jeudi 1 août 2019

À la place du coeur, saison 1

Titre : À la place du cœur, saison 1
Auteur : Arnaud Cathrine
Édition : Robert Laffont (Collection R)
Parution : 2016
Nombre de pages : 252
Synopsis : Six jours dans la peau de Caumes qui vit son premier amour.
Six jours de Janvier 2015 où la France bascule dans l'effroi.











Avis :
    J'ai demandé pendant longtemps l'intégrale de cette série de livre. Notamment à Noël. Heureusement, la bibliothèque municipale de ma ville est riche de livres et la trilogie en fait partie. J'ai emprunté les 2 premiers tomes... c'est une assez bonne surprise sans être un coup de cœur.

     Caumes est un adolescent tout ce qu'il y a de plus normal. Amoureux d'Esther, il voudrait savourer le moment, profiter de ses potes, de l'alcool... mais nous sommes le 6 janvier 2015 et le lendemain, la France bascule dans l'horreur. Des terroristes attaquent les locaux de Charlie Hebdo, les hommages fusent, la peur envahit la France. Caumes, lui, est partagé entre sa passion, ses envies et la peur. Cette semaine sera possiblement la plus éprouvante de toutes.

   
     Pour une fois, j'aimerai commencer par vous parler des personnages. En particulier de Caumes. Caumes est bien évidemment le personnages principal, celui qui apporte la touche de douceur dans un récit bien plombé par l'ambiance post-attentats. Caumes est l'un des personnages les plus touchants que j'ai découvert en littérature. Préoccupé par des soucis typiques des adolescents - la "première fois" à faire pas trop tard, les cuites entre amis, les devoirs chopés sur Wikipédia... - il se démarque des autres par sa sensibilité et sa grande clairvoyance par rapport à ce qui se passe autour de lui. Il a très peu de haine en lui, excepté pour l'injustice et le racisme que subit son ami Hakim, surtout après les attentats. Aussi respectueux envers Esther, au-delà de son envie de baiser, il lui témoigne beaucoup d'affection.

    Esther est une jeune fille douce et compréhensive, je dois avouer que Caumes a bien choisi. Physiquement, je l'imagine un peu comme une fille de riche orientée à gauche, genre naturelle mais en même temps très aisée. Je sais pas comment vous expliquer. Pas bobo mais presque, voyez ? Elle est toujours très concernée par les soucis de société, les injustices...
    Hakim est mon 2ème personnage préféré : très gentil, discret, c'est l'ami que tout le monde veut. Il entretient une relation amicale un peu ambigüe avec Caumes qui le considère comme un ami précieux.


     Nous suivons l'histoire à travers les yeux de Caumes : nous revivons les 3 jours qui ont chamboulé la France au point de modifier son état d'esprit pour toujours - mais ça, Caumes ne le sait pas encore. Le récit alterne de manière équitable entre la romance et les évènements de début 2015. On vit à travers ses yeux la cavale des terroristes, l'excès d'informations qui n'en sont pas mais parallèlement, il vit la passion, l'amour, observe la montée du racisme et la violence... J'ai trouvé ça parfaitement dosé.
    Bien sûr, c'est un récit qui touchera certains plus que d'autres, puisqu'on revit heure par heure les terribles évènements. C'était assez bizarre. Déroutant. J'ai ressenti les mêmes émotions que lorsque j'ai appris la nouvelle. Je ne m'y attendais pas.
    La lecture est fluide, on alterne des passages légers et une ambiance assez lourde. Le livre se lit rapidement mais j'ai eu bien du mal à replonger dans le livre tout en sachant que ça ne serait pas rose.

    En conclusion, c'était une assez bonne lecture. Je ne l'ai pas appréciée comme je le pensais mais ce n'est pas une déception non plus. Le personnage de Caumes est vraiment LE point fort du roman et il rend la lecture plus légère. Replonger dans ces souvenirs reste douloureux mais on trouve un peu de quiétude dans la vision du personnage principal. Il en faudra, de la quiétude, pour lire le deuxième tome, qui prend place en Novembre 2015...



Page 42-43 : 
"Kévin lui lance un regard complice et c'est reparti pour les petits hoquets veules. Des hyènes, juste des hyènes. Hakim, lui, mate ses chaussures.
Voici donc, présentée dans toute sa splendeur, l'espèce masculine : incapable d'admettre qu'ils m'envient cette scène avec Esther (qu'ils ont très probablement suivie seconde par seconde dans l'obscurité du stade) et choisissant la raillerie pour mieux camoufler leur jalousie."


Lu dans le cadre du Défi Lecture 2019
10/100

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