vendredi 6 octobre 2017

Made in China

Titre : Made in China
Auteur : J.M. Erre
Édition : Points
Parution : 2010
Nombre de pages : 221
Synopsis : Toussaint Legoupil est préoccupé par le mystère de sa naissance. Il est persuadé de ne pas être comme les autres. Quelle a pu être la réaction de ses parents en le découvrant à l'orphelinat de Chengdu ? Mao et Léon croyaient rentrer en France avec un petit Asiatique et Toussaint apparaît. Or, il n'a rien d'un Asiatique. Toussaint est noir. Toussaint est un Chinois noir. Et il veut savoir pourquoi.






Avis :
    Il y a 2 ans, j'avais lu un premier roman de l'auteur - La fin du monde a du retard - que j'avais beaucoup apprécié. J'avais envie de réitérer l'expérience avec un autre de ses romans, et j'ai trouvé ce petit livre lors d'un vide-grenier : c'était l'occasion.

    Toussaint Legoupil n'est pas le vrai fils de ses parents. Dans l'incapacité de procréer, ses parents ont dû adopter et se sont rendus dans un orphelinat chinois pour l'adopter. Il est le seul enfant adopté à être un chinois Noir. En cherchant à échapper à la possessivité de sa mère, il cherche aussi à rejoindre la Chine, pour comprendre le mystère de ses origines. On suit alors Toussaint durant son voyage et son séjour en Chine. 

    Les romans de J.M. Erre sont toujours absurdes. Ici, on a un jeune homme originaire de Chine, mais avec une peau Noire : mais d'où vient-il vraiment ? La situation est déjà assez compliqué, mais le récit de J.M. Erre rend la chose encore plus bizarre. À cette situation s'ajoute une mère extrêmement possessive, une petite-amie - qui n'en est pas vraiment une - fan de chauve-souris et totalement perchée et des péripéties qui s'enchaînent vivement et bizarrement. On ne peut pas faire plus loufoque que ça. 

    C'était une lecture yoyo pour moi : parfois j'accrochais à l'humour et parfois pas du tout. Parfois, j'accrochais au récit et parfois pas du tout. Il n'y a pas spécialement de logique dans la succession des évènements. On a bien des choses sensées qui se déroulent mais l'instant d'après, les personnages partent en vrille et l'aventure du héros n'a plus de sens. Pour que 5 pages plus tard, un semblant de logique reprenne le dessus.
    Je ne saurai pas dire si j'ai apprécié ma lecture ou pas. Il y a des choses qui m'ont plu : le fait de changer de narrateur, découvrir les entretiens avec le psy qui m'ont particulièrement fait sourire, les références littéraires ou cinématographiques ou encore la fin qui m'a laissée sans voix. J'ai bien reconnu le style de J.M. Erre et même si j'ai parfois roulé les yeux à certaines blagues, je dois reconnaître que j'adhère à son style décalé qu'on retrouve chez David Safier. J'ai peut-être moins apprécié ma lecture qu'avec La fin du monde a du retard à cause de l'intrigue et des personnages qui sont moins attachants. 

    Les adeptes du genre apprécieront sûrement ce roman contemporain qui sort des sentiers battus, comme si l'auteur se moquait de son propre genre et de son métier. Beaucoup d'autodérision et de vannes originales, c'est ce qui me convainc encore de continuer à lire J.M. Erre. 


Chapitre 3, page 89 :
"Toussaint hésita. Ça sentait le piège. En plus, il saignait du nez. Alors il ferma les yeux, avança une main et poussa une porte.
Une porte ? Mais laquelle cher lecteur ?
Si vous voulez que Toussaint aille au Paradis, rejoignez la page 92.
Si vous souhaitez que Toussaint visite le Purgatoire, c'est la page 91.
Si vous mourrez d'envie de jeter Toussaint en Enfer, voyez page 90."


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2 commentaires:

  1. Personnellement, je ne suis absolument pas intéressé. Cela risque d'être trop loufoque pour moi, trop déjanté. Je préfère donc passer mon chemin !

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    1. Tu fais bien. Si ce n'est pas ton style, il ne te plaira pas. J'espère présenter des lectures qui titilleront davantage ton intérêt ;)

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