mardi 26 mai 2015

La mécanique du coeur

Titre : La mécanique du cœur
Auteur : Mathias MALZIEU
Édition : Flammarion
Parution : 2007
Nombre de pages : 178
Synopsis : Edimbourg, 1874 : le jour le plus froid du monde. Lorsque Jack naît, son cœur gelé se brise immédiatement. La sage-femme la remplace par une horloge et le sauve. Depuis lors, il doit prendre soin d'en remonter chaque matin le mécanisme. Mais gare aux passions ! Le regard de braise d'une petite chanteuse andalouse va mettre le cœur de Jack à rude épreuve.






Note : 15/20

Avis personnel :
    Après le coup de coeur que j'avais eu pour Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, j'avais grandement envie de me lancer dans une autre histoire pleine de métaphores et de poésie écrite par ce cher Mathias Malzieu.
    Le début de l'histoire est très poétique : comme l'explique le synopsis, Jack se fait réparer son coeur brisé par la sage-femme et se retrouve avec une horloge à la place.  Il survit grâce à cela mais il est contraint de surveiller ses mécanismes de façon récurrente. Tous les plus grands sentiments, comme la colère, la joie et surtout l'amour provoquent en lui des brûlures intenses qui lui font mal. Sa mère adoptive, Madeleine lui explique qu'il ne peut pas tomber amoureux parce que la brûlure sera si forte qu'elle pourrait le tuer. 
    Dans son enfance, Jack rencontre Miss Acacia et tombe fou amoureux d'elle, au point d'aller à l'école afin de pouvoir la revoir. Là-bas, il apprend qu'elle est rentrée chez elle, en Andalousie. Arrivé à l'adolescence, il part à sa recherche. 
    Peut-être étais-je sous l'influence de l'adaptation cinématographique mais j'ai vraiment imaginé ces personnages comme des pantins articulés, comme des personnages aux têtes un peu bizarres mais avec une bouille sympathique - même Jack l'éventreur - et où il n'y a pas réellement de méchanceté. 
    Le moment le plus intense du roman, le plus poétique et le plus adorable, c'est peut-être quand il la retrouve. On retrouve à ce moment-là un affolement de son horloge intérieure et il m'a semblé que l'horloge n'était qu'une métaphore du sentiment amoureux. Le sentiment amoureux peut tuer, comme rendre euphorique, procurer de la chaleur comme faire mal. Madeleine n'avait pas tort en expliquant que l'amour peut tuer Jack, mais Mélies - un autre ami de Jack rencontré en chemin - explique aussi que cela peut lui procurer le plus grand bien pour son horloge. 
    La fin du livre m'a un peu déçue je dois le reconnaître, même si cela reste dans la logique des choses, qu'ainsi va la vie et que la poésie ne cesse pas malgré la tournure des évènements. Même si c'est une des histoires les plus mignonnes que j'ai eu à lire, quelque chose m'a déçue arrivée à la moitié : peut-être que le côté poétique disparaissait pour laisser place à une sous-intrigue et que j'ai moins accroché, je ne sais pas. 
    Je recommande à tous de lire ce petit bijou, pour petits et grands et je vais moi-même essayer de ne pas trop me faire avoir par ma propre mécanique du coeur.

Chapitre 1, page 16 : 
"L'horloge doit mesurer environ quatre centimètres sur huit, elle est tout en bois sauf le mécanisme, le cadran et les aiguilles. La finition est assez rustique, "du solide", pense le docteur tout haut. Le coucou, grand comme une phalange de mon petit doigt, est rouge aux yeux noirs. Son bec toujours ouvert lui donne un air d'oiseau mort.
- Tu auras bon cœur avec cette horloge ! Et ça ira très bien avec ta tête d'oiseau, dit Madeleine en s'adressant à moi.
Ça ne me plait pas trop cette histoire d'oiseau. En même temps, elle essaie de me sauver la vie, je ne vais pas chipoter"

12/18

2 commentaires:

  1. Je l'ai lu tellement vite que j'ai du mal à me souvenir de l'histoire, mais je me souviens que j'avais adoré! C'est mon premier Mathias Malzieu, j'en lirai d'autres pour comparer :)

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    1. J'avais lu aussi Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, et j'avais trouvé ça très beau et très poétique. :) (si jamais tu ne sais pas lequel commencer... :p)

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