vendredi 29 juin 2018

Les p'tites bulles #1

Notez ce montage de qualitey !!

Bonjour à toutes et à tous ! Voici venu le temps d'innover avec ce type d'article original au possible qui rassemblera toutes mes lectures de bande-dessinée, comics, manga... etc. 
C'est original n'est-ce pas ? Vous ne l'aviez jamais vu sur les blogs, hein ? J'innove, moi ! 
Enfin bref, vous l'aurez compris : sous "Les p'tites bulles" c'est les lectures bullesques du mois.  
Aujourd'hui, trois bandes-dessinées qui respirent la joie de vivre et la bonne humeur - non ! - et qui j'espère, saurons retenir votre attention un tantinet !


P'tite bulle n°1

Daytripper de Fabio Moon et Gabriel Bá
Édition Urban Comics (2012)
Brás est journaliste et s'occupe de la rubrique nécrologique. Il rêve de devenir écrivain et vit sa vie comme elle arrive. L'originalité de cette histoire, c'est qu'elle en raconte plusieurs vies en une : Brás va effectivement mourir, plusieurs fois. Chaque chapitre se concentre sur un instant de la vie de Brás, plus particulièrement un instant où il aurait pu mourir si...
Je ne vous cache pas que je pensais que ce récit allait être glauque, mais loin d'être lugubre, il est poétique. Mention particulière pour les dessins qui sont magnifiques.




P'tite bulle n°2

Le perroquet d'Espé
Édition Glénat (2017)
Certainement une des lectures les plus marquantes de ce début d'année, Le perroquet raconte l'enfance de Bastien, un gamin joyeux, empathique et imaginatif, vivant avec une mère avec des troubles bipolaires à tendance schizophrénique. Cette BD tend a changer le regard que certaines peuvent porter sur les maladies mentales. Elle m'a personnellement touchée et il est vrai que certains instants décrits avec les yeux de Bastien m'ont paru justes. Je recommande cette lecture, ne serait-ce que pour montrer le courage du témoignage et celui des personnes combattant ce type de maladie.




P'tite bulle n°3 

Mon ami Dahmer de  Derf Backderf
Édition Çà et là
Si vous ne connaissez pas Dahmer, je ne vous jette pas la pierre. Je ne le connaissais pas non plus et il est effrayant. L'auteur raconte sa scolarité avec l'un des plus grands serials killer d'Amérique. Adolescent isolé et bizarre, il arrive à intégrer par intermittence la bande de potes de Derf, qui prend plaisir à l'inclure dans toutes sortes de délires adolescents. L'auteur nous raconte comment, petit à petit, le comportement de Dahmer devenait bizarre, comment l'idée - l'envie - lui est venue de tuer ces gens. C'est joyeux, hein ? C'est franchement déstabilisant de lire ce genre de récit, même en BD, même en ne connaissant rien de cette personne.
 
Vu chez → U Lost Control



❃❃❃❃❃❃
 

À bientôt pour un nouveau rendez-vous de p'tites bulles.
Ci-dessus, un indice subtil sur un des manga du prochain rendez-vous

La colline aux esclaves

Titre : La colline aux esclaves
Titre original : The kitchen house
Auteur : Kathleen Grissom
Traduction : Marie-Axelle de La Rouchefoucauld
Édition : Pocket
Parution : 2016
Nombre de pages : 528
Synopsis : États-Unis, 1791. Lavinia, jeune orpheline irlandaise, se retrouve domestique dans une plantation de tabac. Placée avec les esclaves noirs de la cuisine, sous la protection de Belle, la fille illégitime du maître, elle grandit dans la tendresse de cette nouvelle famille.
Cependant, Lavinia ne peut faire oublier la blancheur de sa peau : elle pénètre peu à peu dans l'univers de la grande maison et côtoie deux monde que tout oppose. Jusqu'au jour où une histoire d'amour fait tout basculer... Le petit monde de la plantation est mis à feu et à sang, de dangereuses vérités sont dévoilées, des vies sont menacées...


Avis :
    Énormément conquise par le magnifique roman de Kathryn Stockett La couleur des sentiments, je n'hésite pas à me pencher vers les livres qui traitent de la ségrégation voire de l'esclavage aux États-Unis (je n'ai pas eu l'occasion de voir un livre traitant de l'esclavage ailleurs qu'aux USA). Je me suis donc intéressée de plus près à ce roman de Kathleen Grissom et malheureusement, ça n'a pas marché.

    Lavinia est une enfant perdue recueillie par une famille de riches Blancs possédant des plantations. Ils décident de la confier au quartier des esclaves, qui la prennent en affection et la considèrent comme étant de leur famille. Le temps passe et alors que Lavinia devient une jeune fille, elle ne peut ignorer plus longtemps cette différence qui va la séparer de sa famille adoptive.

    Parlons bien, parlons d'abord de ce que j'ai apprécié. Euh... alors en fait. Euh... je... Bon en fait, je n'ai pas de point que j'ai apprécié tout particulièrement. C'est un peu décevant parce que j'attendais beaucoup de ce livre.
    Tout de même, je dois avouer que l'histoire est prenante. Au fil des pages, j'avais de plus en plus envie de découvrir ce qu'il allait advenir de Lavinia. Cependant, ce n'est pas le personnage que j'ai préféré, loin de là. J'ai davantage été attirée par l'histoire de Belle, sa mère adoptive Noire ou encore par l'évolution de Mme Martha et sa santé fluctuante. Ça partait quand même déjà mal : je n'accrochais pas avec l'héroïne, celle autour de qui tourne l'histoire. Elle possède très peu de lignes de dialogues - elle est incapable de parler au début du livre - et tous les évènements qui l'entourent son décrits de manière morne et à demi-mots.

    C'est la seconde raison pour laquelle je n'ai pas accroché avec ce roman : les scènes décrites le sont à demi-mots. Remettons-nous dans le contexte : des Noirs sont sur-exploités par une riche famille de Blancs. Ces Noirs sont confrontés à des choses tout à fait atroces - violences, malnutrition, saleté, maladies, viol, fatigue... - et alors, je m'attendais à plus de descriptions, tout de même. Alors n'allez pas croire que je voulais une description d'un viol ou de coups de fouets en détails mais parfois, on nous lance des indices sur le déroulement d'une scène et après... et bien : libre interprétation ! J'ai été très souvent perdue à cause de la façon dont les scènes étaient décrites. Tout est expliqué à demi-mots, on ne sait pas où ça va, ni où la phrase veut en venir.
    Parfois j'ai été surprise comme "Mais attend donc lui il est mort ? Et elle, elle était pas malade ? Puis lui, il était pas avec cette femme ?". Hey, c'est compliqué à suivre. On nous présente une scène style "Monsieur X va voir Madame Y, il la frappe, elle est blessée". Et donc ? Elle est blessée... et quoi ? Moi, je suis inquiète ! Bah deux chapitres suivants on apprend que la madame va bien. Ou alors qu'elle est morte. Je ne sais plus. Mais voyez un peu le style ? On nous décrit une scène - sans dialogue ou presque - et puis bah... on sait plus. Presque tous les chapitres finissent sur une note sombre, parfois avec une note d'espoir, mais au chapitre suivant, le sujet s'envole comme par magie et on passe à autre chose. Ceci est : frustrant.

    Outre ce récit que je trouve brouillon, je dois avouer qu'on est plongé en plein dans l'Amérique du 19ème siècle. Je n'ai eu aucun mal à me représenter l'environnement où vivait Lavinia et ses maîtres. On ne peut pas enlever ça à l'auteure : elle montre parfaitement la vie d'esclave ou de Blanc au temps de l'esclavage - du moins vers sa fin. On arrive assez bien à se représenter quelles peuvent être les conditions de travail d'un Noir comme Ben ou la vie morne d'une femme Blanche mariée à un riche propriétaire comme peut l'être Mme Martha.

    Deux périodes composent le livre : l'enfance de Lavinia et sa vie de jeune femme. Bon, la période de son enfance est...... longue ! Mais longue... ! Il m'est arrivé de lire des passages que je jugeais presque inintéressants. Il faut dire que dans cette partie du récit, Lavinia ne parle presque pas et tout ce qu'elle vit est décrit par ses yeux. On ne sait pas spécialement ce qu'elle ressent, elle ne fait pas de commentaires. Fanny et Beatie sont ses deux copines d'enfance et malgré une forte présence de ces personnages, je les ais trouvées fades. Vraiment, c'était un début fastidieux pour moi.
    J'ai nettement préféré sa vie de jeune femme : c'est le moment où son cœur est concrètement partagé entre sa famille noire et sa vie de blanche. Elle devient une femme plus affirmée et elle en devient du coup, plus attachante. J'ai regretté que mon intérêt pour l'histoire apparaisse si tard. Cette partie du récit met en avant Marshall - vous vous en ferez votre propre avis ! - ou encore Belle, papa George ou sa femme. On voit vraiment le clivage entre Noirs et Blancs et enfin j'ai trouvé un intérêt à cette lecture. Malheureusement, ce regain d'intérêt ne me permet pas de l'apprécier à sa juste valeur, j'imagine.
    Certaines chroniques mettent en avant l'aspect affectif du livre dans le sens où, malgré la blancheur de peau de Lavinia, sa priorité reste sa famille adoptive tout au long du livre. J'en ai bien conscience. J'ai compris le message mais je suis restée tout à fait imperméable à tout sentiment. Même cet aspect-là ne m'a pas conquise. Je n'explique pas comment cela a pu se passer puisque je suis assez sentimentale dans le genre...

    En conclusion, je suis très déçue. J'ai lu pas mal de chroniques qui en disaient beaucoup de bien et j'aurai aimé partager ces avis. Mais j'ai eu beaucoup trop de déceptions tout au long de ma lecture : un récit incertain, une héroïne qui met du temps à s'affirmer, des personnages secondaires présents mais souvent assez neutres, et un synopsis vendeur mais fallacieux. Heureusement, il reste l'ambiance pour s'imprégner du contexte historique, mais c'est bien assez peu pour apprécier l'ensemble.



"Ses mots me rassurèrent, mais, ce jour-là, je découvris une nouvelle réalité et pris conscience d'une ligne tracée en noir et blanc, bien que sa profondeur ne signifiât pas encore grand chose pour moi."


 Lu dans le cadre du
Challenge des pavés

Vous pourriez aimer :
La couleur des sentiments de Kathryn Stockett
Mille soleils splendides de Khaled Hosseini
Entre chiens et loups de Malorie Blackman

D'autres blogueurs en parlent :


lundi 28 mai 2018

Un petit quelque chose en plus

Titre : Un petit quelque chose en plus
Titre original : A little something different
Auteur : Sandy Hall
Traduction : Pauline Vidal
Édition : Hugo & Cie
Parution : 2017
Nombre de pages : 254
Synopsis : De leur professeur d'écriture créative à la barmaid du Starbucks du coin de la rue... De leurs camarades de lycée au livreur du restaurant chinois... jusqu'à l'écureuil du parc. Tous SAVENT que Lea et Gabe devraient être ensemble !
Malheureusement, Lea est une timide maladive et Gabe un jeune homme bien mystérieux. Pourtant, il se passe VRAIMENT quelque chose de spécial entre ces deux-là, tout le monde le voit. Lisez un peu, vous serez forcément d'accord...



Avis :
    C'est le genre de livre que j'achète après avoir lu un roman historique triste ou un thriller frissonnant. C'est aussi le genre de livre que je garde de côté pour le lire lorsque j'ai un petit coup de mou. J'ai lu ce livre en Octobre, et je ne le chronique que maintenant, j'ai dû le relire pour me refaire un avis, et c'est le coup de cœur !

    Gabe et Lea participent au même cours d'écriture créative tenu par Inga, une prof légèrement excentrique qui joue les Cupidons avec ses élèves. Les deux étudiants se remarquent, se croisent, se regardent, et tout cela sous les yeux de la population entière. Gabe est doté d'une incroyable timidité et Lea n'est pas en reste. Les deux personnages rament légèrement avant d'enfin initier un premier contact. 

    Ce roman n'est pas spécialement original par son histoire mais par la façon dont elle est racontée. Jamais Gabe et Lea ne seront les narrateurs de leur propre histoire. Leurs faits et gestes sont toujours racontés par des personnages les entourant, les fréquentant de près ou de loin. C'est l'ironie du livre, puisque Gabe et Lea sont des étudiants discrets, timides, qui semblent s'effacer et pourtant, même le chauffeur du bus se souvient d'eux. Tout le monde s'accorde à penser que ces deux étudiants sont faits pour être ensemble et seront les acteurs d'un rapprochement tant attendu. C'est à la fois déroutant et original : les personnages secondaires sont mis en avant et des personnages dont on ne soupçonnait même pas l'existence peuvent s'exprimer - c'est vrai, on a jamais pensé à demander l'avis du banc sur lequel s'assoient nos deux personnages.

    J'ai beaucoup aimé les personnages principaux. Oui, même la fille. C'est rare pour moi, je sais. Ils sont tout doux, tout gentils et tout adorables. Azalea est une jeune fille timide mais enjouée, pleine d'entrain et motivée comme personne. Gabe est plus sombre : il est mystérieux et ne parle pas beaucoup. Gabe est d'ailleurs le plus touchant des deux, et il m'a fait de la peine à de nombreuses reprises. Choupinet.
    On pourrait croire, là, comme je l'écris qu'ils sont à l'opposé l'un de l'autre. Mais non. Puisque je vous dis qu'ils sont doux.
    Tous les personnages sont adorables - sauf peut-être Hillary ? - et sont au nombre de 14. Si j'ai bien compté. Bizarrement, les amis de Gabe et Lea ne sont pas ceux qui m'ont le plus marqué, pourtant ils sont bien là. On est davantage marqué par des personnages tels que "Le banc" ou "Écureuil", ou encore Bob, le conducteur de bus. Certains personnages qui n'auraient dû jouer qu'un rôle de figurant sont désormais acteurs : Inga, la prof d'écriture créative joue les Cupidons et tente par tous les moyens de faire travailler Gabe et Lea ensemble, ou encore Maxine, la serveuse du Starbucks qui s'arrange pour lancer des indices ça et là. 

    J'ai dit plus haut que l'histoire n'était pas originale et je le pense vraiment. Cependant, je trouve que cette histoire sort de l'ordinaire par la façon dont elle est racontée. En se détachant de l'originalité du récit, obligé de constater que cette trame se retrouve dans beaucoup de romances ou même de téléfilms. Mais franchement, arrêtez-moi. Ne me laissez pas parler comme ça : j'ai tout de même adoré. Ces personnages sont vraiment trop mignons - voire trop niais mais c'est selon votre tolérance à la mignonnerie. J'ai aimé les voir batailler pour se parler - oui je suis sadique - ou s'empêcher d'en faire trop en présence de l'autre. J'ai aimé voir leurs réussites et leurs déceptions. Je ne sais pas comment cette histoire a pu se détacher ainsi de toutes les autres mais c'est fait : j'ai accroché.

    Donc : conclusion.  ce roman s'adapte à toutes vos humeurs : joie, peine, tristesse, colère, dégoût, honte, surprise, culpabilité, peur... peu importe, à la fin vous serez joyeux. Il s'adapte à toutes sortes de contexte - vous pouvez le lire à la plage, dans le bus, dans l’ascenseur, en cours, au parc, en famille, en mangeant... de toute façon ça vous plaira et vous accrocherez. Sachez de toute façon que tous les figurants ou personnages secondaires de votre vie pourraient faire de jolis commentaires sur vous et votre attachement à ce livre.


Page 92 : 
"Mais non, les filles pigent ces trucs-là.
- Sérieux ? Tu crois ?
- Elles aiment bien les histoires sentimentales.
- Je ne crois pas qu'aucune femme sur terre apprécierait que tu les fourres toutes dans le même sac. À part Hillary, peut-être. Cette fille n'est qu'une caricature ridicule de tout ce qui déraille dans le monde.
- Tu m'impressionnes Gabe.
- Comment ça ?
- Je ne savais pas que tu étais féministe ni que tu utilisais des mots comme "caricature".
Il m'envoie un coup de poing dans le bras."

Vous aimerez peut-être : 
Songe à la douceur de Clémentine Beauvais
Everything Everything de Nicola Yoon
Eleanor & Park de Rainbow Rowell

D'autres blogueurs en parlent :

lundi 23 avril 2018

C'est Lundi, que lisez-vous ? #23


C'est un rendez-vous inspiré de It's Monday, What are you reading ? par One Person's Journey Through the World book et qui a été repris par Galleane.

En théorie, on répond chaque lundi à 3 questions :
1 - Qu'ai-je lu la semaine dernière ?
2 - Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3 - Que vais-je lire ensuite ?

 ¡Vamos!

1 - Qu'ai-je lu la semaine dernière ? 



Deux très belles lectures pour moi la semaine dernière : Daytripper est une BD magnifique qui narre les vies de Bras, chargé de la rubrique nécrologie dans un journal national et qui se rêve écrivain. La/les histoire(s) sont extrêmement touchantes et je ne vous cache pas ma surprise lorsque j'ai vu le personnage mourir une première fois dès le premier chapitre. Mais on en parlera davantage dans la chronique. J'ai lu aussi la suite d'Une braise sous la cendre : Une flamme dans la nuit. Ce roman m'a fait faire des loopings cardiaques - une pensée qui pour les cardiologues qui découvrent ce symptôme. Clairement, j'avais pensé que le premier tome était éprouvant, celui-ci l'est encore plus. Mon petit cœur est fatigué de tout ça - j'ai même eu parfois le cœur brisé - mais il est de nouveau prêt pour le troisième tome !


2 - Que suis-je en train de lire en ce moment ? 


Toujours en train de lire La tresse de Laetitia Colombani, j'avance peu. Voire pas du tout puisque j'essaie de finir mes livres empruntés d'abord. Je vous mets un lien Livraddict pour me faire pardonner, et que vous puissiez voir de quoi ça s'agit juste ici. Parallèlement, je pense lire The 100 (enfin ! Merci Seigneur. 3 ans que j'attends de l'avoir entre les mains). Je voulais le lire avant de me plonger dans la série, je pourrais davantage flemmarder devant Netflix. Merci la lecture !


3 - Que vais-je lire ensuite ?


Et bien je ne sais pas du tout parce que je n'ai pris aucun autre livre avec moi pour les 20 prochains jours. Je ne voulais pas charger trop ma valise et en même temps, je dois rédiger un dossier et réviser les partiels. Donc on va dire que j'ai été raisonnable hein... ?




Avicii ♥

lundi 16 avril 2018

C'est Lundi, que lisez-vous ? #22



C'est un rendez-vous inspiré de It's Monday, What are you reading ? par One Person's Journey Through the World book et qui a été repris par Galleane.



En théorie, on répond chaque lundi à 3 questions :
1 - Qu'ai-je lu la semaine dernière ?
2 - Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3 - Que vais-je lire ensuite ?

En pratique par contre, je fais ce rendez-vous 5 fois l'an. Voire 6 fois si c'est une bonne année. Cette fois-ci, c'est un bon Lundi, let's go !



1 - Qu'ai-je lu la semaine dernière ? 


Deux romans YA en une semaine. Et merci pour le pavé qu'est The Mortal Instruments, il me permet de rajouter quelques points au Challenge des pavés. J'ai été agréablement surprise par ces deux tomes : je n'en attendais rien de spécial, ce n'est pas mon style de lecture en général - un road-trip angoissant dans l'un et des vampires/loups-garous dans l'autre - et pourtant c'était pas mal. C'était même assez bien ! Je ne tarderai pas trop à les chroniquer, j'aurai trop peur d'oublier à quel point j'ai apprécié.


2 - Que suis-je en train de lire en ce moment ?


J'ai commencé La tresse il y a quelques semaines et je le lis par petits passages. Je ne suis pas encore rentrée complètement dans l'histoire mais peut-être est-ce dû à ma lecture hachée (nooooonnn tu crois ?). Pour Daytripper, j'avais lu une très belle chronique à son sujet sur je ne sais plus quel blog et ça m'avait convaincue. Je suis déjà fan des dessins et j'espère ne pas être déçue.



3 - Que vais-je lire ensuite ? 





Je ne vous cache pas que je ne suis pas peu fière de l'avoir, celui-ci. Dans la chronique du premier tome, j'avais désespéré de ne pas l'avoir trouvé plus tôt et puis finalement, c'est en ne cherchant plus un livre qu'on le trouve. Et bien celui-ci, je ne l'ai pas cherché DU TOUT et tadaaaaa ! Je vais vraiment réfléchir à faire approuver cette philosophie de vie par l'Académie française - à défaut d'autre chose... Donc vous l'aurez compris, Une flamme dans la nuit sera ma future lecture !


#RévisionsDesPartiels

À la semaine prochaine (en théorie !)

mercredi 11 avril 2018

Une braise sous la cendre, tome 1

Titre : Une braise sous la cendre
Titre original : An ember in the Ashes, book 1
Auteur : Sabaa Tahir
Traduction : Hélène Zylberait
Édition : Pocket Jeunesse
Parution : 2015
Nombre de pages : 523
Synopsis : "Je vais te dire ce que je dis à chaque esclave qui arrive à Blackcliff : la Résistance a tenté de pénétrer dans l'école un nombre incalculable de fois. Si tu travailles pour elle, si tu contactes ses membres, et même si tu y songes, je le saurais et je t'écraserai."
Autrefois, l'Empire était partagé entre les Érudits, cultivés, gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable, brutale, dévouée à l'empereur. Mais les soldats ont pris le dessus, et désormais quiconque est surpris en train de lire ou d'écrire s'expose aux pires châtiments. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d'élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté... et sauver ceux qu'ils aiment.

Avis :
     J'ai vu ce livre passer sur presque tous les blogs que j'ai l'habitude de visiter et à chaque fois pour vous, c'était le coup de cœur. Il restait même dans vos esprits quand il fallait nomme un couple de littérature, un univers, une dystopie... bon ! Je ne pouvais pas passer à côté, surtout qu'en ce moment, je suis dans ma période "J'adore la fantasy c'est fascinant".
    J'ai vu que le service de bibliothèque de ma ville l'avait dans ses rayons mais quand je me décidais à l'emprunter, il était toujours absent des rayons pour une raison X ou Y. Et juste quand je ne l'ai plus cherché, il était là. Du coup, pensez à l'adage : "Moins t'y penses, plus il y sera".... Mais cet adage n'existe pas et je trouve ça regrettable.

    Laia habite avec son oncle, sa tante et son grand frère, qui part souvent en vadrouille on ne sait où. Une nuit, sa maison est attaquée par des Mask - les soldats Martiaux - qui emmènent son frère en prison, alors qu'elle réussi à s'échapper. Elle réussit tant bien que mal à entrer en contact avec la Résistance qui accepte de l'aider à retrouver son frère, à une seule condition : elle devra être l'esclave de la Commandante - dans l'école des Mask - afin de leur transmettre des informations. Laia plonge dans la gueule du loup et découvre ce qui se cache dans la vie des Martiaux.
    Au moment où les troupes Mask pénètrent la maison de Laia, Elias, un jeune soldat Mask encore en formation, projette de s'évader et de laisser derrière lui toute cette violence. Il est alors retrouvé par sa meilleure amie Hélène, qui lui rappelle, plus tard, de venir assister à l'exécution d'un jeune soldat aillant failli à sa tâche. Il se met alors en tête d'aller jusqu'au bout de sa formation, de devenir un Mask libre, et ensuite de fuir tout cela. Il croisera alors le chemin de Laia, jeune fille un peu trop belle et trop vive d'esprit pour être esclave de sa Commandante.

    J'ai adoré ce roman ! Ma chronique pourrait tenir rien qu'avec ces 5 mots. Mais j'ai décidé de développer un peu plus, tout de même.
    Les personnages de Laia et Elias sont des personnes que tout oppose au premier abord : elle est pauvre et a perdu toute sa famille, se retrouve esclave suite au chantage de la Résistance ; lui est "fils de", probablement riche, populaire. Ce qui les rassemble, c'est leur envie que tout change dans un monde où la justice et la confiance sont inexistantes.

    Le monde dans lequel Laia et Elias vivent est absolument monstrueux. Les Érudits sont de pauvres gens qui craignent énormément les Mask et les Martiaux : ils ont tous vu des membres de leur famille mourir ou disparaître suite à une de leurs attaques. Il leur est impossible de faire confiance à leur prochain. Cependant, n'allez pas croire que les Martiaux ont une meilleure vie : à l'école des Mask, les jeunes soldats sont enrôlés dès l'âge de 11 ans - ou moins - et sont forcés à combattre, à tuer. Beaucoup meurent avant d'atteindre l'âge de 17 ans et certains ne supportent pas cette situation. Finalement, les Érudits et les Martiaux sont prisonniers de leur propre situation : il n'existe pas d'échappatoire. Tu es un enfant d’Érudits : tu tiendras une boutique et n'envisagera jamais d'améliorer ta situation. Tu es un enfant de Martiaux : il est fort probable que tu sois inscrit à l'école des Mask et que tu y restes pour mourir ou en sorte pour tuer. Bonne ambiance, hein !

    Le plus oppressant dans ce livre, c'est pas le milieu dans lequel évoluent les personnages mais surtout cette tension insoutenable qui apparaît sans arrêt dans le récit.
    C'est à mon sens, le point le plus fort du roman : le récit nous tient en haleine tout le long. Aucun temps mort. L'auteur ne donne pas de répit à ses personnages : chaque instant de joie, de soulagement, d'espoir sera accompagné très rapidement de tristesse, de désillusion, de colère... C'est sûr que dit comme ça, c'est pas très joyeux, mais j'avais le sentiment que le récit était une vraie montagne russe, sans temps mort. On espère tout le long que la joie, l'espoir, sera le dernier sentiment ressenti par les personnages, ou en tout cas le sentiment dominant.

    Je n'aurai pas eu le sentiment que les émotions dans le récit prenaient les montagnes russes si les espoirs des personnages n'étaient pas aussi importants, et si leurs désillusions n'étaient pas si fatales. Le monde dans lequel ils évoluent est absolument affreux. Je l'ai déjà évoqué : ils ne sont pas libres, quelque soit le monde dans lequel ils sont nés. Les actes de cruautés auxquels ils font face sont absolument atroce : coups de fouets, gifles, brûlures, fractures, attaques à l'arme blanche, agressions sexuelles ou viols... s'ils ne l'ont pas vécu eux-mêmes, ils l'ont vu. Après des scènes de violence comme ça, après que les personnages aient souffert, l'espoir les gagne, la joie reprend parfois le dessus quelques instants, et puis bim ! De nouveau une nouvelle qui les fait redescendre plus bas que terre, psychologiquement ou physiquement.
    C'est ce qui m'a fait accrocher au récit : on est sous tension presque autant que les personnages - ou alors c'est juste moi ? Je voulais absolument savoir si Laia allait survivre, s'en sortir et si Elias allait tenir ses engagements.

    Il m'est difficile de décrire à quel point l'histoire était formidablement accrocheuse. C'est bien autant que c'est mal. L'auteur nous présente ses personnages, on s'y attache, et notre empathie se développe 1000 fois plus. Elias est un soldat Mask en formation renonçant à l'objectif de toute une vie suite aux injustices déjà trop nombreuses qui se sont déroulées sous ses yeux. Tiraillé entre la loyauté envers sa caste d'origine et ses envies de liberté, il rencontre alors Laia, jeune esclave semblant fragile et soumise, mais pourtant obligée de jouer le jeu. Laia développe une force phénoménale - surtout psychologique - pour tenir bon et permettre à la Résistance de sauver son frère alors qu'Elias apprend à montrer son côté sensible, quitte à s'attirer les foudres de ses camarades durs à cuir, plongés dans un monde violent. Je n'ai jamais lu de personnages qui se complètent autant qu'Elias et Laia.

    J'ai été conquise par la personnalité de nos héros et leurs objectifs tout à fait louables, leur relation qui prend forme petit à petit, seuls et contre tous, ne pouvant se fier qu'à eux-même dans un monde qui prône la prépondérance d'une population par rapport à une autre. Ce concept de population qui se retrouve au-dessus d'une autre n'a pas grand chose de novateur (le district 1 est plus "fort" que le district 12 dans Hunger Games par exemple) et le fait que les personnages mènent le même combat en étant pas de la même trempe (comme dans L'école du bien et du mal) non plus, et pourtant ce roman se distingue. Je n'arrive pas à savoir pourquoi. Peut-être pour cette montagne russe émotionnelle qui ne nous quitte pas de la première à la dernière page ou pour ces relations sociales ambigües et angoissantes.

    Je crois que vous l'avez compris : ce livre est un véritable coup de cœur, et jamais je ne regretterai de l'avoir lu. Merci à moi-même d'avoir eu le réflexe de l'emprunter et pas merci à moi-même parce que du coup j'ai incroyablement envie de lire la suite - indisponible en bibliothèque depuis des mois (penser à penser à "Moins t'y penses, plus il y sera"). Merci à toutes les chroniques hyper positives qui m'ont donné envie de le lire : pour une fois, je suis tout à fait d'accord avec vous ! Les autres, rejoindrez-vous le cercle des amateurs d'Une braise sous la cendre ?
   

Lu dans le cadre du Challenge des pavés


"Ne me dis pas que tu crois aux mythes de djinns, des éfrits et des spectres qui kidnappent les enfants la nuit ?
- Non.
Je pense au raid. Au Mask. Ma légèreté s'évanouit. 
"Je n'ai pas besoin de croire au surnaturel quand une réalité bien pire erre la nuit.""

Vous pourrez aimer :
L'école du bien et du mal, tome 1 de Soman Chainani
Hunger Games, tome 1 de Suzanne Collins

D'autres blogueurs en parlent :

jeudi 5 avril 2018

BILAN DE JANVIER-FEVRIER-MARS


J'ai tellement peu lu en ce début d'année que je me retrouve "obligée" de faire un bilan trimestriel pour avoir du contenu. Si c'est pas triste...
J'ai repris les cours, les aller-retours entre le Sud et la Franche-Comté. Je lis davantage dans le train, mais pas assez pour finir une dizaine de livre ce trimestre. C'est si dommage.
Par contre, j'ai entamé pas mal de livres, j'ai beaucoup de livres que j'envisage de lire et j'ai hâte de mieux organiser mon temps pour reprendre un rythme de lecture normal.
J'espère que vous avez passé un très bon début d'année 2018 et puisse le sort vous être favorable !



Livres lus :
La trilogie du Tearling, tome 2 : L'invasion du Tearling d'Erika Johansen : j'ai enfin lu ce tome 2 que je voulais tant découvrir. Magnifique transition dans cette trilogie qui gagne à être davantage connue.
• Phobos de Victor Dixen : J'ai été agréablement surprise par cette lecture. Malgré un début peu convaincant, j'ai réussi à rentrer dans l'histoire vers le milieu du livre et j'ai été addict. Léonor est une héroïne qui gagne à être connue et dont je suivrais volontiers l'aventure, surtout si elle arrive à rester naturelle...
• La colline aux esclaves de Kathleen Grissom : Un livre qui me faisait énormément envie mais dont le style d'écriture ne m'a pas convaincu. L'histoire est touchante - malgré le fait que l'héroïne soit un peu naïve - et j'aurai aimé que l'auteure rentre un peu plus dans le détail concernant certains faits.

Livre coup de ♥ de ce trimestre
♦ Une braise sous la cendre de Sabaa Tahir ♦
J'ai A-DO-RÉ ce roman. Tout était parfait : les personnages sont fort et touchants, le scénario n'a rien à envier aux plus grandes œuvres jeunesse de ces dernières décennies et surtout, il possède un message fort superbement bien amené. Ca fait beaucoup de superlatifs.
Rajoutons à ça un récit rythmé : il n'y a pas de pauses, ou si peu. Les personnages comme les lecteurs n'ont aucun répit et le livre porte très bien son nom : on croit que tout est calme et éteint, et la braise s'allume. Je ne sais pas encore si le titre est choisi pour le scénario ou les personnages... je déciderai en écrivant ma chronique.

Livres obtenus :
• Dompteur d'anges de Claire Favan
• Les animaux fantastiques - Vie et habitat
• Le Quidditch à travers les âges
• Les contes de Beedle le Barde

Mes amis me connaissent bien *_*


À dans 3 mois pour de nouvelles lectures !