais parfois tombée sur une chronique le concernant sur les blogs mais je ne m'étais jamais vraiment arrêtée dessus puisque la description du personnage d'Eleanor ne me faisait pas du tout envie. Je me suis quand même décidée à l'emprunter un jour où la chasse aux livres à la bibliothèque n'avait pas été très juteuse : meilleure décision de l'année !

    Comme dit dans le synopsis, Eleanor vit seule. Pas seulement chez elle. Mais aussi au travail, dans la rue. Elle se limite au strict minimum avec ses collègues et autres employés de service public ou de magasins. Elle ne comprend pas les règles imposées par la société : pourquoi questionner un collègue sur son week-end inintéressant ? Pourquoi débarrasser son plateau soi-même au McDo si c'est un restaurant ? C'est tout le paradoxe du personnage : elle connait des tas de choses, mais rien sur les relations humaines. 
    Un jour, elle tombe virtuellement amoureuse d'un chanteur membre d'un groupe de rock. Mais pour être à la hauteur le jour où elle va le rencontrer, puis l'épouser, il faut qu'elle s'améliore. Elle fera alors des efforts vestimentaires et cosmétiques. Mais le véritable changement dans la vie d'Eleanor se fera de manière très accidentelle : lorsqu'un vieux monsieur tombe inanimé, Raymond, son collègue de travail lui vient en aide et demande à Eleanor de l'aide également. Dès lors, la vie sociale d'Eleanor s'enrichit et elle - qui adore sa solitude - va se retrouver au centre d'une famille, auprès de Raymond, une personne qui lui veut du bien. 

     J'ai adoré ce roman ! Je ne m'y attendais tellement pas ! C'est vrai que j'ai eu un peu de mal avec Eleanor au départ parce que je me demandais ce qui la poussait à ne faire aucun effort vestimentaire, ni social alors qu'aller discuter avec des personnes qu'elle rencontre tous les jours, c'est pas sorcier - et ça évite de passer pour une pestiférée. Mais justement, Eleanor s'en fiche complètement ! Je dirais même qu'elle est au-dessus de ça : mieux vaut être seule et mal accompagnée, surtout lorsqu'on sait que ses collègues sont des amateurs de potins nuls et hypocrites par dessus le marché.

     Eleanor est aussi très touchante dans sa naïveté et son franc parler : elle ne comprend pas les règles de séduction ni celles de la bienséance. Pour dire, elle n'avait jamais été invitée à une fête ou à boire un café, c'est difficile de se familiariser sans ça.
     Derrière le comportement étrange d'Eleanor se cache "maman", qu'elle a au téléphone une fois par semaine et à qui elle raconte sa vie monotone. "Maman" est un personnage malsain qui souhaite garder Eleanor sous son emprise et qui profite de sa solitude pour pouvoir mieux la manipuler. "Maman" se nourrit de la solitude de sa fille, elle l'entretient. Elle la rabaisse, voire lui ment, lui cache des choses, lui fait des reproches. Si vous vouliez une relation toxique, c'est bien celle-ci. 
    Raymond est également un personnage très touchant et assez drôle finalement. Eleanor fait appel à lui dans le cadre de son travail pour un problème informatique et de là, lui y voit le début d'une relation amicale lorsqu'elle n'y voit que des formalités. Tout change lorsque ces deux-là portent secours à un vieil homme à la famille reconnaissante. Raymond est extrêmement gentil et trouve la franchise d'Eleanor adorable. Il prend plaisir à lui expliquer les bases sociétales des relations humaines et s'interroge sur l'origine de son comportement parfois étrange. J'ai eu un vrai coup de cœur pour ce personnage, lui aussi en marge de la société, mais définitivement plus avenant et attirant qu'Eleanor aux yeux des gens.

    Ce qui pousse Eleanor à changer, c'est la rencontre qu'elle prépare avec son idole, son amour, son chanteur. Mais finalement, on en parle pas tant que ça. C'est peut-être ce qui m'a dérangé au départ parce je trouvais ce scénario cocasse. Mais quand on voit le temps que prennent les transformations d'Eleanor, ça aurait été superflu d'en parler davantage.
    J'ai adoré voir l'évolution du personnage d'Eleanor, sa remise en question vis-à-vis de la relation avec "maman", mais aussi de la relation qu'elle a avec Raymond. C'est un personnage très touchant et c'est finalement avec émotion que j'ai suivi les beaux changements qui s'opèrent chez elle, sans pour autant qu'elle renonce à sa personnalité, à ses plaisirs de lecture et à sa solitude.

    Vous l'aurez compris, c'est un petit bijou que j'ai envie de vous montrer là. C'est très moderne, mais le personnage d'Eleanor nous semble pris dans une autre dimension. J'ai en général beaucoup de mal avec les romans contemporains mais celui-ci sort du lot par sa drôlerie, sa naïveté et la vision de la société qu'il nous offre. Le personnage principal est attachant et rencontre des personnages qui le sont tout autant : j'ai adoré suivre leurs vies durant ces 432 pages. C'est un roman qui fait du bien : il est drôle, émouvant, triste, sérieux... il est tout à la fois mais j'espère que comme moi vous serez très contents de l'avoir pris par hasard.


Chapitre 8, page 95 :
"L'enfer est une invention, bien sûr, mais, s'il existait, je verrais bien un pot-pourri des grands succès des comédies musicales passé en boucle comme fond sonore, derrière les hurlements, le fracas des fourches et les gémissements insupportables des âmes damnées"


Ce livre a été lu dans le cadre 
du Challenge des pavés

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jeudi 2 août 2018

BILAN D'AVRIL-MAI-JUIN-JUILLET



Bonjour ! Comment ça va ? Heureusement que j'avais prévu de faire des bilans trimestriels et ne pas publier celui-ci en Août ! Heureusement que je continue à ne pas faire ce que je dis !

Grâce à ce bilan, vous saurez 1) que je ne fais jamais ce que je compte faire ; 2) que j'ai pas mal lu quand même malgré les partiels et quelques désagréments ; 3) que j'ai refais intégralement mon blog, observez cette mise en page à l'assemblage de couleurs que je trouverai douteux dans 2 mois.

D'un point de vue personnel, ça a pas mal bougé pendant ces 4 mois. J'ai passé mes derniers partiels, rendu mes derniers dossiers de stage, de mémoire, j'ai fait une soutenance pour la première fois de ma vie, j'ai crains pour mon année parce que je me suis retrouvée aux rattrapages, j'ai validé mon année de Master (enfin !!) (seule bonne nouvelle !!) et j'ai fait 3 entretiens dans toute la partie Est de la France pour finalement ne pas obtenir de place en Master 2.
Donc on peut dire que c'est pas la mouise mais c'est pas le top non plus. Ce sera une année de concours et de job à mi-temps. C'était pas prévu, mais on s'adapte.

Livres lus :
The Mortal Instruments, tome 1 - La cité des ténèbres de Cassandra Clarke : un premier tome intéressant mais qui n'a malheureusement pas su me convaincre. Trop de bestioles, un triangle amoureux pas palpitant et des rebondissements qui ne m'ont pas conquise.
Frozen de Melissa de La Cruz et Michael Johnston : un très bon premier tome dans un univers dystopique fascinant, des personnages attachants et une ambiance oppressante.
Daytripper de Fabio Moon et Gabriel Ba : lecture très philosophique qui questionne sur l'idée du destin. De très beaux dessins avec un très beau message.
Le perroquet d'Espé : une BD très touchante sur le regard d'un enfant qui fait face à sa mère schizophrène. Perturbant mais terriblement affectueux.
Une flamme dans la nuit de Sabaa Tahir : un deuxième tome un peu moins addictif par rapport au premier, une intrigue qui semble tourner en rond mais une fin qui convainc de terminer la trilogie.
Otaku, Otaku, tome 1 de Fujita : extrêmement drôle, original, mignon comme tout, c'est à coup sûr mon manga coup de cœur de 2018.
Mon ami Dahmer de Derf Backderf : une BD biographique terriblement effrayante, j'en ai eu des frissons. Cependant, cela permet de rendre de compte de l'évolution d'un tel personnage psychopathe.
Emma de Jane Austen : une lecture accrocheuse et tranquille avec des personnages merveilleux mais dont j'ai réussi à deviner la fin, ce la rend moins palpitante.
Culottées de Pénélope Bagieu : BD féministe à mettre dans beaucoup de mains, très intéressante, j'ai appris énormément de choses et je me languis de trouver le T2.

Livre coup de ♥
♦ Eleanor Oliphant va très bien de Gail Honeyman ♦
Totalement conquise par ce petit bout de femme la plus simple jamais rencontrée. Eleanor ne s'embête pas : elle va au plus simple, toujours. Elle semble prête à changer pour conquérir une rockstar qu'elle admire. J'ai adoré cette lecture : on y voit l'évolution d'Eleanor, la naissance de sa vie sociale, la découverte de nouvelles expériences... Clairement, j'ai eu un coup de cœur. C'est drôle autant que c'est touchant. Elle est drôle dans sa naïveté et dans son ignorance. Mais elle est touchante dans sa naïveté et dans son ignorance. Une lecture que je conseille !


En plus sur le blog : 
• C'est Lundi, que lisez-vous ? #22 #23


Série découverte du mois ♥

Bon mois d'Août !