jeudi 22 décembre 2016

Dieu me déteste

Titre : Dieu me déteste
Titre original : Somebody up there hates you
Auteur : Hollis Seamon
Traduction : -
Édition : 10/18
Parution : 2015
Nombre de pages : 240
Synopsis : New-York, hôpital Hilltop, Richard Casey aura bientôt 18 ans. Comme tous les adolescents, il voudrait faire la fête, draguer, s'envoyer en l'air, tomber amoureux... La différence c'est que Richard sait qu'il ne fêtera jamais ses 19 ans. Il est un peu plus pressé que les autres et, pour vivre plus fort, il lui faut déjouer les pièges de tous ceux qui préféreraient le voir vivre un peu plus longtemps. Heureusement, Richard a de la ressource, du courage et un solide sens de l'humour. Alors il va se ruer dans les brancards. Et si Dieu le déteste, il est prêt à rendre coup pour coup.




Avis
    Je lis ce livre des mois après tout le monde mais j'avais lu des chroniques aux avis assez partagés, ce qui m'a fait hésiter sur la nécessité de l'acheter et de le lire. Il y a peu, je l'ai trouvé à bas prix sur un marché, et c'était l'occasion de me le procurer.

    On suit une parcelle de vie de Richard, un adolescent de presque 18 ans, atteint d'un cancer en phase terminale (qu'il appelle le DMD : "Dieu me Déteste"). Richard en a assez de traîner dans les couloirs de l'hôpital, il veut vivre, une bonne fois pour toute ! Il veut sortir vivre comme un adolescent normal : boire ses premières bières, fumer des clopes et peut-être conclure avec la voisine de chambre, Sylvie.

    Le livre nous confronte à un sujet lourd - mais vous l'avez deviné ! - et pourtant, il ne fait pas dans le mélodrame. Richard est un personnage assez cynique qui préfère combler son malheur par quelques blagues bien senties. J'ai eu l'impression à certains moments de ma lecture qu'il n'était pas malade, ou en tout cas pas tant que ça. Et puis badaboum ! La vivacité de Richard le pousse à vivre avant que la maladie ne le rattrape. Et puis, si ce n'est pas la maladie qui le rattrape, ce sera les médecins, les infirmières, les décorations, la famille... Comment vivre une vie normale quand tout autour de nous nous rappelle la maladie ?

     Cela fait des années que Richard est là, dans l'hôpital, à attendre des traitements qui le soulagent plus qu'ils ne le guérissent. Des personnages hauts en couleurs vont mettre du baume-au-cœur de Richard, comme son oncle Phil et sa grand-mère, que j'ai apprécié pour leurs caractères francs et directs et dont Richard a besoin. Le récit est uniquement narré par Richard, mais à travers lui, ce sont différentes situations qui sont présentées : la situation du malade et les comportements des proches, voire du personnel soignant. Chacun a une vision bien à lui de percevoir la maladie, du "c'est terrible" au "faut profiter !", toutes les visions de la chose sont aperçues. L'auteur y ajoute même une dose de stigmatisation, que l'on ne retrouve pas dans Nos étoiles contraires, par exemple. 

    Sylvie est sa voisine de chambre mais c'est le parcours du combattant pour la rejoindre quand il le veut. Il n'est pas capable de se déplacer seul, il est fatigué, et la famille et le personnel infirmier ne souhaitent pas tellement les voir se rencontrer et s'aimer. Bien que quelques situations me paraissent tirées par les cheveux, Richard essaye de vivre une vie trépidante, et d'emmener Sylvie avec lui, loin de la morosité de l'hôpital. Je n'ai pas spécialement accroché avec les deux adolescents : peut-être que c'était inconscient, pourquoi s'accrocher à des personnages qui risquent de décéder à tout instant dans le roman ? 

    Ce livre plait ou ne plait pas. Je comprends parfaitement qu'une personne puisse ne pas l'aimer : c'est un environnement triste et parfois, les piques amusantes de Richard n'enlèvent rien à ce qu'il se passe dans le récit. La lecture a été difficile malgré les petites 240 pages : des moments qui ne me passionnaient pas, puis des moments où ça m'intriguait, puis finalement une appréhension permanente qui m'a empêchée de profiter pleinement de l'histoire. Ce qui est bien au contraire, c'est qu'on ne tombe pas dans un récit tragique parce que parfois, l'auteure arrive à insérer des moments tendres et joyeux, des moments de fête. Finalement, le livre est à retenir pour le caractère borné et impulsif de Richard, qui donnerait de l'espoir à n'importe qui. 
 


Chapitre 4, page 51 : 
"Il n'y a que des titres du genre Ce n'est qu'un au revoir, Rendre la fin plus douce, Au-delà de l'horizon, Dieu ne commet pas d'erreurs, et ainsi de suite. Vous pouvez me croire, j'y ai jeté un œil le jour de mon arrivée. J'espérais me changer un peu les idées. Cette bonne blague. Mais je dois dire que Dieu ne commet pas d'erreurs a confirmé mon diagnostic : six ans de chimio, de rayons et un milliard d'opérations, la perte de quelques organes majeurs, voir sa mère prendre vingt ans en vingt mois - si ça ça n'est pas une erreur, si ça fait partie du plan du mec la-haut, alors la conclusion va de soi, pas vrai ? DMD. Rien à ajouter."

Vous pourriez aussi aimer : 
Nos étoiles contraires de John Green
Boys don't cry de Malorie Blackman
Le monde de Charlie de Stephen Chbosy

D'autres blogueurs en parlent :

6 commentaires:

  1. Un livre dont je garde un très bon souvenir...
    Ceci dit, dans le même genre, je ne pense pas en lire un autre de suite car le thème est quand même loin d'être joyeux!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, je compte moi-même stopper les livres qui parlent de maladies... parce que bon c'est très très très déprimant. J'en ai lu 3 à la suite... je déconseille :D

      Supprimer
  2. Les livres tristes ne me dérangent pas mais celui-ci ne me tente pas plus que cela. Je préfère passer mon tour !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je n'essayerai pas de te convaincre de le lire si il ne te tente pas plus que ça :D

      Supprimer
  3. J'ai acheté ce bouquin sur un coup de tête il y a quelques temps, j'espère qu'il me plaira ^^

    RépondreSupprimer