dimanche 19 février 2017

In My Mailbox #12


In my Mailbox se déroule tous les dimanches, il a été pris en charge par le blog Lire ou Mourir, chez qui sont rassemblés tous les participants. 
C'est un moyen de partager tous les livres que l'on a reçu, acheté ou emprunté chaque semaine.


Bien le bonjour ! Cette semaine était super ! Je vais pas raconter ma vie, mais en gros, j'ai validé mon semestre 1 du Master 1 avec une moyenne assez bonne, je suis contente. Mon travail a ENFIN payé. Du coup, pour me féliciter moi-même, comme à l'époque du "Tu as eu les Félicitations à ton trismestre, tu veux un cadeau ?" de mes parents, j'ai décidé de m'offrir des livres. J'essaie d'en acheter pour environ 20 euros par mois. Et là j'ai craqué et je me suis fait mes petits cadeaux... les voici !



Livres achetés :

♦ Mille femmes blanches de Jim Fergus ♦
Synopsis : En 1874, à Washington, le Président américain Grant accepte dans le plus grand secret la proposition incroyable du chef indien Little Wolf : troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l'intégration du périple indien. Si quelques femmes se portent volontaires, la plupart des "Mille femmes" viennent en réalité des pénitenciers et des asiles de tous les États-Unis d'Amérique... Parvenue dans les contrées reculées du Nebraska, l'une d'entre elles, May Dodd, apprend alors sa nouvelle vie de squaw et les rites inconnus des Indiens. Mariée à un puissant guerrier, elle découvre les combats violents entre tribus et les ravages provoqués par l'alcool. Aux côtés de femmes de toutes origines, May Dodd assiste alors à la lente agonie de soi, peuple d'adoption...

Beaucoup de blogueurs et de lecteurs connaissent ce livre puisqu'il a rencontré un grand succès en France dans les années 2000. Il existe en version poche, et devant les éloges fait au livre, et vu le thème traité, j'ai eu envie de me le procurer. Ce ne sera pas une lecture immédiate puisque d'autres attendent mais je suis sûre de l'apprécier.


♦ Gardiens des Cités perdues, tome 4 - Les invisibles de Shannon Messenger ♦
Synopsis : Finis les cours à Foxfire et les messages énigmatiques envoyés par le Cygne Noir, Sophie rejoint enfin la mystérieuse organisation clandestine qui lui a fait voir le jour ! Accompagnée de Fitz, Biana, Keefe et Dex, elle quitte les Cités perdues pour Florence, où se trouve le premier indice qui la mènera jusqu'au repère du Cygne Noir. Là-bas, la jeune fille espère en apprendre plus sur elle-même, mais aussi sur les Invisibles, le groupe des rebelles qui cherche à déstabiliser le monde des elfes.

Je me suis procurée ce quatrième tome cette semaine parce que j'avais très envie de retrouver Sophie, et que la fin du tome 3 m'avait laissé sur ma faim. Non pas que cette fin n'était pas bien, mais quel suspens ! C'est plus sombre, plus mystérieux, on change de lieux... j'avais très envie de voir ce qu'il allait en retourner. Par contre, impossible de trouver le cinquième tome, sorti cette semaine... *regard triste*



♦ Blue Spring Hary, tomes 4, 5 et 6 de Io Sakisaka ♦
Synopsis : [voir In My Mailbox #11]

La semaine dernière, j'ai craqué pour les trois premiers tomes, cette semaine, juste pour les 3 suivants. Non, rien de rien. Non, je ne regrette rien. On se donne rendez-vous pour leurs chroniques !


♦ Entre ici et ailleurs de Vanyda ♦
Synopsis : Coralie a 28 ans, un père laotien et une mère française. Elle vient de se séparer de son copain et habite seule pour la première fois de sa vie. Elle a du mal à sortir de chez elle, à part pour le boulot. Heureusement, son frère qui habite Paris passe la voir régulièrement.
Quand elle décide de s'inscrire à la capoiera, à la fois par défi et pour se pousser à sortir, elle n'imagine pas que grâce à ce sport brésilien, elle va en apprendre beaucoup sur ses origines asiatiques.

J'adore Vanyda. J'adore les BDs. Combinons les deux ! Sérieusement, j'adore le travail de Vanyda que j'ai découvert sur la trilogie L'immeuble d'en face et Un petit goût de noisette. Les dessins sont beaux, les couleurs sont superbes, les histoires naturelles et touchantes. C'est mon plus joli cadeau à chaque fois.


Fais pas la tête, Chandler ! C'est les vacances !
*enfile ses ski*

Bonne semaine à vous !!

vendredi 17 février 2017

Gardiens des Cités Perdues, tome 1

Titre : Gardiens des Cités Perdues
Titre original : Keeper of the lost cities, book 1
Auteur : Shannon Messenger
Traduction : Mathilde Bouhon
Edition : Lumen
Parution : 2014
Nombre de pages : 510
Synopsis : Depuis des années, Sophie sait qu'elle n'est pas comme tout le monde. Elle se sent à part à l'école, où elle n'a pas besoin d'écouter les cours pour comprendre. La raison ? Elle est dotée d'une mémoire photographique... Mais ce n'est pas tout : ce qu'elle n'a jamais révélé à personne, c'est qu'elle entend penser les autres comme s'ils lui parlaient à voix haute. Un casque vissé sur la tête pour empêcher ce bruit de fond permanent de la rendre folle, elle se promène un matin avec sa classe au musée d'Histoire naturelle quand un étrange garçon l'aborde. Dès cet instant, la vie qu'elle connaissait est terminée : elle n'est pas humaine et doit abandonner son existence entière pour rejoindre un autre univers, qu'elle a quitté douze ans plus tôt. L'y attende une pléiade de nouveaux condisciples, amis et ennemis, et une question obsédante : qui est-elle ? Pourquoi l'a-t-on cachée dans le monde des humains ? Pourquoi n'a-t-elle que des souvenirs partiels de son passé ? 



Avis :
    Enfin ! Enfin, des mois après tout le monde je me lance dans la nouvelle saga qui fait fureur auprès des plus jeunes - et des moins jeunes. Que d'éloge à son propos. Souvent, quand les éloges sont nombreux, ça me décourage de lire le livre en question, et puis là, quand même je me suis lancée. Pas du tout déçue. Loin de là.

    Avec cette nouvelle saga jeunesse, Shannon Messenger nous ouvre les portes d'un monde nouveau : et quel monde ! Oubliez tout ce que vous savez - ou croyez savoir ! - sur les créatures enchantées tels que les elfes, les nains ou les ogres : tout sera vu sous un nouveau jour, aussi bien pour Sophie que pour vous. Sophie est une adolescente de 12 ans scolarisée en terminale qui arrive à entendre les pensées de ses amis et de sa famille et qui a une mémoire photographique : mais ça s'explique, ce n'est pas une humaine, mais une elfe. Elle est emmenée - presque de force ! - dans le monde des elfes auquel elle appartient réellement. 

    Voilà Sophie propulsée dans un monde qu'elle ne connait pas, dont elle doit apprendre les codes, les règles, comprendre le fonctionnement et les différents espaces qui le compose. J'ai été fascinée par le nouvel univers qui s'offrait à moi - et surtout à Sophie. J'ai eu l'impression que l'auteure combinait énormément d'éléments de sagas, de contes, pour créer un tout nouvel environnement. Et du coup ça devient super original. C'est l'élément fort du livre, et même de la saga. J'ai adoré le monde dès l'instant où Sophie est rentrée à l'école de Foxfire, s'ensuivent des cours originaux, des retenues fastidieuses, des maladies étranges, et une intrigue qui marche. J'ai adoré voir Sophie évoluer dans ces couloirs, rencontrer des elfes aux pouvoirs originaux et surprenant - essayez donc de cacher quelque chose à quelqu'un qui peut percevoir vos émotions, ou de barrer la route à un Télépathe qui tente de lire vos pensées. 

    Finalement, l'intrigue n'a rien de très original, mais pourquoi sortir des chemins déjà tracés quand ça fonctionne ? Sophie était exceptionnelle en tant qu'humaine, mais aussi en tant qu'elfe. Elle est vite pointée du doigt à cause - grâce ? - à ses pouvoirs étranges et puissants. On retrouve ici une sorte "d'élu" type que l'on voit dans la plupart des sagas. Comme toujours pour les personnages en quête d'identité, il faut une touche d'exceptionnel, sinon c'est moins drôle. 
    En tout cas, on ne s'ennuie jamais à la lecture de ce livre : il se passe tellement de choses que j'ai du mal à me souvenir de tout - bon ok j'ai lu ce livre il y a plus de 2 mois j'ai déjà lu la suite - et que surtout, j'ai du mal à faire le tri. Mais c'est pas grave parce que le plus important, c'est que je n'ai pas réussi à lâcher ce livre avant de l'avoir fini, et c'est ça qui fait qu'un livre est prenant. 

    Outre l'originalité du monde dans lequel on est plongé,  le deuxième point fort de ce livre, ce sont les personnages. L'auteure a réussi à créer des personnages que j'ai adoré d'un bout à l'autre de l'histoire. Et vous savez quoi ? Même l'héroïne ! Et oui. C'est rare. Bon, Sophie est maligne, paraît jolie, timide, humble, mais elle a un côté tête brûlée qui lui filera des noises. Dex, Fitz et Keefe sont les trois protagonistes masculins adolescents qui font le plus d'apparitions : au moment de ma lecture, j'ai eu du mal à déterminer lequel je préférais. Ils sont tous les trois uniques en leur genre et ils me plaisent pour des raisons bien distinctes. Les personnages sont travaillés, aucun n'est laissé de côté : leur description est détaillée et on a aucun mal à se les représenter, ou même à comprendre les liens qui les unissent les uns aux autres. 
    Les adultes sont du genre imposant : tous les adultes elfes que rencontre Sophie sont très cultivés, ont des pouvoirs exceptionnels, et viennent des plus hautes sphères du monde elfique. C'est comme ça qu'on se fait le bras long les amis ! Sophie est bien tombée : elle est confiée à deux elfes réputés qui la prennent sous leur protection, mais avec qui j'ai eu du mal à m'attacher tant ils sont froids et tristes. 

    C'est un roman très jeunesse - je ne suis pas la tranche d'âge cible - mais je ne peux m'empêcher de souligner le travail d'élaboration qui est fait derrière cette histoire. On plonge dans le monde sans vouloir remonter à la surface. Les adultes voudraient bien redevenir des enfants, et partager les cours à Foxfire - tiens... comme une certaine école de sorcellerie. Pour les parents qui passent par ici, je conseille vivement à vos enfants de se le procurer. Pour les ados qui passent par ici, je vous conseille vivement de vous le procurer. Et pour les jeunes adultes comme moi, je vous conseille vivement de vous le procurer si vous voulez tomber dans une saga addictive, douce, mystérieuse, et pleine de rebondissements. 



Chapitre 3, page 30 :
"Elle se tenait au bord d'une rivière aux eaux limpides, bordée d'arbres immenses qui déployaient leurs larges feuilles vert sombre parmi des nuages blancs cotonneux. Sur l'autre rive, des châteaux de cristal miroitaient dans la lumière - si brillant que, de dépit, Walt Disney aurait certainement réduit en miette son "Royaume enchanté". 

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Extinction

Titre : Extinction
Titre original : -
Auteur : Matthew Mather
Traduction : Christine Barbaste
Edition : Fleuve
Parution : 2015
Nombre de pages : 480
Synopsis : Alors qu'une gigantesque tempête de neige d'abat sur Manhattan, Internet s'effondre, entraînant dans sa chute les infrastructures municipales : l’électricité, l'eau courante... Le black-out est total, les vivres viennent à manquer. Dehors, c'est la loi de la jungle, entre pillages et épidémies. On accuse les Chinois, les cyberpirates. La faim, le froid, la soif guettent à chaque corner - mais l'ennemi le plus redoutable partage sans doute votre pallier...





Avis :
    C'est près d'un an après son obtention que je décide de lire ce roman. Il commençait à faire froid, quelques tensions apparaissaient entre les grandes puissances mondiales, les personnes s'appuyaient de plus en plus sur la puissance d'Internet, c'était le livre idéal !

    L'Amérique entre dans une lente agonie. Panne d'Internet alors que tout est relié au réseau. D'abord, plus de moyen de communiquer par mail ou de s'informer via les ordinateurs, ensuite plus d'électricité, plus d'eau potable, c'est vite l'horreur dans les rues de Manhattan. Mike est un américain moyen, mari et père d'un jeune enfant. Obnubilé par ses problèmes de couple, il prend conscience des événements petit à petit. La psychose s'empare en effet assez vite de la population et les rumeurs vont bon train : les Russes, les Chinois, et même les pays d'Orient sont tour à tour pointés du doigt, désignés comme principaux fautifs de la panne, puisqu'ils se seraient infiltrés dans les réseaux américains. Mais finalement pour Mike, peu importe les fautifs, il a un fils et une femme à nourrir et à protéger, et personne ne vient les aider...

    Le roman se penche sur une situation apocalyptique d'un nouveau genre : le problème ne vient pas seulement de la météo ou d'une guerre, mais d'une panne d'internet. Dans l'impossibilité de communiquer, c'est vite le chaos, tout d'abord à l'intérieur de l'immeuble, puis les personnages se rendent compte que la situation touche toute la ville, puis le pays. 
    Le roman est intéressant à lire pour deux aspects : déjà, on passe d'une ambiance conviviale à une ambiance "chacun pour soi" - ce qui est prévisible. Une partie des voisins s'organise pour survivre et avoir des vivres et du chauffage, quand le reste du voisinage tente de récupérer les restes. Les masques tombent, celui qui semblait amical devient sauvage, et même celui qui reste à vos côtés semble suspect. J'ai eu du mal à me détacher des opinions de Mike : son inquiétude, sa colère, son dégoût et ses rares moments de joie sont communicatifs. J'ai eu l'impression que l'auteur donnait le rythme au récit à travers Mike, qui est, en plus, un personnage attachant.  Le second élément qui m'a fait accrocher, c'est la situation de survie : comment les personnages s'organisent, comment font-ils lors d'un imprévu, comment font-ils lorsque cela empire... tout m'a paru réaliste à l'exception d'une chose que je n'évoquerai pas. Vous ne voulez pas que je dévoile trop l'intrigue n'est-ce pas ? 

     Le livre n'a pas de portée politique mais on entend souvent parler des faits historiques, ou des relations internationales menant à ce type d'événement. Les personnages évoquent des faits réels et passés ou des faits politiques ou historiques se déroulant au moment du récit, donnant un contexte plus réaliste à l'histoire
    J'ai eu du mal à rester dans ma lecture tout le long. On trouve de grands moments où l'intrigue n'avance pas des masses et des moments où ce qui se passe est tellement haletant qu'on a du mal à lâcher le livre. Une vraie lecture en dents de scie. Il n'y a qu'à la fin que j'ai tout lu d'une traite, impossible de lâcher.

    Je vous conseille volontiers de lire ce livre ne serait-ce que pour le côté haletant qu'on retrouver parfois, pour les personnages attachants et aussi parce que c'est bon thriller bien frissonnant - pas seulement à cause du froid !



Page 252 :
"N'importe quel jeu de simulation théorique montre que le groupe social se renforce au contact d'un ou plusieurs éléments criminels. Ils l'obligent à se bonifier. Ils l'aident à éradiquer ses faiblesses. Les criminels nous forcent à consolider nos institutions et nos réseaux.
- Ce sont les loups et nous sommes les agneaux ?
- En quelque sorte."

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dimanche 12 février 2017

In my mailbox #11


In my Mailbox se déroule tous les dimanches, il a été pris en charge par le blog Lire ou Mourir, chez qui sont rassemblés tous les participants. 
C'est un moyen de partager tous les livres que l'on a reçu, acheté ou emprunté chaque semaine.

Cette semaine, pas grand chose, mais je suis tellement contente d'avoir acquit ces trois livres que j'aimerai vous en parler. 

Livres achetés


Blue Spring Ride de Io Sakisaka
Synopsis : A son entrée au lycée, Futaba s'est transformée. Douce et féminine au collège, elle devient plus énergique et garçon manqué. La jeune fille veut changer pour ne plus être mise à l'écart par ses camarades. Mais ses nouvelles amitiés sont artificielles et Futaba va bientôt remarquer les limites de son changement de personnalité... Un jeune homme va l'aider à prendre un nouveau départ. Ce garçon ressemble étrangement à son premier amour, serait-ce lui ?

Cette saga de type Shôjo - vous l'aurez deviné - se compose de 13 tomes. En réalité, j'ai d'abord découvert l'anime, qui se compose d'une saison de 12 épisodes mais la saison finit sur un suspens - j'ai vérifié, et en fait elle ne traite que des 5 premiers tomes du manga. Je ne voulais pas acheter le 6ème tome et avoir une saga incomplète, alors du coup je commence petit à petit à acheter les premiers tomes. 

Vous connaissez ? Vous avez vu l'anime ?

Sinon, étant donné que ma résolution de 2017 est de lire davantage de bande dessinée - les mangas comptent aussi - en avez-vous à me recommander ? 

Bonne future semaine à vous !


lundi 9 janvier 2017

C'est Lundi, que lisez-vous ? #12


C'est un rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? par One Person's Journey Through the World of Book et qui a été repris par Galleane


On répond, comme chaque Lundi, à trois questions :

1- Qu'ai-je lu la semaine passée ? 
2- Que suis-je en train de lire en ce moment ? 
3- Que vais-je lire ensuite ? 

1- Qu'ai-je lu la semaine dernière ? 

♦ Gardiens des Cités perdues, tome 3 - Le Grand Brasier de Shannon Messenger ♦

C'est le dernier tome de la saga Gardiens des Cités perdues que j'ai en ma possession. Après ma lecture j'ai eu la "gueule de bois livresque" parce que c'était tellement bien ! J'ai vraiment hâte d'avoir la suite, surtout que la fin de ce tome est formidable, ça change vraiment. Malheureusement, je ne peux pas dépenser plus en achat de livres en ce moment, j'attendrai donc Février pour me procurer les tomes 4 et 5 - vu que ce dernier sort en Février ! 


2- Que suis-je en train de lire en ce moment ? 

 ♦ La jeune fille à la perle de Tracy Chevalier ♦
Synopsis : La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. Nous sommes à Delft, au dix-septième siècle, l'âge d'or de la peinture hollandaise. Griet s'occupe du ménage et des six enfants de Vermeer en s'efforçant d'amadouer l'épouse, la belle-mère, la gouvernante, chacune très jalouse de ses prérogatives.
Au fil du temps, la douceur, la sensibilité et la vivacité de la jeune fille émeuvent le maître qui l'introduit dans son univers. A mesure que s'affirme leur intimité, le scandale se propage dans la ville.

J'ai lu énormément de chroniques mitigées au fil des blogs, mais je tente ma chance tout de même !

3- Que vais-je lire ensuite ? 

J'hésite entre ces 4 livres là...




Bon Lundi à vous !


samedi 7 janvier 2017

The book of Ivy, tome 1

Titre : The book of Ivy, tome 1
Titre original : The book of Ivy, book 1
Auteur : Amy Engel
Traduction : Anaïs Goacolou
Édition : Pocket Jeunesse
Parution : 2016
Nombre de pages : 304
Synopsis : Je m'appelle Ivy Westfall, et je n'ai qu'une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu'on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche...





Avis :
    Je me suis procurée ce début de saga en format poche il y a peu, mais environ 10 ans après tout le monde. J'étais très contente de me le procurer et j'étais quasiment certaine qu'il allait me plaire.

    Ivy est la descendante d'un des fondateurs des nouveaux États-Unis. et pour maintenir la paix et faire croire à une cordiale entente, elle doit se marier au fils de l'autre fondateur, maintenant Président de leur nouveau pays. Sa famille, toujours en colère de ne pas avoir pu imposer leurs règles et leurs lois qu'ils jugent meilleures, la pousse à épouser Bishop... pour le tuer. Son plan se divise en plusieurs missions, dont elle doit faire le rapport à sa famille, de l'autre côté, sans jamais faillir.

    J'ai énormément apprécié ce livre : le personnage d'Ivy m'a convaincu, le personnage de Bishop est parfait, et l'intrigue politico-historique créée de toutes pièces tient la route. Enfin, ça tient la route... c'est un retour en arrière de plus de 100 ans niveau normes et valeurs, tout ça pour maintenir une relation de force-soumission mais ça tient la route. Je m'explique : il y avait deux fondateurs à l'origine, le grand-père d'Ivy et le grand-père de Bishop. Le grand-père de Bishop gagne les élections - me semble-t-il - et ainsi, pour maintenir une mixité dans les rangs, les filles des vaincus épousent les fils des vainqueurs et les filles des vainqueurs épousent les fils des vaincus. Vaincus qui sont les plus pauvres hein, parce que sinon c'est moins drôle côté soumission à l'autorité. Et c'est là que dès le départ j'ai pas compris. Y'avait que ça comme solution pour maintenir une mixité sociale ? C'est un peu régressif ? Des milliers d'années d'évolution des mentalités pour en arriver là. Bravo les nouveaux américains !

    Enfin bref, Ivy est la descendante d'un perdant et doit épouser le fils d'un "gagnant" et le descendant direct, s'il-vous-plait. Sauf que le nouveau mari, ben il est adorable. Il est gentil, il est patient, il est beau - oui bon ça elle le savait - mais avouez que c'est déjà difficile d'assassiner quelqu'un, mais si en plus il est super comme ça ?

    Ce livre est pas mal parce qu'au travers d'Ivy, on comprend que tout n'est pas blanc, tout n'est pas noir, comme elle croyait savoir. Le fils du méchant a quelque chose de blanc en lui et révèle les côtés noirs de la propre famille d'Ivy. Les deux protagonistes font preuve d'une grande ouverture d'esprit et ensemble,  ils tentent de chercher pourquoi un tel conflit, et pourquoi ne peuvent-ils pas être libres ? Bien qu'il semble que Bishop ait une longueur d'avance puisque Ivy se contente d'abord de suivre les conseils de sa famille, de façon malhabile.
    On suit la plupart du temps le quotidien du nouveau "couple", et au début c'est un peu longuet parce qu'Ivy, en l'absence de son mari qu'elle doit tuer, n'a rien à faire. Embêtant. Heureusement, ce que j'ai trouvé de bien dans ce livre, c'est que la protagoniste évolue, elle prend conscience des choses, n'hésite plus à donner son opinion. Ça fait pas trop rebelle, mais en même temps, ça fait pas pantin.

    Je sais ce que la plupart des gens peuvent penser : c'est écrit, ce qu'il va se passer, comme dans toutes les romances jeunesse, ces love-hate, ces mariages forcés... En tout cas, c'est ce que j'ai pensé, avec mon envie d'avoir une histoire fleur bleue. Mais c'est aussi sur ce point que le livre m'a surprise :  la fin est imprévisible et ça reste encore une bonne préparation au second tome. J'ai bien envie de lire la suite, qui a l'air de porter un peu plus sur le contexte politique que l'histoire d'Ivy et Bishop. Je me demande ce que cela peut donner, alors rendez-vous en 2017 !

Chapitre 2, page 40 :
"J'ai l'étrange impression qu'il ne s'en prendra pas à moi... et j'ignore ce que j'en pense, d'un seul coup. Ma mission serait sans doute plus facile à accomplir s'il m'avait fait du mal.

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Everything Everything

Titre : Everything Everything
Auteur : Nicola Yoon
Traduction : Eric Chevreau
Édition : Bayard
Parution : 2016
Nombre de pages : 360
Synopsis : Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de "maladie de l'enfant-bulle". En gros, je suis allergique au monde. Je viens d'avoir dix-huit ans, et je n'ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l'observe, et nos yeux se croisent pour la toute première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera sûrement un désastre. 




Avis :
    Pour ne pas vous mentir, je me suis procurée ce livre en grande partie grâce à sa couverture. Je crois que je n'en ai jamais vu d'aussi jolies. Et puis aussi parce que j'ai lu la chronique de Valentine sur le blog Le brocoli de merlin et ça m'a convaincue de l'ajouter à la WL ! 

    Maddy est atteinte de la maladie de l'enfant-bulle : elle ne doit pas rentrer en contact avec l'extérieur, les bactéries, la poussière et plein d'autres choses peuvent être nocives pour elle. C'est pas une vie. Si vous pensiez être dans une routine insupportable, voici celle de Maddy : rester dans sa maison, faire ses devoirs à distance, manger des produits décontaminés, ne voir que deux personnes physiquement et les professeurs sur des écrans. Tous les jours. C'est pas une vie - bis. Mais un jour, un événement la sort de sa routine quotidienne : une nouvelle famille vient d'emménager - l'occasion pour elle d'ajouter à ses journées routinières la ligne "Observer Olly". Et vous le savez, si elle s'était réduite à l'observer, ça n'aurait pas fait un livre. Ou alors un livre ennuyant. 

    J'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire au départ : passée la surprise et la découverte de son quotidien, la vie de Maddy est vite assommante. Lorsqu'elle "rencontre" Olly j'ai eu l'espoir que ça mouvemente un peu plus le récit : c'est le cas, mais c'est loooonnng à se mettre en place. En tout cas, ça m'a semblé.

    Je m'y étais attendu, la romance est un peu niaise par certains côtés mais c'était agréable à lire. Olly est un personnage attachant : il est curieux, volontaire et il se montre compréhensif dans presque toutes les situations. J'ai adoré Maddy et sa façon de s'exprimer. Les deux ont énormément d'humour et sont remplis de bonnes volontés. Leur histoire est douce, lente : c'est en fait une romance très young-adult - quiproquos, "je te boude ou pas ?"... mais c'est finalement le contexte qui arrive à rendre ça assez doux et tolérable

    L'histoire est racontée par Maddy, et le récit est ponctué d'illustrations assez rigolotes, sur l'emploi du temps de Maddy, comment elle se représente les gens, ses humeurs. J'ai beaucoup ris. Le livre se lit assez rapidement étant donné que les chapitres sont très courts - parfois une page, 4 lignes - et c'est aussi certainement ça qui rend la lecture légère.

    La fin est le point fort et le point faible du roman. Je m'explique : à la fois c'est la fin la plus surprenante qu'il m'ait été donné de lire, mais à la fois, c'était tellement irréaliste, et surtout... non. En fait, non. Ça ne peut pas finir comme ça. Oui, mais non. C'est pas cohérent. C'est surprenant, mais c'est pas cohérent. Donc je suis mitigée. C'est vraiment dommage, je pense que cette fin aurait dû durer un peu plus longtemps, faire durer davantage "l'après". 

    Je ne doute pas que beaucoup ont aimé ce livre, ou l'aimerons lors de leur lecture. C'est un livre fascinant, qui tient en haleine - pour des raisons que je ne peux pas évoquer parce que ça s'appelle "dévoiler l'intrigue". Si je devais faire une métaphore à propos de ce livre, je le comparerais à un bonbon sucré très très bon : on passe un bon moment à le manger mais il se finit trop vite. Cela dit, un seul bonbon suffit : le livre se suffit à lui-même. Très bon moment passé auprès de Olly et Maddy. J'espère que vous aussi.

Page 101 :
"- D'après toi, je suis ridicule à quel niveau, sur une échelle de 1 à 10, sachant que 1 correspond à "parfaitement rationnelle" et 10 à "folle à lier" ?
- A peu près 8, réplique-t-elle sans hésiter.
Je m'attendais à ce qu'elle réponde 12, alors 8 sonne comme une victoire."

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