mardi 10 décembre 2019

Les bulles en vrac #7


Bonjour ! Ça fait longtemps qu'on s'est pas croisé ! Je me fais discrète - non en fait je suis carrément absente des réseaux par manque de temps - motivation - lectures - rayez la mention inutile.
Encore 4 bulles en vrac. J'espère que vous en trouverez à votre goût.

Bulles en vrac
12 - 3 - 4 - 5 - 6


Bulle en vrac n°1


Blue flag, tome 2 et 3 de Kaito [/!\ Spoil T1]
Édition Kurokawa (2019)
C'est le manga coup de cœur de 2019. Taichi a toujours la mission d'aider Futaba à se rapprocher de Tôma. Tôma prend conscience de ses sentiments envers Taichi... et toutes les relations sont floues. Taichi est un personnage plein de culpabilité avec un syndrome de l'imposteur évident. Il est le plus touchant des trois selon moi. Les trois ont un cœur énorme mais lui->  fait le bien sans s'en rendre compte. J'apprécie l'évolution de ce personnage et ses différentes prises de conscience au cours de ces 2 tomes. Le tome 3 est le plus triste, pour l'instant. Des remises en questions, des disputes, des pleurs, des souvenirs... on comprend mieux la culpabilité incessante de Taichi. Futaba est encore trop mignonne. Son affection balance entre Tôma et Taichi, et le tome 3 sera tourné en partie sur ses interrogations à elle. Elle est toujours en train d'apprendre l'amour et comment il se manifeste. C'est la naïveté même. Tôma est le plus loyal, le meneur. Sa loyauté - son amour même - va le pousser à prendre beaucoup de risques.
C'est un manga "shojo" qui sort vraiment de l'ordinaire. D'abord parce qu'il aborde beaucoup de types d'orientations sexuelles - gay, lesbienne, voire bi ou polyamour - et ça change parce que les personnage ne sont pas rangés dans des histoires dont on devine facilement l'issue. Ensuite, le "shojo" n'aborde pas les codes des shojo et ça fait du bien de ne pas être dans le cliché. Rien ne peut nous faire deviner la suite de l'histoire. Tome 4 le 9 janvier 2020.


→ Vu aussi chez L'apprenti Otaku





Bulle en vrac n°2


Zombillénium, tomes 1 et 2 d'Arthur de Pins
Édition Dupuis (2010/2011)
Ça tombe bien que je vous parle de cette BD maintenant, c'est bientôt Halloween. Aurélien, homme trompé par sa femme va mourir et se retrouver embauché par le directeur de Zombillénium, un parc d'attraction sur le thème des montres et de l'horreur. Dans le second tome - qui peut être lu indépendamment du premier -  on suit l'histoire d'une famille qui découvre le parc à contrecœur, allant de surprises en surprises, secrets révélés à la clef.
Les histoires sont originales, parfois à la limite de l'effrayant - je parle du T2. J'adore l'idée d'un parc géré uniquement par des monstres, quelques soit leurs particularités. Les vivants n'y voient que du feu. Arthur de Pins joue beaucoup avec ses personnages et possède un humour qui me plaît beaucoup. Du cynique, de l'absurde, des références à la pop culture... J'ajoute en petit + les dessins dont j'adore le graphisme. Deux vrais petits coups de cœur.





→ Vu aussi chez ElooBooks




Bulle en vrac n°3


The promised Neverland, tomes 1 et 2 de Kaiu Shirai et Posuka Demisu
Édition Kazé (2018)
Emma, Ray et Norman vivent heureux dans un orphelinat situé au milieu de nulle part. Leurs journées sont ordonnées et se composent des repas, des sorties dans le parc... et de tests d'intelligence. Tous les enfants attendent d'être adoptés. Le jour où une enfant "adoptée" oublie son doudou à l'orphelinat, les trois tentent de le lui rendre. Ils font alors une macabre découverte. Le rêve s'écroule. Le trio découvre qu'ils sont élevés pour aller à l'abattoir. Il faut alors un plan pour s'échapper sans attirer l'attention de "maman".
Très surprise de ce manga, parce que, même si j'ai lu beaucoup de chroniques, je ne m'attendais pas du tout à cela. Je pensais à un truc de magie, ou d'enfants perdus. Je ne me suis pas beaucoup trompée, hormis le fait que je ne pensais pas du tout au côté macabre de la chose. Ça donne une dose d'adrénaline : les enfants doivent absolument tous s'enfuir. Le trio met en place stratagèmes et diversions et on accroche vraiment. Ça nous tient en haleine, c'est sombre... Emma est une jeune fille vive et motivée, la grande sœur de tous les autres enfants. Ray est le ténébreux et Norman l'aimable, l'optimiste. On découvre avec eux les différentes faces cachées de cet orphelinat de malheur et la peur peut vous étreindre au fil des découvertes et des rebondissements. Comme beaucoup donc, je vous recommande chaudement ce manga !





Bulle en vrac n°4

Les cahiers d'Esther : Histoires de mes 10 ans de Riad Sattouf
Édition Allary (2016)
Une BD que j'ai découvert par l'intermédiaire du dessins animé que regarde ma sœur. Les histoires sont racontées par Esther, une vraie petite fille de 10 ans. Riad Sattouf les illustre. J'aime le franc-parler d'Esther, qui peut parfois ressembler à de l'insolence. Elle pose un regard mi-naïf mi-réaliste sur les choses d'adultes. Son plus grand rêve ? Avoir un I-phone et être souple pour être une star - le lien est logique, quand c'est elle qui l'explique. Ça m'a rappelé un peu Titeuf, à la différence que les histoires ici sont vraies et qu'on est dans une autre décennie. Ne plaira pas à tout le monde mais j'ai adoré !

→ Vu aussi chez L'heure de lire



Bulles en vrac en +


Your letter de Hyeon A Cho : ici
/!\ En anglais 
Gentille et empathique, Sori est victime de harcèlement après avoir défendu un élève en difficulté. Elle est transférée dans une nouvelle et école et découvre à son bureau une lettre, qui mènera à une autre lettre puis à des indices... jusqu'à une autre personne. 
J'ai bien aimé cette histoire toute douce et tout de même intrigante : on se demande tout du long qui est l'auteur des lettres, ce vil manipulateur. Qui est ce garçon qu'elle rencontre et qui semble rester tout autour d'elle ? Une histoire sur l'amitié qui fait du bien.



The kiss bet d'Ingrid Ochoa : ici
/!\ En anglais
Sara Lin vient d'avoir 18 ans mais... problème : elle n'a jamais embrassé de garçon. Son ami Patrick lui lance ce pari : est-elle cap d'aller embrasser le jeune garçon blond du métro ? Oui... mais non. Quelle n'est pas sa surprise, quand le "subway boy" se trouve être... son nouveau tuteur de mathématiques :
Je vous le vends assez mal, puisqu'en lisant, cette histoire a l'air hyper clichée - elle l'est - mais c'est vraiment drôle. Sara Lin est décontenancée d'un rien, et "subway boy" impassible. C'est vraiment drôle. 
 
 
 
Voilà ! Mes (presque) dernières lectures en BD. Laquelle vous tente ?
Je vais beaucoup poster d'articles d'ici la fin de l'année parce que je veux publier toutes les chroniques des livres de 2019. 
A bientôt !
 

La saison 3 de The Crown est là. 
Quelle est votre série de fin d'année ?

samedi 5 octobre 2019

BILAN JUILLET AOUT SEPTEMBRE


Bonjour ! Est-ce que vous allez bien !? Votre rentrée s'est bien passée ? Que faites-vous cette année ? Sur le marché du travail ? En étude ? Au chômage ? En vacances ? Sur le point de faire un tour du monde ? 
Cet été, je suis partie (de nouveau) en vacances à Chamonix - c'est une super ville et j'ai une super copine là-bas aussi. Et j'ai aussi travaillé pendant 2 semaines... mais quelles semaines. Si vous me suivez sur mon compte perso de Twitter, vous l'avez vu.
J'ai aussi repris le chemin des études. La formation est sympa, les gens aussi. Ca me soulage, parce que c'est une réorientation et qu'aurais-je fais si ça ne m'avait pas plu ? Je serais déjà en stage dès le mois prochain et ça c'est assez cool aussi. 
Je voudrais bien faire tout un article sur ma vie privée juste pour que vous ne remarquiez pas que j'ai très peu lu sur... 3 mois. Heureusement, pas de déceptions. Et je prévois de belles lectures pour les mois qui suivent. Quel est votre bilan à vous ?



Livres lus :
Pourquoi pas nous d'Adam Silvera et Beacky Albertalli : une très jolie romance, douce, drôle et actuelle. Les deux protagonistes sont assez différents et ont des histoires propres travaillées, de telle sorte qu'on accroche et que cette romance se distingue des autres.
Les cahiers d'Esther, tome 1 - Histoire de mes 10 ans de Riad Sattouf : une BD jeunesse qui va beaucoup parler aux jeunes de 10-12 ans car Esther utilise un langage... très actuel. Lire cette BD avec un regard d'adulte permet d'avoir le recul et de percevoir la drôlerie du personnage d'Esther.
Et soudain tout change de Gilles Legardinier : une lecture contemporaine, tranquille mais qui soulève des sujets complexes. On s'attache au groupe d'amis de Camille, c'est un roman plein d'émotions. Il n'a pas la place sur le podium des coups de cœur pour une raison que l'on abordera en chronique...
Mia & Co de Vanyda : encore des oeuvres de Vanyda, en duo avec Nicola De Hitori. Des histoires d'ados, pour les ados. On suit le développement du personnage de Mia, qui évolue avec son groupe d'amis fan de jeux vidéos. Une lecture sympa.


Les coups de ♥ du mois


Quelle belle surprise, ce premier tome de Lady Helen ! Je ne m'attendais vraiment pas à aimer autant. Il lie très bien fantasy et histoire. Mêlant les conflits anglais avec Napoléon puis les combats avec les monstres. Les personnages de Lady Helen et de Lord Carlston accentue l'addiction que l'on a pour le récit. Que ce soit leurs personnalités ou leur relation, on accroche avec eux pour une raison.

Si vous cherchez un livre doux, avec des petites péripéties, du féminisme et des sœurs attachantes et attachées, c'est avec Diabolo Fraise que ça se passe. Un récit conté par les 4 sœurs, chacune avec leurs soucis d'adolescentes, c'est 4 périodes de notre vie et de la leur qui se mélange. En plus de tout ça, c'est drôle.



Chez les autres blogueurs :
- Reines de sang chez Lea Touch Book : je me suis déjà procurée un livre de Philippa Gregory, mais alors celui-ci il me tente beaucoup ! Merci à elle pour la découverte !
- Fake chez Les lectures d'Alice : une lecture "cocooning" présentée chez Alice. On a peut-être déjà vu ce genre d'intrigue, mais ça nous fait jamais de mal.
- Descendants of the sun chez Livre sans fin : un drama qu'elle conseille FORTEMENT. Et par conséquent, moi aussi. Il est génial, foncez le voir !


Chroniques publiées :
Diabolo Fraise
Pourquoi pas nous ?
Lady Helen, tome 1
La couleur pourpre
À la place du cœur, saison 1
Gardiens des Cités perdues, tome 7


À dans 3 mois pour le bilan trimestriel ET le bilan annuel (déjà !!)

mardi 1 octobre 2019

Diabolo Fraise

Titre : Diabolo fraise
Auteur : Sabrina Bensalah
Édition : Sarbacane
Parution : 2019
Nombre de pages : 275
Synopsis : Elles sont quatre sœurs âgées de 11 à 18 ans. Antonia, l'aînée, découvre qu'elle est enceinte. Marieke, elle, découvre le plaisir, le flirt... et le beau Basile. Jolène est un cas à part. Son rêve : avoir enfin ses premières règles, celles qui la feront devenir une femme ! Judy, la benjamine, découvre le collège, où, comme à la maison, elle cherche sa place...








Avis :
    C'est d'abord avec sa couverture simpliste que ce livre m'a interpellé. Ça donne un peu faim aussi. Et ça ne parle même pas de glace. Ni de diabolos. Ni de fraises. Pourtant, j'avais très envie de découvrir la vie de ces quatre sœurs, égarées dans 4 stades de la vie adolescente.


    Ces 4 sœurs vivent une vie (presque) tranquille auprès de leurs parents. C'est une famille aimante, soudée et qui s'accroche un peu quelques fois, mais n'est-ce pas normal quand on doit cohabiter avec une sœur qui s'improvise chanteuse et une autre qui squatte les W.C. en attente de ses règles pendant près de 30 minutes ?  Leurs valeurs sont différentes, leurs façons de penser également. Certaines ont vécu ce que d'autres attendent, les autres regrettent ce que les unes vivent encore. C'est avec ça qu'on a un récit linéaire mais loin d'être ennuyeux.

    Les quatre héroïnes de ce livre sont tellement singulières que pour une fois, je vais passer une majorité de la chronique à vous parler d'elles. Choisissez votre préférée.
    Antonia est l'aînée, donc. Elle découvre qu'elle est tombée accidentellement enceinte. Gardera, gardera pas ? Farès, son compagnon, peut-il accepter le bébé ? Sa vie si tranquille de fille responsable vole en éclat dès cet instant. Elle est forcément la plus mature de toutes. Celle vers qui chacune se tourne quand les parents ne sont pas là. Celle vers qui les sœurs se tournent quand il y a un problème. J'ai aimé sa force et sa volonté, son aptitude à ne pas flancher.

    Marieke cherche l'amour. Pas forcément un prince charmant, puisque, vu que ses hormones la titillent, elle se tourne vers Basile, un adolescent qui en fait des caisses sur son scooter. Peut-être sera-t-il sa première fois ? C'est la sœur que j'ai le moins apprécié. Au delà du fait qu'elle veuille à tout prix perdre sa virginité, je l'ai trouvé superficielle dans sa façon de réfléchir et d'agir vis-à-vis de ses sœurs. Elle a cependant l'avantage de montrer qu'aucune fille n'est parfaite, et que les idées reçues sont faites pour être démontées.

    Jolène est la sœur la plus excentrique, sans pour autant qu'elle perde pied. Son rêve : avoir enfin ses premières règles pour fouler la même terre que ces milliards de femmes. Je l'ai beaucoup aimé parce qu'elle me semblait être comme la plus exclue du quatuor. On la prend pour une cinglée parce qu'elle s’intéresse à des sujets peu communs et que son absence de menstruations est un bémol soulevé assez souvent par ses sœurs.

    Judy est la dernière, et par conséquent, la plus mignonne. Oui, j'ai le droit de penser ça. Elle meurt d'envie de rentrer au collège, terre d'espoir et de maturité. Elle tombera de haut lorsque le mécanisme du harcèlement commencera à prendre place. Elle est la plus favorisée par les parents, mais aussi celle qu'on protège.

    Quelle est votre favorite ? Quelque part, peu importe puisque leurs histoires vont s’entremêler. La narration est divisé en 4 : Antonia, Marieke, Jolène et Judy mais on retrouve bien évidemment les histoires des unes dans les histoires des autres. Cette narration ainsi découpée permet d'éviter la lassitude au sein du récit. Je pense sincèrement que si cela n'avait pas été découpé comme cela, j'aurai été lassée, peut-être aurais-je trouvé des longueurs.
     Le second point fort du livre, outre ses personnages hautes en couleur, c'est les nombreux messages qu'il fait passer tout au long du livre. Les filles se questionnent sur l'avortement, le harcèlement de rue, moral, les violences gynécologiques. J'ai trouvé que l'autrice faisait passer un message sain à ses lecteurs via ses personnages. On sent qu'elle a voulu se positionner sur ces sujets et elle l'a fait de manière très saine. Je pense par conséquent que mettre ce livre dans les mains des jeunes filles et des jeunes garçons serait bénéfique. En plus du fait qu'il soit très sympa à lire.


En bref, j'ai adoré ce livre. C'est comme un livre doudou. La plume est légère et parfois drôle. Les 4 filles sont vraiment attachantes, quelque soit le degré d'empathie que l'on éprouve. Les messages diffusés sont clairs, sains et modérés. C'est le genre de lecture qui vous remonte le moral même si vous étiez au top de votre forme. Je ne cesserai pas de le recommander.



Chapitre 40, page 268 :
"- Venez on va danser ! s'agite Marieke.
- Oh ouaiiiiiis ! s'enthousiasment les trois autres.
Elles investissent la piste. Marieke et Jolène, aspirées par la musique, se trémoussent à s'en déchirer les vêtements. Judy et Antonia tentent de suivre la cadence.
Un, deux, trois, quatre sœurs. Qui se rejoignent pour onduler en duo. Se séparent pour les solos. Dont les corps rient.
Un, deux, trois, quatre sœurs. Qui se plient, se tordent, en mouvements rythmés. Dont les corps sautent, volent presque.
Un, deux, trois, quatre sœurs ne font plus qu'une."


Lu dans le cadre du Défi Lecture 2019
14/100

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Prochaine chronique : 
Bulles en vrac #7 → Blue Flag / Zombillénium / The Promised Neverland

dimanche 15 septembre 2019

Lady Helen, tome 1 - Le club des mauvais jours

Titre : Lady Helen, tome 1 - Le club des mauvais jours
Titre original : Lady Helen, book 1, The dark days club
Auteur : Alison Goodman
Traduction : Philippe Giraudon
Édition : Gallimard (Jeunesse)
Parution : 2016
Nombre de pages : 568
Synopsis : Londres, avril 1812. Lady Helen Wrexhall s'apprête à faire son entrée dans le monde. Bientôt, elle sera prise dans le tourbillon des bals avec l'espoir de faire un beau mariage. Mais d'étranges faits surviennent qui la plongent soudain dans les ombres de la Régence : une bonne de la maison disparaît, des meurtres sanglants sont commis et Helen fait la connaissance de Lord Carlston, un homme à la réputation sulfureuse. Il appartient au Club des mauvais jours, une police secrète chargée de combattre des démons qui ont infiltré toutes les couches de la société. Lady Helen est dotée d'étranges pouvoirs mais acceptera-t-elle de renoncer à une vie faite de privilèges et d'insouciance pour basculer dans un monde terrifiant ?





Avis :
    J'avoue. J'ai une tendance à lire des livres qui ne sont pas dans ma WL. En bibliothèque, ça se fait aussi au feeling. C'est un sacré pavé que j'ai trainé partout, jusqu'à Chamonix, et pourtant je l'ai lu à 4 jours de la fin de l'emprunt. Pour tout avouer, j'ai regretté de ne pas l'avoir lu dès le départ.

    Lady Helen s'apprête à faire son entrée dans le monde. Chaperonnée par sa tante et surveillée de près par son oncle, elle espère faire un très beau mariage et mettre derrière elle la réputation de sa mère, qui la déshonore presque partout où elle va. Cependant, elle va avoir d'autres chats à fouetter : une des domestiques de la maisonnée a disparue sans laisser de traces, juste au moment où Lord Carston réapparait. Ce même Lord accusé d'avoir tué sa femme. Quelle n'est pas sa surprise lorsque Lady Helen découvre que Lord Carlston s'intéresse à elle, non pas pour un mariage, mais pour les pouvoirs qu'elle semble posséder, bénéfiques au Club des mauvais jours. Semble-t-il aussi que ce Lord mystérieux puisse la renseigner sur la disparition de sa domestique.

  
    J'ai adoré ce livre. Je crois qu'il sera le coup de cœur du trimestre. Restez connectés, le bilan du trimestre arrive fin Septembre. J'ai adoré l'ambiance qui se dégageait de ce livre : on est à la fois en plein milieu des sorties mondaines du début du 19e, tous ces froufrous, ces courbettes, ces formules de politesse, et à la fois, on est plongés dans un monde fantasy à la limite du gore où se côtoient des gens aux pouvoirs puissants et des monstres se nourrissant de l'énergie humaine. Voyez Elizabeth Bennet ou Jane Eyre qui capture des monstres assoiffés d'âmes humaines ? Bah c'est à peu près ça. Le récit dose parfaitement les deux genres et cela coïncide étonnamment bien.

    J'aurai envie de dire qu'on ne s'ennuie pas du tout mais je dois relever le fait que le début paraît particulièrement long. Les 80 premières pages se concentrent sur le début d'enquête menée par Lady Helen et sa vie à la cour, et les choses s'accélèrent un peu lorsqu'elle rencontre Lord Carlston. Leur relation est constamment sous tension. L'un avec le regard calculateur et l'autre avec son regard plein de méfiance. Ça pimente un peu l'intrigue, je dois l'avouer.
     Ce qui pimente encore plus l'intrigue, c'est la découverte du Club des Mauvais jours auquel appartient Carlston : les membres de ce Club, les Vigilants, combattent les Abuseurs, des êtres détestables, indétectables par le commun des mortels, mais qui se nourrissent de leur cible jusqu'à provoquer leur mort. Et puis au milieu de ça, Helen qui fait son entrée dans le monde et fait des petites promenades avec des gentlemans. On passe d'une ambiance sophistiquée, calme, à la violence, la perversion et les pouvoirs, et j'ai trouvé ça totalement fascinant.


    Côté personnages, on a bien sûr Lady Helen et Carlston comme duo fort du roman. Helen est d'abord obsédée par les rumeurs le concernant, obnubilée par le sort de sa domestique. Elle reste tout en retenue, tout en féminité pour ensuite découvrir le monde de Carlston, qui lui donne à voir son monde tranquille d'une manière bien différente. Je dois avouer que j'ai bien aimé son courage et sa sauvagerie.
    Carlston est en passe de devenir mon personnage préféré : il est toujours énigmatique, calculateur, sérieux... On l'apprécie ou on le déteste, mais finalement il nous surprendra tous (un peu comme Thorn de La passe-miroir, voyez...).


    En conclusion, c'est un vrai coup de cœur pour ce roman que je regrette de ne pas avoir lu plus tôt. Il dose parfaitement la fantasy et l'historique - on retrouve même des références à la vraie Histoire. Le duo Helen/Carlston marche du tonnerre et j'ai vraiment hâte de les retrouver dans le prochain tome !
   



"Nous sommes un lusus naturae, ce qui signifie...
- Je sais ce que cela signifie, dit-elle d'un ton un rien trop brusque. Un caprice de la nature.
- Vous savez le latin ?
- Un peu, répondit-elle en se gardant d'évoquer les heures passées à étudier en secret les livres de son frère.
La plupart des hommes jugeaient le savoir ridicule chez une femme. Pour une raison ou pour une autre, elle ne voulait pas voir de la dérision dans le regard de Sa Seigneurie. Elle se rendit compte qu'il la fixait encore, mais il avait de nouveau cet air calculateur. Au moins, ce n'était pas du dégoût."


Lu dans le cadre du
Défi Lecture 2019
13/100
(Regardez-moi ça, si c'est pas triste... juste 13 livres lus qui rentrent dans ce challenge...)

Lu dans le cadre du Challenge des pavés

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Prochaine chronique :
Diabolo fraise de Sabrina Bensalah

jeudi 5 septembre 2019

Pourquoi pas nous ?

Titre : Pourquoi pas nous ?
Titre original : What if it's us ?
Auteurs : Becky Albertalli & Adam Silvera
Traduction : Mathilde Tamae-Bouhon & Jean-Baptiste Flamin
Édition : Hachette
Parution : 2018
Nombre de pages : 375
Synopsis : Autoproclamé célibataire pour l'éternité, Arthur croit pourtant dur comme fer au coup de foudre. Surtout lorsque Ben entre juste après lui dans un petit bureau de poste new-yorkais. Battements de cœur affolés, capacités de raisonnement atomisées : aux yeux d'Arthur, l'arrivée de Ben est un signe du destin. 
Malheureusement, Ben s'est trop souvent fait arnaquer par l'univers pour vouloir y croire. Plutôt que de risquer d'avoir une nouvelle fois le cœur brisé... il préfère prendre la fuite. Ce qu'il regrette aussi vite. Et si Arthur avait raison ? Si l'univers savaient déjà qu'ils s'aimeraient ? S'il leur laissait une seconde chance ? 



Avis :
    Vous avez déjà dû voir passer ce livre sur certains blogs, notamment chez les lecteurs accro au young-adult, ou peut-être même sur Instagram. J'ai eu envie de me plonger dedans, histoire de retrouver une romance mignonne, à New-York, entre une personne qui y croit et une autre qui n'y croit pas un brin.

    Arthur croit dur comme fer au coup de foudre. Surtout lorsqu'il rencontre Ben au bureau de poste. Ben craque aussi sur Arthur, mais il peine déjà à se remettre d'une déception amoureuse et ne veux prendre aucun risque. Arthur tente de le retrouver, tant il regrette de ne pas avoir eu le temps de lui demander rien que son prénom. Les deux commencent alors une relation qui avance à petits pas.

    J'ai adoré cette romance : elle n'est pas spécialement originale parce que c'est une romance tout ce qu'il y a de plus normal. Tout n'est pas parfait entre nos deux jeunes garçons : il y a des hésitations, des loupés, des moments doux, simples, drôles... cela avant tout doucement. On est complètement plongés dans leur relation. Je ne sais pas comment l'expliquer mais on la vit. Peut-être parce que le livre est rempli de références à la pop-culture, peut-être parce qu'ils vivent des moments que l'on a tous vécu, peut-être grâce aux plumes des auteurs ?
    L'histoire est très feel-good, ça se lit rapidement, c'est drôle, ça fait rêver - on croirait se promener au milieu des buildings new-yorkais parfois. Je me suis sentie un peu comme Arthur, qui découvre New-York avec ses yeux d'enfant. Cela contraste avec Ben qui le regarde faire d'un air blasé ou attendri. 

     J'ai personnellement beaucoup aimé Arthur, bien que son côté naïf soit parfois un peu trop prononcé. Il est vif, naturel, enjoué et limite enfantin. J'aurai cependant aimé le voir un peu plus en présence de ses amis, qu'il ne contacte que par téléphone. J'ai aussi beaucoup aimé sa relation avec ses parents.
    Ben est un personnage plus terne, mais aussi le plus mature des deux. Beaucoup de doutes le traversent car il est de longue hanté par l'échec de sa précédente relation. J'ai aimé la relation presque fusionnelle qu'il a avec son meilleur ami. 

    En conclusion de cette chronique rapide mais qui j'espère vous convainc tout de même, on a droit à une petite romance mignonne, sans (trop de) prises de têtes. Seul petit bémol : un épilogue qui est à mon sens en trop. Mais les personnages restent assez attachants pour que vous soyez content d'avoir lu ce livre. Lequel sera votre préféré ?




Chapitre 2, page 28 :
"On commence la partie et Dylan me demande : 
- Sur l'échelle de la tristesse, tu te sens comment aujourd'hui ? Niveau scène d'intro dans Là-haut, ou la mort de la maman de Némo ? 
- Ouh là, non. Surtout pas niveau scène d'intro de Là-haut. Elle fout trop le cafard. Non, je crois que je suis quelque part entre les deux, genre niveau cinq dernières minutes de Toy Story 3. Il me faut juste un temps pour rebondir." 


Lu dans le cadre du Défi Lecture 2018
12/100


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Lady Helen, tome 1 d'Alison Goodman

vendredi 30 août 2019

La couleur pourpre

Titre : La couleur poupre
Titre original : The colour purple
Auteur : Alice Walker
Traduction : Mimi Perrin
Édition : Robert Laffont (Pavillons poche)
Parution : 2016
Nombre de pages : 368
Synopsis : Depuis leur séparation, depuis des années, Nettie et Célie, deux jeunes noires, sœurs tendrement unies, n'ont cessé de s'écrire. Mais aucune missive, jamais, n'est parvenue ni à l'une ni à l'autre. C'est que Célie, restée là-bas, près de Memphis, subit la loi d'un mari cruel qui déchire toutes les lettres venues d'Afrique - où Nettie est missionnaire. Alors Célie, la femme-enfant, écrira via le bon Dieu, qui, lui, sait tout... Pourquoi entre elles, cette correspondance déchirée et sans fin, obstinée, presque immatérielle ?





Avis :
    Ce qui est bien avec les résolutions, c'est qu'on en prend toujours des nouvelles en cours de route. Moi par exemple, j'avais prévu d'apprendre la langue des signes. Je ne sais encore rien dire. Mais par contre, j'ai pris la résolution de lire les livre présentés dans le Our Shared Shelf dont La couleur pourpre fait partie. C'était une lecture fastidieuse mais finalement convaincante.

    Célie et Nettie sont les ainées d'une grande fratrie. Sous le joug d'un père incestueux et violent, elles s'entraident malgré les sévices subis. Célie ayant déjà subit l'inceste, elle épargne cependant à Nettie le mariage avec un homme violent et sans cœur en l'épousant elle-même. C'est le début de l'éloignement entre ces 2 sœurs fusionnelles, puisque le mari de Célie interdira à celle-ci de communiquer avec sa Nettie et cachera pendant des années les longues lettres que cette dernière envoie à leur domicile. Sous le joug d'un mari violent, Célie élèvera ses enfants, et découvrira l'amour, et subira sa vie qu'elle décrit au "bon Dieu". Nettie elle, partira en Afrique sur la terre de ses ancêtres en mission humanitaire, avec toujours dans le cœur l'espoir de revoir cette sœur si chère.

     On sent déjà avec ce synopsis que le récit est loin d'être le plus joyeux que vous ayez lu, hein. C'est vrai. J'ai souvent eu les larmes aux yeux. La vie de ces deux sœurs est extrêmement difficile, surtout celle de Célie. Célie qui vit l'inceste, la violence de son mari, la solitude, l'ignorance, l'irrespect, tandis que Nettie, la cultivée, trouve un poste de perceptrice pour une famille noire aimante et compréhensive. À travers leurs deux récits les voit subir le sexisme, le racisme, et chacune d'elle finit par se battre pour leur propre liberté l'égalité et surtout, leur indépendance en tant que femmes. J'ai davantage accroché avec les lettres de Célie, pleines de fautes de langage, parfois vulgaires et crues, mais qui sont pleine de naïveté - parfois à un tel niveau qu'on a envie de lui expliquer nous-même. 

    Malgré sa naïveté, Célie est la patience faite femme. Elle possède une grande clairvoyance mais n'a pas la culture ou même les outils pour arriver à se rebeller, s'exprimer. Elle possède un "franc penser" sans pour autant arriver à exprimer tout haut le fond de ses pensées. Nettie est la plus cultivée, la plus empathique. Si bien que j'ai regretté que ses lettres arrivent tard dans le récit et qu'on ne la voit pas s'exprimer plus. 
    Le personnage fort de ce livre reste bien Shug : une femme noire "croqueuse d'hommes" qui se fiche pas mal du "qu'en dira-t-on" et qui a passé sa vie à traîner les bars pour chanter et parfois ramener quelques conquêtes. Elle est celle qui va sortir Célie de sa torpeur, lui faire découvrir l'affection et même l'amour. 

    L'histoire est prenante en général : on a envie de savoir ce qu'il adviendra de Célie, de sa relation avec Shug. On a envie de savoir si les deux sœurs se retrouvent au final. D'autres intrigues se mêlent aux histories de Célie et Nettie et finalement, pas de longueurs, pas d'ennui et de beaux messages de liberté dispersés tout au long du roman. Cependant, je tiens à souligner deux petits points qui ont gêné ma lecture, notamment au départ.
     D'abord, le style narratif est perturbant. Ce n'est ni de l’épistolaire, ni un récit direct. Un mix des deux je dirais. Peut-être est-ce fait exprès, dans le but de distinguer les lettres de Célie et de Nettie - ces dernières étant mieux construites et avec un phrasé plus élégant.
    Aussi, pas de repères temporels tout au long du livre. On ne sait pas en quelle année on se situe, on ne sait pas combien de temps s'écoulent entre les lettres, les péripéties s'enchaînent parfois sans transition... c'est le point qui m'a le plus dérangé, mais finalement, on s'y fait. 


    En conclusion, une bien belle découverte, loin d'être un coup de cœur mais je ne regrette pas cette lecture. Un récit un peu haché mais de biens beaux personnages que l'on voit évoluer avec leur temps et leur vécu. Un des livres les plus féministes lu cette année !
    


Page 223 :
"Tu vois, c'est pas possible de lire la Bible sans croire que Dieu est blanc, elle soupire. Moi, quand j'ai su ça et qu'en plus c'était un homme, il m'a plus intéressée. Tu te plains qu'il a pas l'air d'écouter tes prières ? Tu m'étonnes !


Lu dans le cadre du Défi Lecture 2019
11/100

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Prochaine chronique :
Pourquoi pas nous ? de Becky Albertalli et Adam Silvera

samedi 10 août 2019

Sunshine Blogger Award


Coucou ! Ca fait un moment que je n'ai pas fait de Tag. Principalement parce qu'on ne m'y tague jamais, mais aussi, parce que je ne prends pas souvent le temps de les faire. Je vous invite à me taguer parce que, même si je mets des mois à le faire, j'adore ça !

Merci à La citadelle d'Ewylyn - qui ne m'a pas taguée - mais qui propose ce Tag en libre-service. Je la remercie, ses questions sont très intéressantes et originales, c'est pour ça que j'ai choisi de faire ce tag.

Le principe est très simple :
- Insérer le logo du Sunshine Blogger Award à l'article
- Citer la personne qui nous a nominé (prénom et/ou pseudo + lien du blog)
- Répondre à ses 11 questions
- Nommer à son tour 11 personnes
- Trouver 11 nouvelles questions à leur poser



• Quel est ton album jeunesse préféré (celui de ton enfance, ou un album récent) ?


Aucun enfant né dans les années 90 et après n'a pu passer à côté du phénomène Titeuf. J'ai plongé dedans tête la première et j'avais même réussi à avoir tous les albums. Celui ci-dessus était mon préféré parce que dans cet album, Titeuf a une petite sœur, découvre la maternité, le fait d'avoir une petite fille à la maison, c'est très drôle. 
Titeuf est un personnage créé par Zep, un auteur de BD suisse en 1993. Il aurait donc mon âge. Il était facile de s'identifier à lui, bien que j'ai été une enfant sage. Plus j'avance en âge, et plus les BD me font rire. C'est tout le charme des BD Titeuf. Elles font rire petits et grands, pas pour les mêmes raisons cependant.

• A ton avis, quel livre est sur-côté, quel livre est sous-côté (en gros, un livre qu'on t'as vendu comme étant TOP MEGA GENIAL DE LA MORT QUI TUE de manière universel et qui a fait un flop chez toi + le livre que tout le monde a zappé, oublié, peu commenté ou chroniqué, passé à la trappe à cause de la grosse sortie du moment et QU'IL NOUS FAUT CONNAÎTRE !



Plus je traîne sur les blogs, et plus je constate que je n'ai pas été la seule à ne pas aimer Nos étoiles contraires. C'est rassurant. Rassurant de constater que certains l'ont trouvé cliché à mort, parfois niais et que même, il romantise la maladie de façon un peu... enfin oui bon voilà c'est pas romantique quoi. Lors de sa sortie, c'était LE LIVRE TOP MEGA parce que "houlala mais trop romantique oh mon dieu trop triste et trop mignon" mais ça n'a pas pris. Je n'ai pas supporté Augustus, pas accroché avec euh... l'héroïne dont je me souviens plus le nom et puis l'histoire autour de leur roman préféré m'a un peu gonflé. Non, ça n'est pas un coup de cœur.

Est-ce que Loin de la foule déchaînée est considéré comme un livre peu chroniqué et peu lu ? Je n'en voit pas beaucoup qui l'érige en chef d’œuvre comme je le fais. Il est pourtant largement comparable à Orgueil et préjugés,, mais peut-être passe-t-il à la trappe parce que ce dernier lui fait de l'ombre quand on parle de romance du XIXe ? Toujours est-il que j'ai adoré ce livre, j'ai adoré l'adaptation en film, j'ai adoré la plume, j'ai adoré la romance, j'ai adoré l'ambiance... bref : si vous avez aimé Orgueil et préjugés, lisez-le !

• Qui t’as donné le goût de la lecture ?


Merci Maman. Pour toi, voici un gif hyper kitsch. Je suis sûre que tu vas l'aimer. Sans rire, c'est ma maman qui m'a appris à lire, et qui, certainement, m'a acheté mes premiers livres. Merci de t'être levée le samedi matin pour m'emmener en librairie acheter le tome 6 d'Harry Potter alors que franchement, t'avais la flemme. Merci de supporter mes achats compulsifs et mes heures passées à lire. Merci pour les J'aime lire, les Science et vie, les bibliothèque rose. Merci de m'avoir trainée à Emmaüs chercher des livres pour pas cher, merci pour les brocantes où j'ai déniché les meilleures BD. Tu m'as peut-être pas donné le goût de la lecture - tu lis toi-même très peu - mais au moins tu as toujours essayé de me faire lire les meilleures histoires.


• Peux-tu citer 3 romans feel-good, bien au chaud sous un plaid, guimauve à portée de main, tasse de thé sur la table basse, sourire au lèvre de A à Z ? (J'ose pas trop l'avouer, mais j'établis une liste de romans feel-good et j'ai besoin de titres)



Et voici ma petite dame. Tous chauds sortis du four de mes romans feel-good (qui ne sont pas cétégorisés feel-good, mais je t'assure). Trois romans avec lesquels vous serez détendue. Je vous les fais à 50%. Et pour la peine je vais vous en parler.
Cupcake club - Baiser sucré de Donna Kauffman : je ne me souviens plus spécialement ce qu'il se passe dedans mais c'est détente. Vraiment. Le pitch, c'est une jeune qui veut s'évader de New-York et se réfugie dans un trou paumé. Mais ô malheur, son patron vient pour tourner une émission de variétés dans sa pâtisserie. Voilà, c'est marrant, c'est détente, y'a de la romance. Un peu superficiel mais c'est feel-good.
Un petit quelque chose en plus de Sandy Hall : mon chouchou parmi les chouchous. C'est un livre qui donne le sourire. Deux adolescents timides craquent l'un pour l'autre. Ils ne savent pas qu'ils s'aiment. Les seuls à le savoir sont les personnes de leur entourage. Leur prof, leur ami, la barista du Starbucks, l'écureuil... ils sont les narrateurs de l'histoire d'amour entre ces deux ados. Original, doux, drôle, touchant, feel-good.
La danse hésitante des flocons de neige de Sarah Morgan : une héroïne qui déteste Noël va être contrainte de vivre... dans l'ambiance de Noël, dans une station de ski qu'elle doit analyser pour la rebooster. Elle tombe - évidemment ! - sous le charme du patron, brun ténébreux qui lui fait découvrir son univers. Je le pitch mal celui-là mais il est rafraichissant, drôle aussi et on sourit très souvent !


• Décris-moi le livre que tu lis actuellement ?


Il s'agit du premier tome de la trilogie Lady Helen : Le club des mauvais jours. L'histoire, c'est donc Lady Helen, jeune femme promise à un bel avenir, qui rencontre Lord Carlston, un jeune homme suivit par une terrible rumeur. Il aurait tué sa femme des années auparavant. Lord Carlston fait parti du Club des mauvais jours, qui combat les Abuseurs, des monstres ayant forme humaine. sachant que Lady Helen a des pouvoirs comparables aux siens, il l'entraine dans un monde sordide et violent.
J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire parce que je lisais de façon hachée, 3 pages par-ci, 4 pages par-là et ça n'aide pas à plonger dans un univers. Une fois les présentations faites entre Lady Helen et Lord Carlston, j'ai eu envie d'en lire plus. J'en suis presque à la fin et ce livre aura une bonne appréciation.


• As-tu une chaîne booktube et un blog à nous conseiller ?


Pour la chaine Youtube, je vous recommande Le bonbon au Cassis, qui fait toujours des vidéos très drôles et assez objectives.
J'ai beaucoup plus qu'un blog à recommander mais si je devais en choisir un, que j'ai découvert cette année, ce serait Le blog de l'apprenti Otaku. Qui parle donc essentiellement de manga, bande dessinée.  


• A tes yeux, quel est le pire cliché, le truc qui fait que tu passes ton chemin à moins que quelqu'un te présente le livre autrement ? (perso, les couvertures de types torses à poil)

Et bah perso... les types torses poils aussi. Très franchement, ce n'est pas le genre de couverture qui attire mon regard. Déjà, de base, un livre avec de vraies personnes photoshopées c'est pas mon truc. Mais alors quand c'est des torses, j'imagine déjà le genre de scénario qui se cache derrière. Et c'est bof. 


• Et quel est le cliché pour lequel tu craques (le plaisir coupable, en somme) ? (perso, ce sont les prophéties et les chasses au trésor, ça donne des histoires convenues, mais j'adore)

Oh je craque pour tellement de choses superficielles si vous saviez. Mais les relations love-hate, j'aime bien ça. Et encore que ça dépend. De mon humeur, de mes précédentes lectures, de mon envie de les voir batailler. J'aime bien aussi les héros qui ont une vie bien rangée et qui se trouvent obligés de plonger du côté obscur - la Résistance, la guerre, ou tout autre chose qui fait que le héros renonce complètement à sa vie d'avant - ce qui ne veut pas dire que j'accepte qu'il renonce complètement à ses valeurs. Vous voyez ?

• Ta musique du moment (une OST, une chanson)


En ce moment - et depuis environ 2 mois - je m'écoute en boucle les titres de Skip The Use. Groupe qui s'est depuis dissous, mais vous pouvez continuer à écouter les titres du chanteur, Mat Bastard. Si le clip ci-dessus vous dit quelque chose, c'est inspiré du film d'animation Zombillénium. J'aime à la fois les paroles du groupe et leur musique, cependant il faudrait que je passe à autre chose maintenant...

• En parlant de musique, lis-tu en musique ? Ou plutôt ambiance ou carrément ASMR ? Et si tu écoutes de la musique, c'est une playlist qui colle à l'ambiance, genre tu écoutes les BO de Harry Potter en lisant du Harry Potter ?


Et non, je ne lis pas en musique. Je n'ai jamais essayé mais... non. Encore que, quand l'histoire est prenante, j'arrive à lire partout : métro, devant la télé, dans la rue... peu importe le bruit. Mais en musique... je crois que je serais distraite.


• Au-delà de la lecture, as-tu d'autres passions ?

Non, je n'ai pas d'autres passions. Rien qui me passionne autant que la lecture. J'aime bien prendre des photo, je joue du piano... mais je n'aime pas cela au point de les qualifier de passions. J'en trouverai bien une autre avec le temps !


J'ai fini, à moi de donner des questions maintenant ! 


• Est-ce que le nombre de pages d'un livre est important pour vous ? Préférez-vous les livres longs, courts, peu importe ? 

• Attention question originale : quel livre (ou saga) aimeriez-vous voir être adapté en film ou en série ? Avez-vous des idées d'acteurs pour incarner vos personnages favoris ?

• Au contraire, regrettez-vous une adaptation en film de l'un des livres que vous avez lu ? Celui qui vous a franchement déçu ?

• Vos 3 romans/manga fantasy préférés ?

• Avez-vous déjà rencontré des auteurs/des autrices ? Des mangaka ? 

• On vous a déjà posé cette question mais quelle est la chose qui détermine l'achat du livre : son prix ? sa couverture ? son synopsis ? son auteur/autrice ? votre instinct ? Toutes ces choses ?

• Personnellement, je n'aime pas le chick-lit/bit-lit, avez-vous des romans à me conseiller qui peuvent me faire changer d'avis ?

• Préférez-vous lire/voir des avis littéraires/livresques sur Instagram, sur Youtube ou sur les blogs ? Préférez-vous les avis vidéos ou les chroniques écrites ?

• Les personnes les plus âgée pensent que les jeunes ne lisent plus de livres classiques, de théâtre, de poésie... pouvez-vous m'en citer un qui vous a plu ? Ou sinon, peut-être un livre plus contemporain que vous avez lu dont vous trouvez la plume magnifique.

• Quel serait le scénario idéal de votre livre idéal. 300 mots max. Calculatrice interdite. 

• Question coup de cœur : un livre dont vous avez envie de parler, là, tout de suite.

Je ne mentionne personne.
Prenez le tag si vous voulez, sans oublier de me mentionner, même comme une note de bas de page.
Hâte de voir les réponse à vos questions.

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